Deuxième Partie 

LES SYSTEMES DES MYSTERES DU MONDE

 

 

Chapitre 6

Une aurore de pierres sur Proserpine

 

Avant notre « brève histoire d'éther », nous en étions restés à la naissance du proto-Soleil. Maintenant que les systèmes des mystères de l'univers sont dévoilés, ou du moins ce qu'il m'est possible d'en exprimer, je peux passer aux mystères du monde qui obéissent aux mêmes lois à leur échelle ; la brève histoire d'éther ayant expliqué pourquoi. Le monde en question, c'est notre système solaire, la plupart du temps ; et quelques rares incursions dans les systèmes solaires voisins. Je vais bien sûr en dévoiler les mystères puisque nous y habitons. Mais comme je l'ai dit, il ne faudra pas oublier qu'il y a des milliards d'autres systèmes solaires dans notre seule galaxie ; qui elle-même, existe à des milliards d'exemplaires tous différents les uns des autres ! Comme les êtres humains d'une planète évoluée. Retour à la case départ.

Voilà donc notre nébuleuse proto-solaire qui n'est pas encore notre Soleil, mais une sorte de nuage beaucoup plus dilué, prenant peu à peu la forme d'une mini galaxie elliptique, puis lenticulaire. Là va s'arrêter la ressemblance entre mon récit et l'astrophysique officielle qui enseigne que cette nébuleuse proto-solaire a donné relativement rapidement notre système solaire tel qu'il est dans ses grandes lignes, pour tourner ensuite sans incident majeur pendant 4,6 milliards d'années. Je pense personnellement, avec quelques inconnus disséminés sur toute la Terre, que cette nébuleuse proto-solaire n'a donné que le Soleil en se condensant. Toutes les étoiles n'ont d'ailleurs pas ce cortège de planètes dès le départ, certaines n'ont que quelques grosses planètes genre Jupiter qui tournent plus près:

(32 : Cette phrase écrite en 1993 et déposée en juin 1994 avec la première version était prophétique puisque de décembre 1995 à 1997, les cinq premières exoplanètes ont été découvertes autour d'autres étoiles proches. Trois répondent au signalement de la phrase en question.) N.B: en 2013 on en est à plusieurs centaines, et la barre des 2000 a été passée dans l'été 2016!)

 les autres ne sont pas encore nées et ces systèmes planétaires apparaissent donc progressivement au cours de la vie d'une étoile. Les planètes sont donc les « enfants » de l'étoile, de même que les satellites sont les enfants des planètes ; enfants naturels, adoptifs (débris capturés) voire adultérins (ayant été faits par une autre planète). Mais n'allons pas trop vite et commençons par ce commencement-là.

Notre Soleil est donc né. Plus gros et moins dense, avec un rendement énergétique moins bon qu'aujourd'hui. Globalement, il rayonnait moins d'énergie parce qu'il contenait un petit pourcentage d'éléments lourds au-delà du fer nucléo-synthétisé lors de sa sortie explosive du trou blanc qui lui a donné naissance sous forme de nuage proto-solaire. Ces éléments lourds l'empêchent de bien fonctionner en tant que Soleil, dès que la condensation a atteint un certain seuil. Les mémoires de ces éléments lourds en maintiennent la cohésion, empêchant leur fission : ils ont en mémoire des informations remontant au système solaire précédent, qui doivent passer dans le suivant (le nôtre). Ces éléments lourds vont donc se faire expulser du Soleil et former une première planète. Le tourbillon éthérique du Soleil va passer à travers ces éléments lourds, dès leur éjection du Soleil, les structurant selon ses lignes de forces. Et c'est la pression de cet éther qui va donner la forme sphérique à la première planète comme aux suivantes. Une fois cette forme sphérique obtenue, la circulation de l'éther autour de la planète formera son propre tourbillon éthérique qui, contribuant à entraîner la planète dans sa rotation sur elle même permettra le maintien d'une atmosphère. Mais nous n'en sommes pas encore là. Je vais plutôt commencer par donner un nom à cette première planète qui s'achemine petit à petit vers sa forme sphérique. Je vais l'appeler Proserpine, nom romain de la déesse grecque de la vengeance. En effet, si cette première planète n'existe plus que sous forme de débris, un des plus gros est connu sous le nom de Pluton qui, astrologiquement, est sous le rayon... aux deux sens du terme, de la destruction (le plutonium...). Mais à cette époque, Proserpine n'est pas encore en mille morceaux éparpillés aux confins du Système Solaire. Au contraire, elle est toute proche du Soleil. Ejectée comme par une explosion locale dans l'intérieur du Soleil, elle en a été projetée à quelque 70 millions de Km. Cette projection s'étant faite sur une trajectoire moins courbe qu'une orbite, elle va, au bout d'un demi tour, revenir vers le Soleil jusque vers 30 millions de Km. Ces deux distances vont devenir les deux points extrêmes de son orbite : c'est-à-dire son aphélie et son périhélie (retenez bien le sens de ces 2 mots, vous allez les lire 500 fois dans le bouquin). Bientôt, le tourbillon éthérique solaire va avoir tendance à circulariser cette orbite (voir note 30 dans le chapitre précédent) exactement comme un bout de bois lancé latéralement dans un bassin dont on fait tourner l'eau avec un bâton, se met à tourner dans le sens du tourbillon en flottant. Mais cette circularisation de l'orbite de Proserpine ne va pas se faire n'importe comment. En effet, sur cette orbite très excentrique (30 à 70 millions de Km du Soleil), elle tourne autour du Soleil en deux mois environ. Or l'orbite synchrone (voir note 30) d'un satellite du Soleil (on dira donc « héliosynchrone ») serait au maximum d'un mois, soit à une distance encore plus proche.

(33 : En supposant que la rotation du Soleil sur lui-même ait été la même qu'aujourd'hui, ce qui est loin d'être certain : elle était vraisemblablement plus rapide, rendant donc plus proche la distance de l'orbite héliosynchrone, et donc plus rapide l'éloignement de Proserpine, que celui de Mercure actuellement.)

 Etant au-delà son orbite héliosynchrone, Proserpine va donc s'éloigner du Soleil. La circularisation de son orbite va par conséquent se faire sur l'aphélie. Elle va donc tourner entre 40/70, puis 50/70, 60/70, pour se stabiliser sur une orbite quasiment circulaire ayant à peine 1 million de km d'excentricité. Ces deux étapes sont actuellement bien représentées par Mercure et Vénus. Mercure est en effet très excentrique (45,9 à 69,7 millions de Km), alors que Vénus tourne presque rond (entre 107,4 et 109 millions de Km) ;

(34 : Une « coïncidence » qui n'est pas un hasard montre que Mercure était plus proche autrefois. En effet, Mercure tourne autour du Soleil entre 45,9 et 69,7 millions de Km, en 88 jours. Et elle tourne sur elle-même en 59 jours. Or, si l'on calcule le temps que mettrait Mercure à boucler un tour sur une orbite circulaire à la distance du périhélie (45,9 millions de Km), on trouve exactement 59 jours I Cette « coïncidence » révèle beaucoup de choses à condition de comprendre les deux causes de la rotation des planètes sur elles-mêmes. Il y eut en effet, à diverses époques, des planètes qui montraient toujours la même face au Soleil : c'est que, outre leur présence dans la zone centrale proche du Soleil, leur propre tourbillon éthérique fut trop faible pour leur donner une rotation personnelle ; elles se laissèrent entraîner par le tourbillon Solaire. Arrivées assez loin du Soleil, (120 millions de Km) et entre temps leurs tourbillons éthériques s'étant constitués, elles entrèrent en rotation rapide (9 à 25 heures). La rotation en 59 jours de Mercure indique donc bien que cette planète tournait en 59 jours autour du Soleil dans un passé assez proche, puisque cette vitesse qui ne correspond plus à la révolution actuelle (88 jours) a été conservée contre l'entraînement du tourbillon Solaire. Mercure a donc récemment subi les effets d'une collision ou d'une captation qui a croisé son ancienne orbite, qui s'est donc excentrée jusqu'à une valeur voisine de l'actuelle.)

  Cette circularisation automatique avec le temps s'observe aussi avec les satellites artificiels (note 30 du chapitre précédent -5-). Mais ne nous éloignons pas trop de Proserpine qui, après s'être provisoirement stabilisée vers 70 millions de Km autour du Soleil, va s'en éloigner à nouveau rapidement. En effet, pendant tout ce temps, les éléments les plus lourds et les plus radioactifs avaient migré au centre de la planète. Cette radioactivité a fini par dégager une telle chaleur que la croûte encore chaude de Proserpine va céder au point le plus chaud, là où la croûte a le moins refroidi. Ce point est toujours le même puisqu'il ne bouge pas, la planète montra toujours la même face au Soleil : Il est celui d'où le Soleil paraît au zénith depuis le sol de la planète. Et ce point a une importance capitale dans la suite des événements. En effet, quand un morceau de croûte va sauter à cet endroit sous l'effet de la chaleur souterraine, un gigantesque volcan va se former, le premier dans l'histoire de notre système solaire. Il va vomir à grande vitesse, dans la direction du Soleil, en permanence puisque la planète est bien stabilisée en rotation rigoureusement héliosynchrone. Ce sera la plus puissante éruption de toute l'histoire du Système Solaire, et aussi la plus longue : pendant plusieurs siècles, cette poussée opposée au Soleil va donner une impulsion à la planète qui va l'éloigner lentement du Soleil. L'élan donné permettra à cet éloignement de se poursuivre après l'arrêt de l'éruption. Quand l'éloignement devint quasiment nul, Proserpine se trouva sur une orbite peu excentrique située vers 120 millions de Km. Et c'est là que la première forme de vie apparut.

Ou tout au moins une vie qui aurait été perceptible à nos sens si l'on avait pu y voir. Car à un autre degré, tout vit. Une gigantesque protubérance solaire qui lance une bouffée de radiations (fig. 4)

 

 

vers la Terre possède sa partie supralumineuse qui est information. L'astéroïde qui mit fin à l'ère déjà déclinante des dinosaures était « poussé » par des électrons d'ex-dinosaures qui le guidaient (35 : Mon premier livre pp. 174, 175, 181). La partie supralumineuse du Soleil pense d'une certaine façon et anime donc la partie visible. Mais si ces corps célestes sont vie, ils n'abritent pas une autre forme de vie que la leur. Par « vie sur une planète », nous entendons communément une vie qui est autre que la planète proprement dite, et qui est donc perceptible à nos sens. Quand je parlerai d'une planète morte, je sous-entendrai donc « qui n'abrite pas de vie à sa surface », tout en sachant très bien qu'elle est quand même vivante à un autre degré plus subtil. Proserpine était donc vivante depuis sa naissance, mais au sens que nous donnons communément à la vie, cette vie apparut quand Proserpine fut stabilisée vers 120 millions de Km autour du Soleil, d'où elle s'éloignerait ensuite très lentement.

Cette vie concerna le minéral. Elle se manifestait par exemple sous la forme extérieure suivante : un gros rocher (radioactif comme la plupart sur cette planète), se désagrégeait assez rapidement en graviers puis en poussière, mais ces graviers et grains de poussière s'étalaient moins vite que s'ils se laissaient tomber, ils tombaient « au ralenti » ; avant de s'étaler en des formes anti-hasardeuses qui manifestaient une intelligence. On aurait pu dire que cette dégradation était animée d'une conscience globale. Petit à petit, ces grains de poussière devinrent des molécules auto-duplicatives, c'est-à-dire qui conservèrent d'abord leurs propriétés initiales tout en se fragmentant de plus en plus ; puis, elles parvinrent à communiquer leurs propriétés aux nouveaux fragments et à des matériaux différents. A ce stade, ces molécules étaient devenues mi-minérales mi-végétales. L'aurore de pierres prenait donc fin, et l'évolution allait s'arrêter là sur Proserpine qui, pendant tout ce temps, s'était lentement mais inexorablement éloignée du Soleil. Depuis la solidification du dôme de son unique volcan, la pression avait recommencé d'augmenter sous la croûte de Proserpine, tant ses matériaux internes étaient chargés de la radioactivité primordiale héritée de l'explosion gigantesque qui avait accompagné la formation du nuage proto-solaire. Et entre temps, Proserpine était entrée en rotation rapide, peu après sa stabilisation à l'entrée de la zone de vie. En effet, j'ai évoqué que l'entrée de la zone de vie coïncide à peu près avec une rupture de constance de vitesse angulaire (Fig 12...texte illisible en l'état car trop large donc en 2 parties  à découper et recoller mais je l'ai mise sur la page des chapitres 11 à 15 pour la forme du tourbillon)

 C'est cette rupture qui engendre une rotation différencielle du tourbillon éthérique Solaire entre la face jour et face nuit, et par conséquent une rotation sur elle-même d'ordre quotidien, de la planète qui s'éloigne au-delà de cette limite critique de 115-120 millions de Km du Soleil. C'est donc ce qu'il arriva à Proserpine, comme plus tard à toutes les planètes qui franchirent ce seuil deux exceptions près. Par contre, la sortie de la zone de vie fut différente pour Proserpine de ce qu'elle sera pour les planètes suivantes. En effet, Proserpine est la première planète, donc il n'y en a pas de plus lointaines : l'anneau d'entraînement  du Système Solaire est donc juste derrière, à l'extérieur de la zone de vie.(Fig.l2  page des chapitres 11 à 15)

Une fois sortie de la zone de vie, Proserpine va rentrer dans cet anneau d'entraînement, dans la zone motrice du petit système solaire de l'époque. Une fois au milieu de cette zone, Proserpine va éclater en une multitude d'astéroïdes. Si à cette époque, ils orbitaient entre 50 et 300 millions de Km sur des orbites très excentrées par l'explosion, ils se sont tellement éloignés depuis, que ceux qui existent encore, orbitent maintenant entre Jupiter, et l'héliopause vers 15 milliards de Km. Dix-neuf ont été découverts à ce jour, et ont un nom. Les deux premiers ne sont autres que la planète Pluton et son satellite Charon. Les dix sept autres morceaux ont encore leurs noms astronomiques provisoires, car leurs découvertes sont récentes : 1992 QB1. 1993 FW, 1993 RO, 1993 RP, 1993 SB, 1993 SC etc.., le dernier de la série (début 1995) étant 1994 TG2, qui orbite en ce moment plus loin que Pluton, vers 6,3 milliards de Km. Comme ses 16 petits frères, il mesure 100 à 200 km de diamètre, et fait partie, avec tous ceux qui seront découverts dans les années à venir et jamais, de la fameuse « ceinture de Kuiper ». L'astronome néerlandais Gérard Kuiper avait eu l'intuition (absolument invérifiable en 1951) qu'une seconde ceinture d'astéroïdes se trouvait au-delà de Pluton. Depuis 3 ans qu'elle commence à être découverte peu à peu, il apparaît que ces astéroïdes suivent des orbites très excentriques et inclinées, comme celle de Pluton. Et comme le sous-titre (36 : « Ciel et Espace de Mai » 1994 pp.28) « la planète X perd toute réalité » ; Pluton, elle, gagne une vraie famille ; cette famille, c'est d'après moi les restes de Proserpine éclatée et seulement les restes car la plupart des gros morceaux entrèrent plus tard collision avec les jeunes planètes suivantes : Neptune, puis Uranus, puis Saturne et enfin Jupiter. Nous verrons dans quelles circonstances dans les chapitre concernant ces planètes. En attendant, on voit déjà que cette « ceinture de Kuiper » illustre bien la zone 3 (fig. 12 page des chapitres 11 à 15) dans laquelle le sens du tourbillon éthérique Solaire s'inverse par endroits pour se fondre, s'égaliser dans le tourbillon éthérique du groupe d'étoiles locales, voire du tourbillon Galactique. Quant aux deux plus gros morceaux survivants, Pluton et Charon, que je classe personnellement dans « ceinture de Kuiper » puisqu'ils ont la même origine, ils sont destinés à long terme à tourner en sens inverse : l'inclinaison de 17° du plan de leurs orbites est le début d'un basculement de 180°. A l'issue de ce demi-tour, le couple Pluton-Charon aura automatiquement changé son sens de révolution par rapport aux autres planètes. (Prenez un crayon, pointe en haut ; faites-le tourner tout en l'inclinant de plus en plus jusqu'à lui faire faire un demi-tour à l'issue duquel il aura la pointe en bas ; le sens de rotation sera l'inverse de celui de départ, par rapport à vous, sans que vous ayez pourtant arrêté de tourner ni changé de sens.) Il n'y aurait donc rien d'étonnant que l'astronomie future découvre que des astéroïdes parmi les plus lointains tournent en sens inverse, ou sur des orbites inclinées dans tous les sens (37 : Eté 1996 : aux dernières nouvelles, ces « morceaux » seraient une trentaine. Mise à jour 2013, plusieurs centaines, c'est donc bien une seconde vraie ceinture d'astéroïdes) preuve de la « dislocation » du tourbillon éthérique aux confins du Système Solaire, où le tourbillon du groupe d'étoiles locales, voire le tourbillon Galactique domine peu à peu sur celui de notre système solaire. Outre l'expérience du baquet d'eau déjà citée, je rappelle que ce phénomène est observable aux niveaux galactiques et atomiques. Nous voilà : avec Pluton et Cie, bien loin, au sens propre, de Proserpine qui se trouvait 40 fois plus près du Soleil ! Que s'était-il passé pendant tout ce temps ?

 Eh bien, la vie sur toutes les autres planètes et bien d'autres péripéties. Déjà, alors que l'aurore de pierres naissait sur Proserpine, une autre planète était sortie du Soleil. C'était celle du chapitre suivant.

 N.B : En 2010, nous en sommes à environ 200 gros astéroïdes découverts. La « ceinture de Kuiper » est donc bien une ceinture d’astéroïdes aussi importante que la première.

 

Chapitre 7

Une aube d'eau lourde sur Neptune 

 

Une génération n'attend pas d'être près de sa mort pour engendrer la suivante. Il en est un peu de même des planètes. Certes, il n'y a toujours qu'une seule planète à la fois dans la « zone de vie » comprise entre 120 et 175 millions de Km du Soleil. Quand l'une y entre, l'autre en sort. Mais avant et après cette zone de vie, les planètes ont d'autres rôles à jouer dans l'économie du Système Solaire. Et avant de rentrer dans la zone de vie, il faut qu'elles se transforment suffisamment pour pouvoir abriter cette vie en question.

C'est ainsi que Neptune était déjà sortie du Soleil, alors que l'aurore de pierres naissait sur Proserpine. Elle en était sortie pour les mêmes raisons : épurer le Soleil des éléments trop lourds qui gênaient son fonctionnement : éléments dont certains venaient d'avant le Soleil comme je l'ai déjà expliqué mais dont la majorité venait d'une nucléosynthèse effectuée dans le Soleil, au début de sa vie. Ces éléments sont un peu la production de ses « déchets », et il les expulse périodiquement, ce qui fournit la matière formant les planètes. D'ailleurs, même actuellement, le Soleil contient encore entre 0,1 et 1 % (selon les estimations) d'éléments plus lourds que ceux nécessaires à son fonctionnement. Même en prenant le plus petit chiffre, cela fait encore de quoi fabriquer plusieurs grosses planètes. Mais n'anticipons pas et restons sur cette seconde planète encore brûlante et déserte qui orbite tout près du Soleil dont elle vient d'être éjectée. Vous connaissez son nom : c'est Neptune. Mais elle s'est bien transformée depuis, car à cette époque, elle était très tellurique et très radioactive, un peu moins que Proserpine au même âge, toutefois. Mesurant environ 15 000 km de diamètre, plus que Proserpine encore entière et « habitée », Neptune est pour l'instant déserte et entourée d'une mince atmosphère d'hydrogène et d'hélium gazeux ; reste de son expulsion récente du Soleil. Comme toute planète peu après l'expulsion, son orbite est très excentrique pour des raisons déjà vues. Puis avec le temps, Neptune va circulariser son orbite sur son aphélie, ce qui va considérablement l'éloigner du Soleil. Entre temps, Proserpine arrive près de sa fin explosive qui va survenir alors même que la vie mi-minérale mi-végétale aurait pu s'y poursuivre encore quelque temps. Peu après son explosion, un gros morceau de Proserpine devenu astéroïde va commencer à orbiter sur une orbite très excentrique, projeté par l'explosion. Arrivé à son périhélie vers 25 millions de Km, il va revenir vers son aphélie, repassant vers l'orbite de l'explosion. Mais ce gros morceau n'y arrivera pas, car il va rencontrer Neptune en croisant son orbite. Cette collision ayant lieu au « retour », il va heurter Neptune du côté du Soleil, et c'est important car Neptune va être déviée en sens inverse, elle va s'éloigner considérablement du Soleil et entrer dans la zone de vie à son aphélie, vers 120 millions de Km. Ce morceau de Proserpine était suffisamment gros, dans les 2 000 km de diamètre, et radioactif par surcroît vu sa provenance, pour que l'explosion puisse indirectement être à l'origine du premier océan de notre système solaire. En effet, l'oxygène est l'élément N° 1 des planètes telluriques (48 % pour la Terre, 42 % pour la Lune. L'hydrogène atomique rentre aussi dans la composition des roches en fusion de l'intérieur de ces planètes, ce qui est logique vu leur provenance. Une explosion qui va remuer le sous-sol d'une planète à plusieurs centaines ou milliers de Km de profondeur, engendre un dégazage d'oxygène et d'hydrogène des roches en fusion, ce qui va entraîner la formation d'eau, si certaines autres conditions sont réunies. Ce fut le cas sur la Neptune tellurique de cette époque, quand le planétoïde issu de l'éclatement de Proserpine la percuta. La première grande collision de l'histoire de notre système solaire permit donc au ciel chargé qui succéda à l'explosion de pleuvoir tous les océans neptuniens qui recouvrirent  la planète sans laisser émerger le moindre petit bout de terre. Et ces océans avaient une particularité qui illustre bien l'évolution des éléments et composés chimiques, bref de la matière, en trois étapes que j'ai déjà décrites. L'eau de océans n'était pas la même que l'actuelle. C'était de l'eau dite « lourde!" c'est-à-dire formée avec du deutérium. Le deutérium est un isotope de l'hydrogène dont le poids atomique est de 2 au lieu de 1. Actuellement, cette eau lourde est mélangée à dose infinitésimale (1 litre pour 6 000) dans l'eau ordinaire, vestige du passé de cette dernière. Mais les océans neptuniens qui se formèrent quand Neptune entra dans la zone de vie étaient entièrement composés d'eau lourde. Ce qui impliquait que les créatures qui allaient y vivre, auraient un métabolisme assez différent de ce qui existe à notre époque... Mais comment cette vie est-elle apparue ? Les océans venaient de recouvrir toute la surface de Neptune. A première vue, rien de plus simple puisque l'on dit depuis Darwin et même avant, que la vie est apparue dans les océans. Même avec des océans d'eau lourde, vous vous dites que cela pourrait encore fonctionner. Et bien non. Le mythe a vécu. Dans un livre aussi intéressant qu'ardu, Antoine Danchin (38) entend démontrer que la vie est apparue sur Terre à la surface des pierres, poussières argileuses humides et autres complexes métalliques.

 

 (38) : Une aurore de pierres aux origines de la vie, éd. du Seuil, 1990, par A. Dauchin. L’auteur démontre que les mécanismes qui auraient créé l'hypothétique « soupe pré - biotique » l'auraient en même temps empoisonnée. Il démontre ensuite que « la chimie des surfaces, à la différence des solutions, favorise à la fois la sélection d'un petit nombre d'espèces de molécules, leur inter - conversion (leur métabolisme) et leur reproduction. L'apparition d'une famille de polymères particuliers, les ARN, permet aux premiers ensembles de se séparer de la pierre ». L'ensemble est très ardu à lire pour le lecteur qui n'est pas familiarisé à la fois avec la génétique moléculaire et avec la biochimie. Le livre est d'ailleurs présenté avec deux niveaux de lecture : les démonstrations très compliquées sont séparées du texteprincipal pour pouvoir éventuellement les sauter sans perdre le fil de l'histoire. A. Danchin est chercheur au CNRS, et dirige une unité de recherche à l'Institut Pasteur. Il est conseiller de la revue La Recherche. (N.B 2014, 24 ans ont passé, il est peut-être à la retraite! Ah le temps, la dimension maudite de l'universCoolConfus)

 

 

 

Il n'est d'ailleurs pas le seul et son livre résume bien l'état des recherches sur cette question. Mes propres recherches, faute de mieux, dans la mémoire universelle, me montrent que cette version de l'apparition de la vie est beaucoup plus proche de ce qu'il est possible d'y voir, que la version océanique. Mais là encore, l'égrégore de l'apparition de la vie en milieu aquatique est plus fort que la logique individuelle. Les scientifiques font de la transubjectivité, c'est-à-dire qu'ils livrent au public le compromis qui recueille le plus de suffrages. D'où le silence médiatique sur cette version de l'origine de la vie Terrestre ; bien qu'elle soit accréditée par des scientifiques patentés et reconnus. En ce qui concerne mes investigations personnelles, c'est sur Proserpine qu'a eu lieu, pour la première fois dans le Système Solaire, une apparition de la vie sur le minéral. Cette apparition de la vie sur le minéral se répétera sur toutes les planètes avec des variantes et des évolutions. Mais sur Neptune? Comment allait-elle se faire puisque toute la surface de Neptune était noyée sous plusieurs kilomètres d'eau lourde ? N'oublions pas le morceau de Proserpine, devenu astéroïde, qui fut à l'origine indirecte du remplissage des océans neptuniens. A une extrémité de ce planétoïde, il y avait certes des roches radioactives provenant de 2 000 km sous la surface de Proserpine, qui était grosse comme la Terre avant son éclatement. Mais à l'autre extrémité il y avait un morceau de plusieurs centaines de Km2 de l'ex-surface de Proserpine... avec la vie minérale qui existait dessus. Ces molécules auto-duplicatives n'avaient pas les exigences d'une vie complexe comme la nôtre, et l'éclatement était de plus tout récent. Capables de résister à une forte radioactivité, à une longue période dans une atmosphère réduite à l'état de traces, à des températures de -120° à +150°, elles allaient arriver intactes sur Neptune après un voyage de presque un an dans l'espace. (Rien d'extraordinaire quand on sait que les astronautes d'Apollo 12 ont trouvé des staphylocoques dans la sonde Surveyor à côté de laquelle ils avaient aluni en novembre 1969 ; ce Surveyor était abandonné sur la Lune depuis environ trois ans.) Mais la plupart furent dissociées et détruites lors de l'impact du planétoïde sur Neptune. Et comme le hasard découle de la seule vue infralumineuse des phénomènes, il est logique que « par hasard », quelques-unes de ces molécules auto-duplicatives aient résisté par « miracle » pour se retrouver intactes à un endroit peu profond de l'océan neptunien. Et c'est ces quelques molécules venues de Proserpine qui ensemencèrent l'unique océan neptunien. Elles n'auraient pas pu se développer dedans : les réactions chimiques qui les auraient créées les auraient en même temps empoisonnées. Mais comme elles avaient été créées au sec sur des minéraux, elles purent continuer à exister ailleurs grâce à la forte radioactivité associée à l'impact et à la formation de l'océan neptunien qui allait permettre -via les mutations qu'elle autorisa- leur adaptation rapide à la vie aquatique, puis leur multiplication. Pendant tout le passage de Neptune dans la zone de vie, au fur et à mesure qu'elle passait de 120 à 180 millions de Km du Soleil, ces molécules autoduplicatives  évoluèrent  lentement jusqu'à  devenir  des  cellules.

Des unicellulaires mi-minéraux mi-végétaux apparurent qui contenaient 99% d'eau... lourde, comme celle de l'unique océan. Et pourtant, le 1 % d'organique suffisait à les différencier de cet océan, à leur donner une forme, un métabolisme... Vers la fin de la vie de Neptune, alors qu'elle était déjà un peu plus froide suite à son éloignement jusqu'à 170 millions de Km du Soleil, les unicellulaires étaient devenus mi-végétaux mi-animaux, le passage à ce dernier stade ayant été déclenché par l'entrée en rotation rapide de Neptune, bien tardivement dans sa vie pour des raisons que nous retrouverons lors de l'histoire d'Uranus. C'est à partir de là par contre, que l'évolution se trouva bloquée. Un autre morceau de Proserpine qui avait souvent frôlé Neptune depuis qu'elle abritait la vie, percuta alors Neptune qui connut sa seconde collision avec un planétoïde. Le but de la manoeuvre était de former un continent par sa propre masse qui se serait étalée dans l'océan neptunien, émergeant donc de l'eau. La vie pourrait repartir autrement. Mais le choc fut trop violent et entraîna une telle excentration de l'orbite de Neptune, que son atmosphère se dépressurisa de plus de la moitié(39).

 (39 : J'avais déjà établi le lien entre la pression d'une atmosphère et la distance de sa planète au Soleil : Terre (1 bar) placée entre Mars (cent fois moins) et Vénus (cent fois plus). Je préciserai maintenant, que les degrés et vitesses de dépressurisation des atmosphères des planètes telluriques au fur et à mesure qu'elles s'éloignent du Soleil sont déterminés par l'individualisation de leurs tourbillons éthériques du tourbillon solaire. Une planète proche du Soleil qui lui montre toujours presque la même face ne peut pas retenir une atmosphère, faute de tourbillon personnel sur Mercure. Inversement, une planète au tourbillon très individualisé, comme la Terre, peut retenir longtemps la même atmosphère alors que la pression éthérique baisse dans le tourbillon solaire au même niveau. Mais une fois atteinte une lointaine différence critique entre les deux pressions (solaire et planétaire) la dépressurisation partielle ou presque totale peut s'effectuer en six mois. Vénus est actuellement à l'exact opposé de cette dernière situation, puisque son atmosphère est très pressurisée, donc toute jeune, annonçant l'entrée « prochaine » de Vénus dans la zone de vie et sa mise en rotation.)

Projetée à 200 millions de Km à l'aphélie et 180 au périhélie, Neptune ne reçut plus assez de chaleur : la dépressurisation de son atmosphère accentua les écarts entre nuits et jours. Froide avec son atmosphère en fuite, Neptune cessa d'abriter la vie. Mais ce choc, trop violent du point de vue extérieur, était en fait une combine évolutive. Il resta en mémoire pour faire mieux sur une prochaine planète comme nous le verrons. L'évolution de la vie sur Proserpine et Neptune avait consisté à expérimenter l'eau (lourde) comme milieu porteur de la vie, après avoir fait apparaître celle-ci sur des surfaces minérales. Le stade de la vie unicellulaire presque animale avait été atteint à la fin de la vie neptunienne. Les animaux terrestres qui contiennent beaucoup plus d'eau que les autres, jusqu'à 99 % comme les méduses et certaines bactéries, sont les représentants actuels du stade d'évolution atteint sur Neptune, et plus précisément de sa « densification », car le stade des pluricellulaires n'eut pas le temps d'apparaitre sur Neptune. Cela ne veut pas dire que ces méduses et autres sont des rescapées de l'évolution neptunienne, mais des formes « version Terre » de l'évolution neptunienne dont elles ont conservé la mémoire qui est passée dans la Terre via les astéroïdes qui sont tombés dessus, et qui sont les restes des planètes de chaque circuit, (le circuit des planètes telluriques actuelles et celui des planétes géantes actuelles qui étaient telluriques à leurs débuts. Il peut paraître étrange de présenter Neptune comme tellurique à ses débuts. J'expliquerai au chapitre 11 comment les anciennes planètes telluriques sont devenues géantes alors que nouvelles planètes telluriques apparaissaient : celles que l'on connaît.) Revenons donc aux échanges-mémoire d'une planète à une autre via un astéroïde issu d'une des  deux planètes. C'est par ce même procédé que des échanges-mémoires ont pu avoir lieu assez souvent dans le Système Solaire, pour permettre à l'évolution de se manifester d'une façon continue -temporellement et qualitativement- sur toutes planètes, au fur et à mesure qu'elles passaient les unes après les autres dans la zone de vie. Mais pour qu'une planète puisse profiter de l'évolution des précédentes sans repartir chaque fois à zéro, il fallait qu'une récapitulation « version nouvelle planète » de l'évolution de la ou des précédentes, puisse se faire via les échanges-mémoires en question. C'est pourquoi, d'une part, les « sauts évolutifs » se font en général après un échange-mémoire qui passe par une collision dans la majorité des cas. L'utilité évolutive de ces collisions est évidente. C'est pourquoi, d'autre part, même la vie sur Terre récapitula toutes les vies de Proserpine, Neptune, Uranus etc. Mais autant la récapitulation de Proserpine fut très courte, (avant l'océan primitif), celle de Neptune un peu moins courte (tout l'océan primitif sans la moindre terre), quand nous en arrivons à la dernière récapitulation, celle de Mars, elle fut longue : jusqu'à la fin de ce que l'on nomme la préhistoire !..à tort pour les 25000 dernières années au moins. Quoiqu'il en soit, il n'y a donc pas tellement longtemps que l'évolution proprement terrestre a commencé... Et le plan apparemment très cohérent qui y a conduit peut mieux se comprendre dans toute sa sagesse quand on devine toutes les préparations qui y ont concouru.

Proserpine et Neptune ont fait partie de ces préparations. Mais maintenant que Neptune venait de quitter la zone de vie, que se passait-il plus près du Soleil ? La planète du prochain chapitre était sur le point d'entrer dans la zone de vie.

 

Chapitre 8

C'était Uranus!.


...Dans la zone de vie

 

...fort différente d'aujourd'hui. Et alors qu'elle entrait dans la zone de vie, une autre planète orbitait tout près du Soleil dont elle venait de sortir pour les mêmes raisons que les trois premières. Cette nouvelle planète tournait sur une orbite très excentrique, comme toute planète qui vient de naître, contrairement à Uranus qui avait eu le temps de circulariser son orbite avant de rentrer dans la zone de vie. La nouvelle planète excentrique était Saturne, tout aussi différente de l'actuelle que l'était Uranus dont je vais vous conter l'histoire dans ce chapitre. Nous irons sur Saturne dans le suivant.

A l'entrée de la zone de vie, Uranus avait une atmosphère d'hydrogène et d'hélium, encore plus mince que celle de Neptune au même âge, qui était un reste de sa sortie du Soleil. C'est sous cette mince atmosphère que la vie apparut sur la surface minérale d'Uranus qui ne comportait pas le moindre océan. Le début de l'histoire est le même que sur Neptune, mais en plus rapide et en plus perfectionné puisqu'il s'agit d'un « remake » de Neptune, indispensable avant de pouvoir faire du neuf. Une fois la vie minérale bien installée, l'océan se forma selon le même processus : un planétoïde issu de la ceinture de Kuiper née de l'éclatement de Proserpine entra en collision avec Uranus, entraînant la formation d'eau par dégazage puis combinaison d'oxygène des roches et d'hydrogène des matériaux en fusion de la masse interne d'Uranus. Remake également des unicellulaires neptuniens, en « version uranussienne », c'est-à-dire plus perfectionnés. Et voici atteint le stade évolutif où la vie s'était terminée sur Neptune. Mais comme ce niveau a été atteint vers la mi-vie d'Uranus, en deux fois moins de temps,

il va rester l'autre moitié de la vie d'Uranus pour faire du neuf. Et ce neuf va consister d'abord à franchir le saut évolutif qui n'avait pas pu être franchi sur Neptune car la planète allait bientôt sortir de la zone de vie, avec son évolution bloquée.

Nous avions vu que Proserpine était rentrée en rotation rapide sur elle-même quand elle atteignit la distance à partir de laquelle une rotation différentielle provoque cette rotation : 120 millions de Km du Soleil. Avant, elle tourne toujours la même face au Soleil. Il y avait des raisons à cette entrée en rotation rapide (9 heures). Par contre, il ne fut d'aucune utilité pour Neptune d'entrer aussi vite en rotation rapide. En effet, la vie minérale puis entièrement océanique  de Neptune se faisait sans photosynthèse, et le fait que son océan soit éclairé ou dans le noir n'avait aucune importance. Des courants marins faisant circuler l'eau de la face à l'ombre vers la face au soleil et inversement, assuraient une température de l'eau presque identique sur les deux faces neptuniennes. Et comme la nature ne gaspille jamais ses énergies, elle allait utiliser l'entrée en rotation rapide pour déclencher un saut évolutif sur Uranus, comme elle l'avait fait pour Neptune. Sur ces deux planètes, la mise en rotation rapide fut retardée par rapport aux autres qui se mirent à tourner sur elles-mêmes dès la sortie de la zone centrale du tourbillon éthérique solaire, vers 115-120 millions de Km du Soleil. Sur Neptune, cette entrée en rotation quotidienne eut lieu vers la fin de sa vie, vers 170 millions de Km : et sur Uranus, vers le milieu de sa vie comme on vient de le voir. Dans ces deux cas, cette entrée retardée en rotation rapide nécessite une explication, valable en fait pour toutes les planètes.

Deux causes interfèrent l'une dans l'autre pour déclencher la rotation d'une planète sur elle-même. D'abord, celle déjà citée du franchissement de la distance critique au-delà de laquelle le tourbillon solaire ne tourne plus avec la même vitesse angulaire partout, ce qui crée une rotation différentielle entre la face à l'ombre et la face au soleil. Ensuite, la présence d'un tourbillon éthérique planétaire plus ou moins distinct, ou individualisé du tourbillon éthérique solaire, va accélérer ou retarder cette mise en rotation quotidienne ; exemple : sur Mercure, qui, loin en deça de la zone de vie, n'a pas de rotation quotidienne. Vénus non plus, mais plus pour très longtemps ; la suite au grand chapitre 32 consacré à Vénus. Neptune et Uranus eurent donc leurs mises en rotations quotidiennes retardées car leurs tourbillons éthérique insuffisamment individualisés, tournaient (depuis l'arrivée aux fatidiques 120 millions de Km), mais sans « accrocher » les planètes. Pourtant, pour Proserpine, la rotation rapide démarra dès la fameuse limite, dès son entrée da la zone de vie. C'est parce que son tourbillon éthérique était encore individualisé grâce à la mémoire du système solaire précédant le nôtre, qui était passée dans Proserpine via les éléments lourds du proto-Soleil. Ce n'était plus le cas pour Neptune dont les éléments furent essentiellement issus de la nucléosynthèse solaire. Etant la première planète dans ce cas, ce fut la plus longue à individualiser son tourbillon éthérique planétaire et donc à entrer en rotation rapide comme on l'a vu. Celle d'Uranus fut moins retardée, car son tourbillon s'individualisa plus vite grâce à ce qui avait été acquis sur Neptune. II arriva un temps où les unicellulaires uranussiens, comme jadis les neptuniens, formèrent une conscience globale qui densifia (ralentit) le tourbillon éthérique planétaire. Une fois densifié, ce dernier « accrocha » la planète au lieu de passer à travers sans modifier sa rotation presque héliosynchrone (40) : l'embrayage était lâché. Uranus commença à tourner sur elle-même en neuf heures. Ce fut une véritable révolution, jeu de mots mis à part, pour les unicellulaires. En effet, comme la planète était entraînée de l'extérieur, l'océan commença à tourner le premier, (40) sans que la planète ne bouge tout d'abord ;

(40: Ne pas confondre rotation héliosynchrone avec révolution héliosynchrone. De plus, pour compléter la compréhension de l'accrochage ou l'embrayage de la matière d'Uranus par son éther, il faut savoir que la matière la plus transparente paraît la plus opaque en vision éthérique, et inversement. L'océan est donc l'intermédiaire entre les roches paraissant transparentes et le verre ou le plastique transparent paraissant opaque. C'est aussi pourquoi l'océan fut embrayé avant les roches : plus opaque que ces dernières en vision éthérique, il accrocha mieux au tourbillon éthérique d'Uranus, d'où le décalage expliqué ci-après dans le texte).

surtout que cet océan couvrait, comme Neptune, absolument toute la surface de la planète : il n'avait donc pas de point de contact autre que le fond pour entraîner la planète. Il s'ensuivit donc un formidable brassage de l'eau tant qu'elle défila à toute vitesse sur le fond, jusqu'à ce que la planète suive le mouvement de rotation à la même vitesse. Cela ne prit que quelques jours pendant lesquels les unicellulaires, pour survivre, migrèrent vers les pôles où la vitesse relative était d'autant moins rapide qu'ils s'en rapprochèrent. (La vitesse la plus rapide étant au contraire à l'équateur.) Mais comme ils étaient déjà à saturation du point de vue de la place, la prédation n'existant pas encore, leur rapprochement des pôles les obligea à se toucher les uns les autres. Du coup, ils ne purent plus puiser assez d'énergie dans l'environnement et commencèrent à dépérir. Ce qui déclencha le saut évolutif. En effet, un organisme de, par exemple, 60 000 milliards de cellules (nombre fluctuant selon les auteurs..), comme le corps humain, dépense beaucoup moins d'énergie pour vivre qu'une seule cellule de la même taille qui ne peut en fait pas exister tellement elle en dépenserait, justement. C'est même vrai dans les systèmes artificiels : une dizaine de personnes vivant en communauté ne paieraient qu'un seul abonnement de compteur d'eau, d'électricité, de téléphone... Alors que chacune de ces dix personnes avec chacune leur appartement paieraient chacune leur compteur d'eau ; d'électricité... La réponse mutagène que nos unicellulaires uranussiens vont donc trouver à leur « crise de l'énergie par manque de place » va être de s'associer pour survivre. Le manque de place près des pôles les oblige à former de gros paquets où ils se touchent tous. Ceux des centres de ces paquets meurent de faim, permettant à ceux des périphéries de s'en nourrir, en plus de ce qu'ils peuvent manger « du côté océan ». Ce nouveau mode de vie se met en mémoire dans leur ADN non-codant qui, bien que n'étant pas organisé ni structuré comme aujourd'hui, avait le même rôle : mettre en mémoire les gènes des anciennes espèces et des réponses mutagènes aux nouvelles situations pour en faire de nouveaux gènes non-codants qui pourraient le devenir en cas de besoin, lors d'un saut évolutif (41).

 

(41 :J'avais présenté ce rôle de l'ADN non-codant comme sûr et certain parce qu'il s'accordait avec ma perception directe en ce domaine. Pourtant, sur le plan scientifique, cela ne pouvait être présenté que comme une hypothèse, déjà étayée il est vrai ( La Recherche, mai 1984). Neuf ans plus tard dans la même revue, voici ce que je lis : «...parmi lesquels 3 à 5 % constituent les gènes de l'homme. Cette proportion faible s'explique par le fait qu'en dehors des gènes, il existe encore de nombreux segments d'ADN sans fonction connue qui ne sont que les traces de l'évolution fixées dans le génome. Ce reste (au moins 95 % chez les mammifères) constitue probablement des « archives », inutilisées actuellement, mais qui, parce qu'elles ne sont pas un trop lourd fardeau, sont conservées de génération en génération et peuvent fournir le matériau de base pour la construction de nouveaux gènes au cours de révolution. » (pp. 224 n° 251). Dans le numéro hors série de « Science et Vie » de septembre 1993, il y a également de nombreux détails qui accréditent de plus en plus ce qui est toujours présenté comme une hypothèse uniquement parce que cela s'oppose à l'égrégore néo-darwinien. Etant un auteur libre inféodé à aucun égrégore, je peux voir que cette hypothèse est « la bonne » (du moins relativement à l'époque et la limite de compréhension fixée par la structure du cerveau humain actuel).

 

 

 

Au bout d'une semaine, voilà Uranus qui tourne d'un seul bloc, et l'océan a retrouvé son calme. Les unicellulaires pourraient se redisperser sur toute la planète comme avant. Mais ils ont pris goût à cette « vie associative » que les événements leur ont imposé par la force pour survivre, au détriment d'une partie d'entre eux, il est vrai. Ils vont donc s'assembler en colonies serrées, de formes fonctionnelles qui seront le mieux adaptées aux déplacements, à l'approvisionnement en énergie etc. Puis les réponses mutagènes séquencées dans leur ADN non-codant lors de la « crise » vont se mettre à coder pour de bon.

Ils seront alors indéfectiblement liés : les premiers organismes pluricellulaires viennent ainsi de se former, et l'évolution va avoir de quoi faire pour longtemps. C'est cette histoire de l'origine des premiers pluricellulalres uranussiens, et du Système Solaire par la même occasion, qui va être la cause de la forme des premiers pluricellulaires. D'abord sphériques, forme idéale pour l'énergie, ils deviendront ensuite lenticulaires : meilleur compromis entre le déplacement et l'énergie. L'océan uranussien va donc se peupler de poissons lenticulaires qui vont filer dans l'eau lourde à une centaine de kilomètres à l'heure. Les trajets que ces poissons décriront auront des formes qui ne seront pas dues au hasard. En effet, ces formes vont avoir leur équivalent dans l'espace, sous forme de constellations d'étoiles « proches » (quelques dizaines d'années-lumière seulement, car le Soleil était à cette époque dans une zone beaucoup plus peuplée en étoiles. La plus proche était à moins de deux mois lumière). Mais pour comprendre cela et la suite, une réponse à une vieille question est nécessaire : les constellations et amas d'étoiles, voire de galaxies, existent-elles en tant qu'entité "pensante" ou leur forme n'est-elle qu'une correspondance entre les contours d'un objet terrestre et la même forme apparemment dessinée dans le ciel vu de la Terre ? Le «apparemment » signifiant que ce « dessin » disparaîtrait vu d'ailleurs; car, les étoiles n'étant pas toutes dans le même plan, pas à la même distance, il faut être dans l'alignement de la Terre -un peu plus près ou un peu plus loin, pour voir la forme de la constellation ? La réponse est que tout regroupement dans l'espace se fait selon les informations détenues par ce qui se regroupe. Si dans l'univers infralumineux, ce sont les contraires qui s'attirent (la femme et l'homme...), plus on va vers le supralumineux, plus ce sont les information de même nature qui s'attirent, et les contraires qui se repoussent. Lorsque plus êtres humains ou étoiles se regroupent en amas, c'est que quelque chose de supralumineux et de commun, donc une même information, les attire. Si exemple des réfugiés d'une même ethnie ou d'un même pays vont avoir tendance à se regrouper dans le même quartier d'une ville de leur pays d'accueil, c'est que l'esprit de leur ethnie ou de leur peuple sera plus fort que le leur ; cet esprit formé uniquement des informations communes à chacun des membres l'ethnie ; et comme la matière supralumineuse est faite d'information et de conscience, l'esprit sera vraiment « matérialisé » dans l'univers supralumineux. De plus, toute structure supralumineuse tendant à s'infraluminiser pour évoluer, il est logique que cet esprit prenne une forme pour se faire reconnaître de ceux qui ont été à l'origine de sa formation par leurs pensées et (ou) leurs actes... puisque ce sont eux qui, par leurs mêmes pensées ou actes, feront évoluer cet esprit en retour. Par exemple, si une constellation a une forme qui, vue depuis la Terre, fait penser à un scorpion, c'est qu'une somme d'informations établissant des rapports des caractéristiques de cet animal et leurs équivalences humaines forment, par leur nombre, une structure supralumineuse qui deviendra un esprit dont la seule façon de se manifester à ceux qui en sont à l'origine sur Terre, sera de dessiner la forme du scorpion avec des étoiles. Peu importe qu'une des étoiles soit à 3 400 années-lumière et une autre à 65 et la troisième à 520 et que le dessin du scorpion soit par conséquent purement subjectif. L'essence..ciel est qu'il soit perçu comme tel depuis la Terre, même s'il n'a aucune réalité astronomique vu d'ailleurs. En le percevant comme tel par une nuit étoilée, il est possible d'entrer en contact avec la somme d'information supralumineuse qui le caractérise.

Vous vous croyez loin des poissons lenticulaires uranussiens, qui reproduisaient par de longs trajets, un ensemble d'itinéraires dont la carte ressemblait à des informations et pensées cosmiques matérialisées par des constellations de l'époque ? Eh bien non. Certes, le ciel était très différent de l'actuel, mais le principe était déjà le même qu'aujourd'hui : suivre ces trajectoires était pour ces poissons un puissant facteur d'évolution, car il fallait arriver malgré les prédateurs, et sans se laisser détourner par quelque nourriture inhabituelle qui n'aurait pas été exactement sur le trajet... Les qualités ainsi acquises revenaient à la partie supralumineuse commune à tous les poissons, qui formait leur esprit-groupe, à l'occasion de la mort des poissons, petit à petit. L'esprit-groupe évolua ainsi grâce à cette vie aquatique dans l'océan d'eau lourde d'Uranus. Quant à l'état de conscience des poissons, bien que sous l'eau et dans le noir dès qu'ils descendaient un peu en profondeur, il était lumineux, en ce sens que les parties supralumineuses de certains astres des constellations de leurs esprits-groupes étaient perçues par eux sous la forme de ce que nous appellerions aujourd'hui un instinct infaillible qui les guidait dans tous leurs actes. Mais une évolution où l'initiative individuelle est exclue plafonne très rapidement, et ne peut durer qu'en devenant parfaite à son stade sans plus évoluer. Ce qui revient à retourner dans l'univers supralumineux, faute de ne pouvoir rien faire d'autre. Le message fut donc reçu par la partie supralumineuse contenant les informations de l'évolution de Proserpine. Un gros morceau de cette dernière percuta Uranus dans le même but qui avait été manqué sur Neptune. Allait-il, fort de la première expérience, réussir cette fois-ci ?

Oui, mais avec une réaction secondaire inattendue. Depuis qu'Uranus tournait sur elle-même en neuf heures, et bien qu'elle ait ralenti jusqu'à dix-sept heures au fur et à mesure qu'elle s'était éloignée du Soleil, des matériaux s'étaient accumulés dans un renflement équatorial qui était situé au centre de l'ex-face éclairée en permanence, lorsqu'Uranus montrait toujours cette même face au Soleil. La force centrifuge résultant de la rotation rapide avait accumulé ces matériaux dans l'endroit le plus maléable et le plus chaud, outre que cet endroit était forcément équatorial puisque c'est au niveau de l'équateur que cette force centrifuge est la plus forte. Une fois cette « poche » de matériaux formée à cet endroit (elle commençait à dépasser de l'eau), Uranus commença à tourner avec un léger « balourd ». Quand le planétoïde la percuta... de l'autre côté comme par hasard, ce renflement équatorial de matériaux fut éjecté, libérant Uranus de son balourd... pour lui en donner un autre du côté opposé : le planétoïde s'étala sur le fond de l'océan, formant le premier continent de l'histoire du Système Solaire car il dépassait franchement de l'eau. Pour équilibrer le balourd tant bien que mal, il s'étala le plus possible mais le résultat ne fut pas un équilibre suffisant pour

durer longtemps. Pendant ce temps-là qu'étaient devenus les matériaux qui avaient été éjectés au moment de l'impact à l'opposé ? Ils formèrent un satellite, le premier de l'histoire du Système Solaire, qui ne durerait donc pas longtemps non plus : satellisé très près d'Uranus, en dessous de son orbite synchrone, il retomberait dessus un jour. Mais en attendant, Uranus n'était pas encore tout à fait sortie de la zone de vie et l'évolution allait pouvoir repartir dans de nouvelles conditions.

Avant qu'elle cesse d'abriter une autre vie que la sienne, Uranus allait être le théâtre d'un « transfert de compétences et d'affectation » entre différents groupes. Ainsi, une vie moléculaire puis unicellulaire apparut d'abord à la surface minérale du continent. Pendant ce temps-là les poissons lenticulaires survivants de tout le remue-ménage relaté à la page précédente, se risquèrent à nager tout près des nouvelles côtes, jusqu'à ce que le fond de l'océan soit si proche de la surface qu'ils avaient juste assez d'eau pour nager. Ils découvrirent alors que l'eau était beaucoup plus chaude là où il y a peu de fond, le long du continent, qu'en plein océan. Et ce fut la révélation : pourquoi ne pas vivre au chaud, ce qui nous permettrait de rester immobile de temps en temps au lieu d'être obligé de se déplacer absolument tout le temps comme avant ? L'invention du repos et du sommeil -qui n'existaient donc pas jusque-là- allait profondément modifier les poissons lenticulaires qui mutèrent en utilisant la radioactivité de la chute du planétoïde. Ils mutèrent tant et si bien qu'ils purent se risquer à accoster sur le continent où se trouvait déjà la nouvelle vie unicellulaire. Et c'est là que tout se compliqua. Deux catégories d'esprits-groupes jusque-là séparées par leurs parties infralumineuses- soit par le temps soit par l'espace soit les deux fois-, se retrouvaient pour la première fois dans l'histoire de notre système à la fois dans l'espace et dans le temps : le premier conflit du genre. Et il fut résolu par une redistribution des rôles de toutes ces espèces, pendant laquelle toutes les informations de tous furent intégrées à tous. L'esprit constitué de la partie supralumineuse de la vie minérale, était devenu un grand esprit car il s'était constitué peu à peu avec une accumulation de beaucoup d'informations sur la vie minérale au cours des trois premières planètes. Cette somme d'informations va se « décanter » en deux parties, l'une rassemblant les informations  "spécialisées" l'autre rassemblant les informations qui pouvaient s'appliquer à autre chose qu'à la vie minérale. Cette dernière partie va, en se détachant de l'autre, former le nouvel esprit groupe qui prendra en charge les pluricellulaires restés dans les océans. Ainsi, l'ex-esprit-groupe de cette vie pluricellulaire allait pouvoir « instinctiver » les nouvelles créatures qui étaient en train d'accoster sur les continents. A tous les échelons, cette redistribution des informations allait permettre de nouvelles combinaisons manifestables (infraluminisables), donc un nouvel essor à la vie. La vie prit donc une autre tournure, changea rapidement de direction évolutionnaire, mais se stabilisa ensuite assez vite. En et n'oublions pas qu'une évolution où l'initiative individuelle est exclue plafonne. La vie se stabilisa donc dans une perfection qui aurait pu durer longtemps mais sans apporter grand-chose de plus. Et comme par hasard, une épée de Damoclès tournait autour d'Uranus à une altitude inférieure à celle de son orbite synchrone. C'était le premier satellite de l'histoire de notre système solaire dont j'ai parlé plus haut. Il n'avait plus qu'à retomber sur la planète d'où il avait été expulsé. Comme la vie n'évoluait plus, le moment de l'impact n'avait plus grande importance. Cette attente permit aux esprits-groupes des espèces qui le voyaient déjà tomber (dans leur partie supralumineuse sans temps) d'en comprendre les raisons et d'en déduire, pour la première fois, qu'il faudrait bien un jour que chaque créature devienne une conscience autonome capable d'initiative pour faire plus tard son apprentissage de créateur. Ils visualisèrent les limites d'une évolution collective où toute une espèce est guidée par un seul esprit-groupe. Et le satellite retomba. Il était très gros, et Uranus plus très loin du bord extérieur de la zone de vie. Le choc excentra l'orbite d'Uranus dont l'aphélie se déplaça hors de la zone. La situation était limite, la vie aurait presque pu se poursuivre du point de vue de la chaleur. Mais l'atmosphère se dépressurisa car le tourbillon éthérique d'Uranus n'était pas assez individualisé pour la retenir contre le gré du tourbillon solaire. La vie uranussienne mourut donc plus d'asphyxie que de froid. Vous souvenez-vous de Saturne qui était alors encore toute proche du Soleil ? Pendant toute la vie d'Uranus, elle s'était éloignée elle aussi du Soleil, et arrivait maintenant en vue de la zone de vie. C'est son histoire que je vais vous raconter au prochain chapitre.

 

Chapitre 9

 

Saturne fait du neuf

 

 

 

Voilà donc Saturne qui commence à frôler la zone de vie à chaque aphélie de son orbite peu excentrique, cette dernière ayant eu tout le temps de se stabiliser pendant le transit d'Uranus dans cette zone de vie. Tout comme Proserpine, Neptune et Uranus, la Saturne de cette époque est tellurique. Elle mesure environ 16 500 km de diamètre, soit un peu plus que Neptune et Uranus. Ce n'est que plus tard, quand elles s'éloigneront considérablement du Soleil, que ces planètes deviendront géantes et « gazeuses ». J'y reviendrai en temps voulu. Pour l'instant, que va-t-il se passer sur la Saturne tellurique de cette époque ? 

 

Tout d'abord et dans les grandes lignes, un « remake » des trois planètes précédentes qui ne prendra cette fois que le tiers de la vie de Saturne ; alors qu'il avait duré la moitié de la vie d'Uranus pour récapituler deux planètes seulement. C'est une loi de l'évolution : plus une planète est répétée sur d'autres, plus ce remake est rapide. Il va donc rester les deux tiers de la vie de Saturne pour faire du neuf. L'évolution va prendre son envol et nous allons voir comment. Mais commençons par un résumé du « remake » qui permettra la réalisation de la suite.

La sortie rapide d'Uranus, page précédente, engendra une dépression dans le tourbillon éthérique solaire qui se trouva « étiré » dans la banlieue d'Uranus. Pour se rééquilibrer, il s'expansa légèrement en suivant du reste l'expansion générale de l'univers qui continuait toujours. Saturne, en suivant cette expansion du tourbillon éthérique qui la « portait » dans sa révolution autour s'en éloigna un peu pour entrer ainsi en douceur dans la zone de vie, périhélie compris. La vie minérale apparut donc rapidement, et atteint rapidement, en quelques dizaines de millénaires, une perfection supérieure à celle déjà atteinte sur les planètes précédentes. Lorsque les unicellulaires mi-minéraux/mi-végétaux furent détachés des surfaces minérales, l'évolution s'arrêta,faute du matériel nécessaire à la réalisation de l'étape suivante : la vie aquatique. Comment l'océan allait-il apparaître cette fois-ci ? La naissance de Jupiter allait indirectement en être la cause.

 

Les planètes telluriques de cette époque étaient en moyenne plus grosses que les actuelles. Proserpine faisait déjà 12 000 km de diamètre, comme Vénus et presque comme la Terre actuelle. Neptune et Uranus mesuraient environ 15000 km et Saturne 16 500 km. Quant à Jupiter qui venait d'être éjecté du Soleil pour les mêmes raisons que les autres , il atteignit 20 000 km, soit le plus grand diamètre jamais atteint pour un corps tellurique de notre système solaire. Ces diamètres faisaient que ces planètes naissaient à des intervalles plus espacés et étaient donc plus éloignées les unes des autres que nos planètes telluriques actuelles. Ainsi, si actuellement, notre planète de rechange est déjà en vue de la zone de vie (Vénus), alors même que la Terre s'y trouve encore et que Mercure déjà né, à l'époque où Saturne entrait dans la zone de vie, Jupiter n' était pas encore né : il n'y avait rien entre la limite intérieure de la zone de vie et le Soleil. Le tourbillon éthérique solaire de l'époque était pourtant plus dense, puisque moins étendu ; car l'univers était moins expansé qu'aujourd'hui. Ce tourbillon aurait donc pu entraîner ces planètes plus massives, plus proches les unes des autres qu'elles ne l'étaient. Mais le facteur limitant se situait au niveau de la fabrication des éléments qui allaient entrer dans la composition de ces planètes, par le Soleil. Cette fabrication étant tributaire du fonctionnement du Soleil devait se faire presque au même rythme pendant toute la séquence principale (42) du Soleil.

 (42 : 11 existe un diagramme dit « de Hertzprung-Russell », qui permet de classer les étoiles d'après leur luminosité et leur spectre. Or curieusement, les étoiles ne sont pas équidistribuées sur toute la surface du diagramme, mais regroupées dans quatre zones dont une, la plus importante, regroupe toutes les étoiles qui sont dans la phase stable et opérative de leur vie : cette zone est nommée « séquence principale » et elle a un peu la forme en S très étiré de la courbe de décharge d'une batterie barrant en diagonale le diagramme. En fin de vie, une étoile serait hors de la séquence principale, dans une des trois autres zones : celle des naines blanches, ou celle des super géantes, ou celle des géantes rouges selon le cas. Le début de la vie correspondrait au début de la séquence principale. Quand on suit le trajet d'une étoile sur ce diagramme de Hertzprung-Russell, on a une excellente illustration de l'universalité de fonctionnement des phénomènes infralumineux, où les étoiles les plus massives et les plus chaudes sont celles qui vivent le moins longtemps alors que celles qui sont trop petites pour s'allumer passent à côté de la séquence principale et peuvent vivre plus longtemps que n'importe quelle autre. La voie de l'évolution est une fois de plus celle du milieu, c'est-à-dire celle des étoiles moyennes qui vivent assez longtemps tout en s'allumant suffisamment pour faire des planètes qui permettront à une vie intelligente d'évoluer en faisant entre autres son apprentissage dans le rôle de créateur).

Plus les planètes expulsées furent massives, plus elles furent espacées (dans le temps donc dans l'espace vu l'éloignement régulier des planètes du Soleil). Quant à l'éther, il n'obéit pas aux mêmes lois qu'une dépression météorologie par exemple, puisqu'il est à cheval sur les deux univers (fig. 1).

 

 

 

 

 

 

(Encore que la trajectoire d'une perturbation météo soit fonction d'informations vécues sur la planète. J'y reviendrai). Ainsi, l'espace-temps déjà déformé aux vitesses éthériques, même encore infralumineuses (fig. 2),

 

 

 fit que quand Jupiter sortit du Soleil, il se forma autour de lui une compression éthérique qui, se répercutant dans tout le tourbillon solaire, « poussa » Saturne vers l'extérieur pour qu'un nouvel équilibre durable puisse exister sans cette compression locale. Ainsi excentrée de 20 millions de Km à son aphélie, Saturne se retrouva sur une orbite qui était coupée à chaque tour par le périhélie d'un énorme planétoïde qui n'était autre qu'un morceau central de l'ex-Proserpine dont l'aphélie était beaucoup loin du Soleil. Le choc fut le plus important depuis le début de l'histoire Système Solaire, en dehors des éjections de planètes par le Soleil. Le planétoïde composé surtout de métaux très lourds, puisqu'il était un morceau central Proserpine, pénétra à 2 000 km sous la surface de Saturne, soit l'équivalent du diamètre du planétoïde. Une fois enkysté ainsi dans Saturne, il explosa sous l'effet de l’échauffement dû au choc et à la radioactivité encore très forte de certains de ses éléments. Une grande brèche s'ouvrit dans Saturne par laquelle les matériaux en fusion de son manteau se répandirent pour remplir le cratère. Pendant ce temps-là, l'onde de choc était arrivée aux antipodes où elle fit sauter la croûte saturnienne comme le couvercle d'une marmite. De la matière intérieure de Saturne s'engouffra dans le trou et fut projetée dans l'espace par l'élan donné par cette onde de choc gigantesque. C'est ainsi qu'une masse encore plus importante que le planétoïde fut projetée dans l'espace et se satellisa autour de Saturne. Cette masse était si importante que le diamètre de Saturne diminua de quelques centaines de kilomètres après sa sortie, malgré l'apport du planétoïde. Cette masse existe toujours. Elle est devenue le plus gros satellite de Saturne, c'est-à-dire Titan. Actuellement, il fait 5 150 km de diamètre, et c'est le second satellite du Système Solaire après Ganymède qui tourne autour de Jupiter. En se satellisant autour de Saturne, Titan a emporté une partie de l'ancienne atmosphère de Saturne, celle qu'a connue la vie unicellulaire accrochée aux surfaces minérales de Saturne. Bien que plus raréfiée qu'alors, l'atmosphère actuelle de Titan est un vestige en « version actuelle » (c'est-à-dire dont les paramètres sont entretenus d'après les informations relatives à ceux de l'époque) de celle de Saturne avant l'apparition de son océan. Et c'est cet océan, justement, qui va se former après la sortie de ce satellite de Saturne sur laquelle nous allons donc retourner.

Le brassage de la masse intérieure de Saturne engendré par toutes ces péripéties va libérer de l'oxygène et de l'hydrogène atomique entrant dans la composition du manteau saturnien. Cet oxygène et hydrogène atomique vont se combiner en refroidissant, pour former de l'eau qui va se stocker dans d'énormes nuages qui vont entourer Saturne sur plusieurs centaines de kilomètres d'épaisseur. Puis, les deux brèches faites par l'entrée du planétoïde et la sortie de Titan vont se combler de lave qui va se solidifier. Et la chaleur de cette lave encore brûlante va s'accumuler sous les nuages qui vont commencer à se vider de leur contenu. En pleuvant sur la lave brûlante, l'eau va commencer par se vaporiser, engendrant d'autres nuages qui crèveront à leur tour... jusqu'à ce que, par réaction en chaîne, tous les nuages saturniens pleuvent leur contenu jusqu'à épuisement. Quand le plus grand déluge saturnien cessa, la surface de Saturne était entièrement recouverte par un océan de dix kilomètres d'épaisseur. Seuls émergeaient quelques pics qui étaient des vestiges de la sortie de Titan, pics dont le contour rappelait approximativement le diamètre de sortie de la masse qui avait formé Titan. Et c'est sur ces pics que la vie va redémarrer après avoir été détruite par tout ce remue-ménage.

Certes, les molécules auto-duplicatives, accrochées aux surfaces minérales sont très résistantes. Néanmoins, la sortie de métaux en fusion et d'autres laves à 1 300 °C les détruisirent presque toutes. Seules résistèrent celles qui se trouvaient entre les antipodes qui avaient chacun subi les plus grands bouleversements.

Mais elles furent recouvertes par l'eau. Celles qui s'étaient détachées de la surface minérale et étaient devenues des unicellulaires avant le choc se laissèrentemporter par l'eau et s'y adaptèrent en formant une première grande famille. Parmi celles qui étaient restées accrochées au minéral, ce fut précisément celles qui avaient été enfouies près de pics, vers le niveau de l'océan, qui redémarrèrent immédiatement la vie. Elles formèrent une autre grande famille. Le niveau neptunien puis mi-uranussien fut relativement vite atteint par des nouveaux unicellulaires « version Saturne » de ces niveaux. Et cette vie océanique unicellulaire plafonna à ce moment. Les unicellulaires qui mouraient apportaient cette information dans l'univers supralumineux où étaient déjà stockées les informations nécessaires à la formation d'organismes pluricellulaires, depuis que ceux-ci avaient été expérimentés une première fois pendant la deuxième moitié de la vie d'Uranus. Mais comment renvoyer ces informations sur Saturne autrement que par les naissances puisque les nouveaux unicellulaires renouvelant les morts se fondaient automatiquement dans l'espèce sans pouvoir innover faute d'esprit individuel ? La situation semblait bloquée.

Heureusement que subsistait la mémoire supralumineuse de l'essai de formation d'un continent sur l'océan neptunien puis uranussien. Sur Neptune, la tentative avait abouti à la sortie de Neptune de la zone de vie, donc avait apparemment échoué ; ce qui avait servi en fait à préparer la tentative suivante qui avait eu lieu vers la fin de la vie d'Uranus, et avait permis la première expression d'une vie hors océan autre que la vie apparaissant sur des surfaces minérales de planètes sans océan. Cette mémoire passa donc le mur de la lumière dans le sens du ralentissement, ce qui permit sa transformation en particules cosmiques dès quela vitesse fut suffisamment « basse ». Ces particules, venant d'une source émettrice quelconque faisant partie du pont de communication entre les deux univers entrèrent en collision avec un planétoïde très excentrique, autre morceau de Proserpine. Sa mémoire de futur continent saturnien y était donc intégrée. Lui restait à son tour à intégrer Saturne pour y former le continent en s'y étalant dessus. Tout était donc prêt. Il ne restait plus qu'à attendre la configuration astronomique favorable qui ferait croiser les orbites de Saturne et du planétoïde chargé de cette mémoire... qui allait tout de même provoquer indirectement cette configuration astronomique favorable. Les orbites se croisèrent au bon moment et la rencontre eut lieu.

Il fallut en effet plus parler de rencontre que de choc, car le planétoïde, bien que très massif n'était pas très solide. Issu de la surface de Proserpine et non ducentre, il contenait moins de métaux et plus de roches, et sa masse très hétérogène était sur le point de se fragmenter en petits morceaux. Le contact avec Saturne déclencha donc cette fragmentation sans qu'il soit besoin d'une explosion formidable. Là où le continent s'étala, la vie fut certes détruite. Mais elle résista sur tout l'autre hémisphère, malgré les raz de marée de plusieurs kilomètres de haut qui résultèrent de l'étalement du continent. La vie repeupla donc assez vite l'autre moitié de Saturne, et aborda le continent tout neuf, récapitulant ainsi la fin de la vie d'Uranus. C'était le dernier « remake », toujours en plus perfectionné que l'original. Saturne ne s'était éloigné que de 120 à 140 millions de Km du Soleil, et il lui restait encore 40 millions de Km à parcourir en s'éloignant du Soleil, avant de sortir de la zone de vie. De quoi faire du neuf pendant longtemps.

Au début, ce fut dur. Certes, la vie pluricellulaire était réapparue, comme vers la fin d'Uranus mais en version saturnienne. Cette version saturnienne était déjà très différente de l'originale car elle se déroula dans un climat chaud (135 à 140 millions de Km du Soleil) alors que celle d'Uranus eut lieu à la fin de sa vie (170 à 175 millions de Km du Soleil). Mais l'esprit était resté le même qu'à la fin de vie d'Uranus, bloquant toute véritable innovation. Avec tout ce qui avait été vécu sur les trois planètes précédentes et récapitulé sur Saturne, l'évolution avait maintenant un bagage de base à partir duquel une différenciation et une complexification très poussées allaient pouvoir s'édifier. Des innovations et des corrections de plus en plus fréquentes allaient devoir se faire sans déstabiliser dangereusement l'économie planétaire à chaque fois. Un astéroïde, nettement moins massif qu'un planétoïde, devrait suffire à chaque réorientation. Ainsi, lorsque les créatures pluricellulaires saturniennes s' hypertélisèrent,

 

 (43, En biologie, une hypertélie est une mutation qui n'est plus viable car elle a dépassé son degré d'utilité jusqu'à un tel stade qu'elle peut, dans les cas extrêmes, se retourner contre son porteur et entraîner indirectement sa mort lorsque l'environnement change. En effet, une hypertélie peut rendre son porteur suffisamment spécialisé pour lui interdire une adaptation ultérieure, rendue vitale en cas de changement d'environnement. Chez l'être humain actuel, seule l'apparition du mental permet à des mutants hypertéliens (décrits dans mon premier livre) de vivre tout en ayant un rôle dans l'économie planétaire ; alors que sans mental, l'hypertélie n'est pas viable au-delà d'une période de sursis pendant laquelle les créatures hypertélisées vont s'acheminer vers un gigantisme qui retardera la fin tant qu'il pourra se poursuivre. Exemple typique : les dinosaures. Ce qui ne peut plus évoluer en qualité évolue encore en quantité avant d'être détruit par la nature qui ne tolère rien qui soit à la fois infralumineux et statique).

 

un astéroïde, toujours issu de la première ceinture d'astéroïdes formée par l'ex-Proserpine éclatée (ceinture de Kuiper), percuta le continent saturnien. Ce choc, modeste en comparaison des précédents, permit pourtant à l'évolution de repartir après ce nouveau blocage,

 

 (44, Il y a, pour résumer, trois degrés de catastrophes : 1) les catastrophes planétaires majeures au cours desquelles la planète est profondément bouleversée et modifiée dans son intérieur, son atmosphère, son orbite, sa rotation, et à la suite desquelles la vie doit repartir quasiment à zéro. Ensuite, elles s'espacent pour être relayées par le type 2) : les catastrophes planétaires mineures qui bouleversent plutôt la surface que l'intérieur de la planète. La vie repart à partir d'un pourcentage consistant de survivants qui mutent profondément pour s'adapter au nouvel environnement. Quand une espèce est assez évoluée, le type 3) peut suffire : catastrophe locale qui déclenche de petites mutations. Le type 1) est déclenché par des collisions avec des planétoïdes ; pour le type 2), voir fig. 3, 4, 5, 6 ; le type 3) ayant pour détonateur une chute de petit astéroïde (500 m à 1,5 km de diamètre).

 

 

 La nouveauté commençait vraiment.

Suite à la première collision (44), les créatures pluricellulaires continentales se différencièrent en un certain nombre d'espèces qui étaient chacune reliées à des informations venant de mémoires concernant des systèmes solaires voisins en formation ou au contraire sur le point de mourir. Ce lien avec des systèmes solaires qui en étaient à d'autres stades de leur vie que le nôtre à cette époque, allait se manifester pour certaines espèces sous la forme suivante : des animaux pluricellulaires, individuellement horribles à nos yeux actuels, formaient par leur nombre d'autres créatures immenses et très belles. Je m'explique. Elles se déplaçaient en formations qui dessinaient, sur des milliers de kilomètres, des dessins très harmonieux de créatures qui n'existaient que sous forme de pensée, de mémoire, dans l'univers supralumineux : et qui se reflétaient également à l'échelle au-dessus, sous forme de constellations, comme sur Uranus. Mais sur Saturne, la réalisation dans une seule créature allait avoir le temps de se faire, car les conditions planétaires, génétiques (44). allaient enfin pouvoir être réunies. Les formations immenses que dessinaient ensemble ces créatures grosses, chacune, comme des créatures terrestres actuelles, étaient matérialisées par des courants caloriques qui les reliaient entre elles : c'est-à-dire que l'atmosphère était plus chaude aux endroits où de l'information supralumineuse passait d'un animal à l'autre. Ces échauffements locaux de l'atmosphère montrent qu'à cette époque, l'esprit (la partie supralumineuse de l'être) était beaucoup plus influent que la matière (la partie infralumineuse de l'être). Dans le cas présent, il s'agissait d'esprits-groupes d'animaux. Mais cette plus grande influence avait comme inconvénient qu'une évolution individuelle n'était pas possible : le lien éthérique étroit empêchait toute créature de faire une action qui ne s'inscrivait pas dans l'ensemble de la formation avec toutes les autres créatures. C'est pourquoi un des aspects importants de l'évolution saturnienne allait consister à réduire de plus en plus la taille de ces immenses formations éthériques, jusqu'à essayer de les faire coïncider avec celle des animaux individuels qui composaient ces formations. De chute en chute (d'astéroïdes, comètes...) entraînant un bon de transformations brutales mais programmées par tout ce qui avait été vécu avant, il arriva enfin un terme où les deux tailles se rejoignirent : c'est-à-dire que les formes des immenses créatures éthériques en partie supralumineuses se superposèrent à celles des créatures infralumineuses. Cela eut pour conséquence que ces dernières changèrent de forme, adoptèrent la forme de leurs parties supralumineuses qui se manifestaient par la chaleur. C'était le but de cette évolution saturnienne de manifester physiquement des formes spirituelles (supralumineuses) dans des organismes individualisés et non plus dans des formations ou des espèces entières. Ces organismes individualisés, bien que ressemblant à des animaux à nos yeux actuels, étaient les « humains » du Saturne de cette époque car ils étaient les seuls à avoir acquis une certaine indépendance matérielle. Mais cette indépendance ne pouvait être effective que dans une « fourchette » bornée, outre la limitation physiologique, par l'esprit-groupe de l'espèce qui se servait de son ensemble pour penser à travers elle. Ce processus collectif n'empêchait pas à cette pensée d'avoir la qualité et un contenu équivalent à une pensée humaine actuelle. La globalité de ce qui pouvait être pensé était néanmoins limitée par la région du cosmos environnant qui se reflétait dans les contours physiques des membres de l'espèce. Les êtres saturniens étaient en quelque sorte des concentrés infralumineux d'informations répandues dans telle région cosmique pour telle espèce, dans telle autre pour telle autre espèce. Quand deux de ces créatures se mangeaient entre elles, par exemple, il y avait indirectement un échange d'informations concernant leurs régions cosmiques respectives, dans l'univers supralumineux. L'évolution à cette époque dépendait encore beaucoup des étoiles voisines qui étaient, je le rappelle, beaucoup plus proches. Ce n'est qu'après la fin de Jupiter que notre système solaire prendra son  indépendance vis-à-vis de ses voisins qui du coup, s'en éloigneront comme nous verrons en temps voulu. Restons pour l'instant sur Saturne qui orbite maintenant sur le bord extérieur de la zone de vie.

En effet, j'ai résumé cette évolution nouvelle qui s'est déroulée en fait en un nombre considérable d'étapes. A chacune d'elles, les formes s'hypertélisaient (43) assez rapidement pour cause d'absence de pensée individualisée, comme déjà vu. Il tomba donc à chaque fois un astéroïde pour éliminer ces espèces de façon à faire passer leurs informations dans l'univers supralumineux, ce qui permettrait leur réutilisation dans une autre fourchette plus évoluée... et ainsi de suite à chaque étape.

D'autre part, cette succession d'étapes qui constituait la nouveauté de Saturne et n'avait donc pas eu lieu sur les trois planètes précédentes qui n'avaient connu qu'un plus petit nombre de grandes étapes, était liée à la présence d'un gros satellite, Titan en l'occurrence. Proserpine et Neptune n'avaient pas eu de satellite,et la première tentative avait eu lieu sur Uranus. Mais avec toute l'imperfection qui caractérise une expérience faite pour la première fois, le satellite d'Uranus était retombé dessus peu de temps après sa sortie comme nous l'avons vu. Les quinze satellites actuels d'Uranus ont d'autres origines ultérieures sur lesquelles je reviendrai. Par contre, Titan a franchi le temps jusqu'à notre époque, sans doute parce qu'au départ, il tournait juste sur l'orbite synchrone de la Saturne tellurique qui tournait sur elle-même en une douzaine d'heures. Titan était donc juste assez haut pour ne pas retomber sur Saturne, mais pas assez haut pour s'en éloigner relativement rapidement. La situation fut donc limite pendant longtemps, puis il commença à s'en éloigner très lentement quand Saturne sortit de la zone de vie. Il était donc suffisamment lié à Saturne pour résister aux tribulations qui allaient les déporter très loin du Soleil, là où elle deviendrait une planète géante avec ses sœurs. Mais nous n'en sommes pas encore là, et pour l'instant, Titan va assurer une sorte de stabilité à l'orbite saturnienne, stabilité qui prendra de plus en plus d'importance à chaque planète jusqu'à la Terre. J'exposerai les tenants et aboutissants de cette stabilité au prochain chapitre, sur Jupiter. En ce qui concerne Saturne, cette stabilité orbitale due à son gros satellite Titan permettra à la fameuse succession d'étapes déjà évoquée plus haut d'avoir lieu sans faire sortir prématurément Saturne de la zone de vie. En effet, les nombreux astéroïdes qui tombèrent à chacune de ces étapes excentrèrent beaucoup moins son orbite que si Titan n'avait pas existé. Cette succession d'étapes, au cours de laquelle les dimensions énormes des formations saturniennes avaient fini par réduire peu à peu leurs tailles jusqu'à se superposer aux formes des créatures vivantes, fut finalement à la base de la création du processus « de réduction vitale à chaque étape évolutive » que j'ai détaillé et illustré par des exemples dans mon premier livre plus consacré à l'évolution terrestre. Il y a donc dans cette dernière une sagesse d'organisation qui remonte à cette fameuse succession d'étapes saturniennes. D'ailleurs, il y a la même proportion entre la Lune et la Terre qu'entre Titan et la Saturne tellurique... et la Terre a aussi résisté sans trop s'excentrer à de très nombreuses chutes d'astéroïdes comme nous le verrons dans ses chapitres. Revenons pour l'instant sur Saturne.

D'étapes en étapes, de comètes en astéroïdes dont les plus gros excentraient un peu son orbite, Saturne s'éloigna de 140 à 175 millions de Km du Soleil. Il commençait à faire froid et les espèces polaires étaient un peu descendues en latitude. La vie se poursuivit néanmoins, et la sortie progressive de Saturne de la zone de vie allait être celle qui allait le plus contraster avec celle de Jupiter, très violente comme nous le verrons. Passé 175 millions de Km, plus aucun astéroïde ne tomba car le refroidissement progressif du climat allait suspendre toute hypertélisation en obligeant les espèces à s'adapter continuellement au fur et à mesure que Saturne s'éloignait du Soleil sur une orbite redevenue quasi-circulaire. Celles qui étaient trop spécialisées pour s'adapter avaient déjà disparu. Et heureusement pour les autres, cela libéra de la place qu'elles allaient utiliser en abandonnant les hautes latitudes pour se regrouper dans la zone intertropicale. Outre la rotation rapide de Saturne en une douzaine d'heures qui égalisait assez bien les températures entre les jours et les nuits, l’éloignement de Saturne sur une  orbite quasi-circulaire sans catastrophe allait permettre à la vie de subsister au-delà de la zone habituelle, permettant une expérience qui ne pourrait ressurgir que bien des planètes plus tard, artificiellement, à l'ère des voyages interplanétaires. Vers 180 millions de Km, la vie s'était concentrée dans une mince bande équatoriale, seule zone encore assez tempérée pour que tout l'écosystême soit représenté, des unicellulaires aux plus grosses créatures encore vivantes. Enfin, il arriva un moment où les gros animaux n'eurent plus assez de chaleur. L'atmosphère se dépressurisait aussi lentement, et les espèces continentales pluricellulaires disparurent ainsi à leur tour. Vers 185 millions de Km, il ne restait plus que des unicellulaires sur Saturne, et la vie disparaissait dans un ordre symétrique inverse de son apparition.. Puis les unicellulaires disparurent à leur  tour du continent, et quand Saturne arriva vers 190 millions de Km du soleil, seules des molécules auto-duplicatives, nouvelles versions des anciennes subsistaient à la surface minérale de plus en plus froide du continent. L'océan gela entièrement, et des unicellulaires marins subsistaient encore au fond. Mais l'atmosphère se dépressurisait de plus en plus, et faute de pression, l’océan commença à se vaporiser et à s'intégrer aux roches, en un mot à disparaître. Quand Saturne arriva vers 220 millions de Km du Soleil, toute trace de vie avait cette fois disparu sauf quelques vestiges du même genre que ceux qui pourraient subsister actuellement sur Mars et qui sont très peu importants tant en taille qu'en représentation par rapport à ce qui existait avant.

 Pendant ce temps-là, Jupiter, dont la naissance avait été indirectement à l'origine de la formation de l'océan saturnien s'était lui aussi éloigné du Soleil. Tournant d'abord sur une orbite très excentrique près du Soleil, il avait circularisé cette  orbite sur son aphélie, pendant une bonne partie du déroulement de la vie saturnienne. Vu la grande taille de ce bébé Jupiter, 20 000 km de diamètre, l'espace entre lui et Saturne était resté plus grand. Quand Saturne sortit de la zone de vie... tout en en abritant encore exceptionnellement, Jupiter était à 100 millions de Km du Soleil. Il n'entra dans la zone de vie que quand Saturne fut arrivée vers 220 millions de Km, définitivement désertifiée cette fois. Toutes les expériences vécues par les formes de vie saturniennes étaient retournées dans l'univers supralumineux sous forme de mémoire, information, et conscience. Elles allaient ressurgir au cours de la vie jupitérienne pour pousser plus loin l'évolution qu'elles avaient interrompue à contre-coeur sur Saturne, la faisant durer même au-delà de la zone de vie ! Elles vont donc ressurgir aussi au chapitre suivant.

 

 Chapitre 10

L'apothéose de Jupiter

 

 

 

 

Pourquoi l'apothéose ? Parce que Jupiter va être la dernière planète d'un premier grand cycle d'évolution, à l'issue duquel toute l'organisation du Système Solaire va se modifier profondément. La vie sur Jupiter va donc être l'aboutissement de ce grand cycle, et c'est souvent les dernières actions d'une entreprise qui couronnent l'opération.

A l'époque où nous en sommes de mon récit, alors que Saturne est devenue désertique pendant que Jupiter va rentrer dans la zone de vie, notre système solaire est dans une zone galactique où les étoiles sont très rapprochées, ce qui permet une certaine évolution commune avec des contacts, au moins supralumineux, entre les systèmes solaires voisins. Mais comme je l'ai déjà dit, ces contacts se font au détriment de l'indépendance de chaque système solaire. Après le grand cycle qui va se terminer avec Jupiter, le Système Solaire acquerra la configuration qu'il a actuellement, dans la zone actuelle où les étoiles sont au contraire très éloignées les unes des autres. Il pourra à partir de là évoluer pour son propre compte. Mais avant d'en arriver là, place à la vie jupitérienne qui va commencer.

C'est maintenant une évolution assez complexe qui va devoir se récapituler sur Jupiter avant d'aller encore plus loin. Plus les « remakes » ont été récapitulés sur un grand nombre de planètes, moins ils durent longtemps. Mais là, c'est le nombre d'étapes à récapituler qui a considérablement augmenté depuis la complexification de l'évolution sur Saturne. Et bien que plus rapides individuellement, le total durera plus longtemps, plus de la moitié de la vie qu'abritera Jupiter pendant sa traversée de la zone de vie.

Le début commence à devenir très classique : Jupiter entre dans la zone de vie, sans tourbillon éthérique personnel. Il ne tourne donc pas sur lui-même, et montre, sur une période de quelques années, toujours la même face au soleil. Le renouvellement très lent de cette face est dû simplement à la révolution différentielle entre la face sombre et la face éclairée, qui ne suffît pas à elle seule à faire entrer la planète en rotation quotidienne. La rotation différentielle est comme un moteur qui tourne au point mort, et l'individualisation de son tourbillon éthérique peut se comparer à l'embrayage : quand ce dernier est lâché, le tourbillon éthérique « accroche » la planète qui se met à tourner sur elle-même. Et la vie est pressée. A peine vient-elle de disparaître de Saturne, qu'elle commence à s'accrocher sur la surface minérale de Jupiter, alors qu'il n'entre dans la zone de vie qu'à son aphélie. Cette « prématurité » est rendue possible du fait de cette très faible rotation différentielle. Les premières molécules autoduplicatives apparaissent vers la limite entre la face éclairée et la face à l'ombre, là où il ne fait ni trop chaud ni trop froid. Puis, elles se répandent sur toute la planète au fur et à mesure que sa rotation renouvelle la zone crépusculaire. Du fait de l'extrême lenteur de cette rotation, plusieurs dizaines d'années, ces molécules, puis les premiers unicellulaires mi-minéraux mi-végétaux vont pouvoir s'adapter aux changements climatiques au fur et à mesure de la rotation. Et voilà l'aurore de pierres de Proserpine récapitulée encore une fois, dans de nouvelles conditions qui la rendront encore plus opérative pour la suite de la vie jupitérienne. Mais voilà que presque sans eau, même lourde, la vie plafonne. La suite du grand remake est tout aussi classique : Jupiter a besoin d'un océan.

Là encore, « récapitulations » ou « remakes » ne veulent pas dire « répétitions ». Certes, un océan va se former selon le même processus que sur Neptune, Uranus et Saturne. Je ne reviendrai donc pas sur le processus en question. Mais c’était sans compter sur l'énorme diamètre du Jupiter tellurique de l'époque, 20 000 km ; ainsi que sur l'épuisement des planétoïdes issus de Proserpine. Les plus gros avaient déjà concouru à la formation des nepttuniens, uranussiens et saturniens, ainsi qu'à l'expulsion de Titan. De suffisamment radioactif, métallique et lourd, donc issu de la proximité de Proserpine, il n'en restait plus qu'un qui avoisinait les l 500 km de Les autres étaient plus de gros astéroïdes que des planétoïdes. Et comme par hasard, échange-mémoire sur lequel je ne reviens pas non plus, c'est celui-ci qui percuta Jupiter pour former son océan. Etant trop petit pour le gros Jupiter,l'océan ainsi créé fut mince. Et c'est dans cette minceur que se trouve l'innovation dans la répétition qui n'en est donc pas vraiment une du point de vue extérieur. En effet, un océan de trois kilomètres d'épaisseur, (contre dix pour Saturne), ne pu pas recouvrir le grand Jupiter dans sa totalité, car il présentait des aspérités qui restèrent au-dessus du niveau de l'eau. Certaines de ces inégalités étaient des cratères d'astéroïdes, d'autres résultaient de la mise en forme sphérique de Jupiter après sa sortie du Soleil, qui engendra des différences locales par rapport à son géoïde. Le refroidissement avait aussi créé des failles et autres plateaux minces mais très longs. Finalement, quand le déluge cessa et que l'atmosphère s'éclaircit, seule la moitié de la surface de Jupiter était sous les eaux... lourdes. En effet, comme pour Neptune, Uranus et Saturne, la composition isotopique de l'eau n'était pas la même, et c'est plutôt l'eau actuelle qui l'isotope rare ! l'univers s'était cependant un peu expansé depuis Neptune, et une petite partie du deutérium était devenue de l'hydrogène « normal ». L'eau de Jupiter contenait donc un faible pourcentage d'une « eau légère » qui deviendra l'eau actuelle lors du total remaniement du Système Solaire qui mettra fin à la vie sur Jupiter. Mais nous n'y sommes pas encore, et pour l'instant, c'est dans une eau plus lourde que l'actuelle que la vie va continuer sur Jupiter. ; même si elle n'est plus tout à fait aussi lourde que sur Neptune.

Troisième innovation dans la répétition : la vie va continuer au lieu de redémarrer. Certes, l'impact du planétoïde a engendré le même remue-ménage que lors de la formation des océans neptuniens, uranussiens et saturniens. Un satellite en a même résulté. Presque aussi gros que Titan, il n'existe plus aujourd'hui que sous forme de débris dont les quatre plus gros morceaux ont été recyclés à l’intérieur des quatre satellites galiléens dont ils sont devenus les noyaux. Je relaterai cette étonnante formation de ces satellites, comme tous ceux des planètes géantes actuelles ainsi que de leurs anneaux, à la fin du chapitre suivant. Contentons-nous pour l'Instant de savoir que ce premier et unique satellite de Jupiter va assurer, comme pour Saturne puis plus tard sur Mars, la Terre {...}  une stabilité déjà évoquée sur Saturne en ce qui concernait Titan. Je crois que le moment est maintenant venu de faire une parenthèse pour mettre en évidence la nécessité pour toute planète habitant une vie complexe d'avoir un gros satellite. Cela lèvera entre autres un mystère sur l'existence de la Lune, puisque ce paragraphe concernera non  seulement Jupiter,  mais  aussi  Saturne rétrospectivement, ainsi que Mars pour plus loin, puis la Terre ; sans oublier Vénus qui n'a pas encore ce gros satellite, mais plus pour très longtemps… à l'échelle astronomique ! bien sûr.

Les inventions humaines sont dans la pratique des matérialisations en « version terrestre » de courants d'idées formés dans l'univers supralumineux par accumulation d'expériences humaines via la mort de leurs porteurs. Il en va ainsi de l'interférométrie. Un exemple simple d'interférométrie est illustré, en radioastronomie, par les avantages du couplage de plusieurs radiotélescopes. Ainsi, devant l'impossibilité de construire un radiotélescope de 100 km de diamètre, par exemple, les radioastronomes couplent deux radiotélescopes de trente mètres de diamètre distants de 100 km l'un de l'autre... et obtiennent des images de même résolution (netteté) que si elles avaient été obtenues avec un radiotélescope de 100 km de diamètre ! Or les ondes radio, se propageant à la vitesse lumineuse, sont régies par les lois en vigueur dans le domaine du pont de communication entre les deux univers, l'interface. Il en va de même pour les « stabilisateurs de planètes », dont le disque est par conséquent invisible. Seuls sont matérialisés les noeuds les plus denses, sous forme des satellites des planètes en question.

Eh bien c'est cette ruse qui a été utilisée depuis Saturne dans notre système solaire, pour donner à une planète de quelques milliers de kilomètres une stabilité équivalente à celle d'une cent fois plus grosse... que notre Soleil aurait eu autant de mal à construire que le radiotélescope de 100 km de diamètre orientable tous azimuts... Prenons l'exemple le plus parlant : celui de la Lune pour la Terre. La Terre fait 12 730 kilomètres de diamètre moyen, et la Lune tourne autour entre 356 400 km au périgée et 406 700 km à l'apogée, soit une moyenne de 384 000 km. Le diamètre de l'orbite lunaire est donc en gros de 770 000 km. Or le tourbillon éthérique terrestre a une vitesse particulaire comprise entre 20 000 et 580 000 km/s (fig. 1 dans le chapitre 6). Il réagit donc comme nos ondes radio qui, en se déplaçant à la vitesse de la lumière, sont en plein dedans. Parallèlement, vous savez que la rotation du tourbillon éthérique présente certaines caractéristiques qui font qu'il tourne comme un seul bloc en forme de disque lenticulaire, jusqu'à la distance critique de 115-120 millions de Km. C'est pourquoi les planètes qui tournent dans cette zone (actuellement Vénus et Mercure) n'ont pas besoin de satellite stabilisateur -en plus de l'inutilité pour cause d'absence de vie- et n'en ont donc pas. Ensuite, l'augmentation de la vitesse angulaire jusqu'à l'anneau d'entraînement (fig. 12 plus haut), puis sa diminution après lui, engendrent des « anisotropies éthériques » qui rendent les planètes plus sensibles aux événements extérieurs irréguliers, genre chute d'astéroïde. Le fait d'avoir un satellite stabilisateur, la Lune, permet à la Terre d'avoir la même stabilité dans l'éther que si elle avait la forme d'un disque lenticulaire englobant largement l'orbite lunaire, soit environ 1 million de Km au lieu de 12 730 km ! C'est « prouvé » par le contraire calculé par ordinateur : si la Lune éclatait et se dispersait en miettes loin dans l'espace, les variations de l'inclinaison de l'axe terrestre, par exemple, seraient soumises à la moindre fluctuation. Le moindre petit bouleversement aux conséquences pour l'instant locales, ferait bouger la Terre en proportion. Les saisons et climats changeraient en permanence, rendant impossible l’ éclosion durable d'une vie complexe qui a besoin de périodes stables entre les bouleversements pour s'épanouir. Ainsi, sur Proserpine et Neptune, la vie simple d'alors n'avait pas besoin de telles périodes stables qui auraient au contraire figé l'évolution; Sur Uranus, le point limite fut franchi, et la première tentative de fabrication d'un satelliteéchoua comme on l'a vu. Mais la complexification qui dut  se manifester à partir de Saturne rendit indispensable l'apparition de périodes stables, courtes et très nombreuses au début, comme nous l'avons vu sur Saturne au précédent chapitre. Ces périodes stables s'allongèrent donc sur Jupiter, dès la fin du grand remake général. Nous voilà ainsi revenus sur Jupiter où la vie continue.

En effet, si le choc et la sortie du gros satellite avaient fait deux énormes brèches diamétralement opposées, ces brèches énormes étaient tout de même moins étendues que sur Saturne. Nous avons vu pourquoi. Parallèlement, Jupiter était plus gros. Entre ces deux brèches il y eut donc une large zone en forme de couronne où la vie n'avait pas trop souffert, d'autant plus que le déluge étant moins important, les raz de marée le furent moins aussi, ne balayant pas  les hauteurs partout. Comme la photosynthèse n'existait pas encore dans la mince atmosphère réductrice, son obscurcissement et son épaississement ne modifia en rien la vie existante, sauf en ce qui concerne l'eau ; qui, même lourde en grandeproportion, allait modifier les unicellulaires existants. Une fois ceux-ci modifiés par la vie océanique, et par l'augmentation du taux de vapeur d'eau dans l'atmosphère pour les continentaux, le prochain saut évolutif récapitulé allait pouvoir repermettre la manifestation de la vie d'organismes pluricellulaires. Ce saut évolutif s'opéra selon le même principe que leurs équivalents sur Uranus et Saturne : émergence dans l'urgence. Avec néanmoins une variante qui préfigurerai ce qui se passerait bien plus tard sur Mars, puis sur la Terre en plus perfectionné encore. Cette variante fut l'apparition de la photosynthèse, rendue « rentable » par la présence d'une atmosphère moins sombre que sur les planètes précèdentes, ainsi qu'une grande proportion de terres émergées ; qui plus est à un stade précoce de l'évolution jupitérienne. Comment cette photosynthèse se créa la première fois?

 

L'insuffisance de masse du planétoïde à l'origine de la formation de l'océan jupitérien clairsemé ne fut qu'apparente. Là encore, quand quelque est apparemment « raté », partiellement ou complètement, il y a une profonde raison évolutive. Ainsi, lors de l'explosion atomique souterraine catalysant la synthèse de l'eau, la réaction fut insuffisante sur les bords de l'explosion. Une certaine quantité d'hydrogène atomique devint gazeux, s'enflamma par endroits et monta dans la haute atmosphère par ailleurs. Des atomes d'oxygène ensurnombre dans cette gigantesque réaction se regroupèrent par deux pour former des molécules de gaz oxygène et par trois pour former des molécules d'ozone Quand le calme revint et que le déluge eut achevé de remplir les océans clairsemés de Jupiter, l'atmosphère contenait environ 10 % d'oxygène, ce qui était nouveau dans notre système solaire puisque cet oxygène ne figurait qu'à l'état de traces dans les atmosphères des planètes précédentes. L'apparition de cet oxygène fut un véritable poison pour les unicellulaires qui durent modifier leurs métabolismes pour survivre (mute ou crève !). Certaines espèces s'y adaptèrent en se nourrissant directement avec la lumière du Soleil. La photosynthèse était née, mais elle eut pour effet une production d'oxygène par ces unicellulaires. Ca tombait à pic : une fois la lave des deux énormes brèches solidifiée, la gigantesque réaction chimique prit fin et la régulation du taux d'oxygène dans l'atmosphère ne fut plus assurée. Nos unicellulaires allaient donc s'en charger, et certaines espèces se spécialisèrent dans ce rôle pour permettre aux autres de faire autre chose. Ces espèces passèrent de l'état mi-minéral/mi-végétal à l'état pleinement végétal qui serait plus tard à l'origine des végétaux pluricellulaires. Pendant ce temps-là des unicellulaires mi-végétaux/mi-animaux réagirent à l'apparition du « poison oxygène » en apprenant à s'en nourrir. Elles accédèrent ainsi au statut d'animal et furent à l'origine des animaux pluricellulaires. A ce stade, toute cette évolution fut étonnamment semblable, à l'octave au-dessous toutefois, de celle qui aurait lieu trois planètes plus tard c'est-à-dire sur la Terre. En effet, Jupiter est la dernière planète du grand cycle qui a duré la moitié de l'évolution de notre système solaire, et un certain nombre d'innovations du cycle suivant devaient déjà être préparées à la fin du précédent. Ce cycle suivant comprendrait l'évolution sur Mars, la Terre, Vénus, Mercure... et parallèlement, la transformation des premières planètes telluriques en planètes géantes, celles qui sont observables actuellement. C'est donc sur Jupiter qu'une sorte de pont évolutif va être posé : à la fois réaliser la forme optimale de tout ce qui avait été commencé de Proserpine à Saturne, dans une sorte d'apothéose finale, tout en préparant des conditions qui permettraient au prochain cycle de bénéficier de l'acquis du premier. C'est ainsi que les pluricellulaires qui vont apparaître vont être à la fois très complexes grâce à l'acquis des planètes précédentes, et présentant certaines caractéristiques qui seront reprises dans le cycle suivant sous une autre forme.

Et puisque cette apparition va se faire au cours du grand remake général, sa cause va être la même que sur Saturne et Uranus : crise de l'énergie ; dans d'autres circonstances toutefois. Le point de départ du changement fut encore une fois le plafonnement de l'évolution dès que des modifications environnementales ne forcèrent plus les unicellulaires à une nouvelle adaptation, ce qui arriva quand la photosynthèse fut bien au point et les micro-organismes modifiés comme expliqué plus haut. Ne pouvant plus évoluer qualitativement, ces unicellulaires se mirent à évoluer quantitativement c'est-à-dire à grandir. Mais le volume d'une cellule qui grandit croît plus vite que sa surface. Au-delà d'une certaine taille, une cellule n'arrive plus à absorber assez de nourriture par sa petite surface pour son « gros » volume. Voilà donc la crise de l'énergie qui se représenta sous une forme encore nouvelle. La réponse de l'évolution fut donc de s'assembler en organismes plus grands composés de plusieurs cellules. Un autre avantage en découla : ces végétaux et animaux pluricellulaires vivraient beaucoup plus longtemps car leurs cellules mourront et se renouvelleront petit à petit pendant que les organismes entiers continueront de vivre comme si de rien n'était. Cela allait permettre de nouvelles possibilités sur le plan de l'expansion de la conscience, et c'est toujours vrai sur la Terre. Mais nous n'y sommes pas encore. Que vont faire ces nouvelles créatures ?

D'abord atteindre le niveau d'évolution qui avait été atteint à la fin de Saturne, avec toutes les variantes découlant des conditions jupitériennes, comme la présence d'oxygène dans l'atmosphère, la surface des terres émergées qui couvrent plus de la moitié de la planète... Le grand remake général fut ainsi enfin fini, quand Jupiter arriva vers 150 millions de Km du Soleil, soit la position de la Terre actuelle. Avec ce bagage évolutif de quatre planètes concentrées sur une, Jupiter allait faire du neuf.

Je ne vais pas retracer ce neuf dans le détail car il a été refait à l'octave au-dessus sur Mars et sur la Terre lors de leurs remakes respectifs. Et à partir de ce stade, l'évolution va tellement se complexifier qu'il faudrait un livre par planète ! Il est plus important de percevoir les forces directrices (supralumineuses) qui sont à l'œuvre derrière ces créatures qui les font évoluer en retour, que de connaître tous les détails au point de perdre de vue le plan d'ensemble. Du reste, une double lecture du livre permettra au lecteur persévérant d'en apprendre plus sur ces étapes jupitériennes en lisant les mêmes étapes version Mars et Terre, avec celle de Jupiter présente à l'esprit. Voici donc un résumé de ce qui se vécut de neuf sur Jupiter.

C'est incontestablement sur les terres émergées, majoritaires sur Jupiter, que l'évolution porteuse du degré de conscience le plus élevé se manifesta. L'apparence extérieure des créatures s'apparentant à nos yeux à des animaux va évoluer de formes rappelant des « poissons à pattes », jusqu'à des créatures quasi simiesques étrangement terrestres de loin, mais organisées autrement : ce qui est cinq était quatre et ce qui est deux était trois. Imaginez trois yeux avec un spectre de visibilité différent pour chaque œil... Ces dernières créatures arriveront juste à la frontière de la conscience autoréfléchie, (être conscient qu'on est conscient sans l'aide d'une créature plus évoluée.) Les esprits-groupes des créatures continentales vont donc tenter de matérialiser leur perfection supralumineuse en amenant ces créatures vers cette conscience autoréfléchie qui semble être le but de l'opération. De nombreuses chutes d'astéroïdes seront nécessaires pour relancer l'évolution qui se figeait chaque fois, dès qu'une innovation avait été matérialisée dans la génétique. Un certain nombre d'espèces n'évoluèrent d'ailleurs pas dans ce sens. A chaque cataclysme, il y en eut qui « prirent peur » et se réfugièrent dans les océans. En quelques heures elles se transformèrent en leur équivalent marin ! Une transformation aussi rapide peut sembler incroyable, mais elles étaient courantes à ce stade de l'évolution jupitérienne. Dans mon premier livre, j'ai longuement expliqué que 90 % de notre ADN sert à mettre en réserve des gènes d'anciennes espèces, ou à en préparer de nouveaux via notre comportement ; et qu'à chaque cataclysme, ces gènes non-codants pouvaient se mettre ou se remettre en service et modifier leur porteur d'un seul coup, en une génération. Je ne referai donc pas l'exposé de génétique pour démonter cela à nouveau

 (41 : J'avais présenté ce rôle de l'ADN non-codant comme sûr et certain parce qu'il s'accordait avec ma perception directe en ce domaine. Pourtant, sur le plan scientifique, cela ne pouvait être présenté que comme une hypothèse, déjà étayée il est vrai (cf « La Recherche » mai 1984). Neuf ans plus tard dans la même revue, voici ce que je lis : «...parmi lesquels 3 à 5 % constituent les gènes de l'homme. Cette proportion faible s'explique par le fait qu'en dehors des gènes, il existe encore de nombreux segments d'ADN sans fonction connue qui ne sont que les traces de l'évolution fixées dans le génome. Ce reste (au moins 95 % chez les mammifères) constitue probablement des « archives », inutilisées actuellement, mais qui, parce qu'elles ne sont pas un trop lourd fardeau, sont conservées de génération en génération et peuvent fournir le matériau de base pour la construction de nouveaux gènes au cours de l’évolution. » (pp. 224 n° 251). Dans le numéro hors série de « Science et Vie » de septembre 1993, il y a également de nombreux détails qui accréditent de plus en plus ce qui est toujours présenté comme une hypothèse uniquement parce que cela s'oppose à l'égrégore néo-darwinien. Etant un auteur libre inféodé à aucun égrégore, je peux voir que cette hypothèse est « la bonne » (du moins relativement à l'époque et la limite de compréhension fixée par la structure du cerveau humain actuel)..(2013 : les recherches sur les séquences non-codantes se sont complexifiées dans de multiples directions, mais toujours pas de synthèse sur le sujet, et toujours pas de contre-preuve de l’hypothèse de départ).

 

 me contentant de rappeler qu'il est plus facile de faire recoder des anciens gènes que d'en mettre en service de nouveaux. Sur Jupiter, la génétique n'était pas vraiment la même et il y avait par exemple autant d'acides aminés que de codons, sans ponctuation. Cela donnait que non seulement ce principe terrestre était déjà valable, mais en plus qu'il pouvait s'accomplir en quelques heures : à chaque cataclysme, quelques espèces se jetaient à l'eau et se transformaient en quelques heures en espèces marines ! Les océans clairsemés de Jupiter devinrent ainsi le lieu d'accueil d'espèces continentales qui « décrochaient » de l'évolution principale. Mais tout est récupéré, et l'arrêt de l'évolution pour ces espèces nouvellement marines leur permettait d'être parfaites dans le rôle du maintien de l'écosystème marin qu'elles assurèrent jusqu'à la fin, permettant à la vie continentale de se poursuivre tant une planète forme un tout. Quant aux espèces continentales qui ne se jetaient pas à l'eau lors de ces cataclysmes, elles se transformaient entre autres en accroissant le volume de ce qui était l'équivalent d'un cerveau. Le cerveau est le point de communication par lequel il peut recevoir ses informations. Jean Charon dit même qu'il y a un mini trou noir dans le cerveau, puisque le temps peut s'y inverser par les souvenirs et les projets. Nos créatures continentales jupitériennes vont donc avoir leur cerveau qui va s'accroître automatiquement, à chaque saut évolutif de type 2 (44), pour matérialiser l'univers supralumineux dans l'infra afin de le faire évoluer, chose qui ne peut pas se faire dans le supra, parce qu'il est parfait. La communication entre la partie infralumineuse et la partie supralumineuse de l'être est tributaire de l'importance du point de passage, le cerveau en l'occurrence. Il est donc clair que plus le cerveau sera gros par rapport au reste du corps, plus les possibilités de communications infra/supra seront élevées. Car n'oublions pas qu'un des buts de l'existence est de matérialiser dans l'aspect physique (infralumineux), la perfection supralumineuse de l'univers au stade où cette perfection est bloquée au moment où la créature naît. Voilà du même coup pourquoi les récapitulations planétaires sont plus évoluées à chaque fois, car entre temps, les créatures qui sont mortes ont accru l'information de l'univers supralumineux dont la perfection se bloque un peu plus haut en fonction de cette information. La perfection existe donc à tous les stades et est effective dès que, l'évolution s'arrêtant, une chose peut profiter de toutes les informations la concernant. Cette perfection peut donc exister même dans l'horreur, et n'est par conséquent pas synonyme d'évolution, ce qui démontre l'utilité de la matière infralumineuse pour que cette évolution puisse se faire. C'est ainsi qu'après bien des chutes d'astéroïdes, bien des retours à la mer et autant de mutations marines et continentales, les créatures jupitériennes ayant le plus gros rapport cerveau/corps furent ainsi suffisamment . « équipées » pour accéder à la conscience autoréfléchie, c'est-à-dire humaine au sens commun de ce mot Pourtant, cela ne se fit pas. Pourquoi ? Parce que notre système solaire n'était pas assez indépendant pour héberger une vie qui manifesterait une plus grande indépendance que la sienne. J'ai déjà évoqué que le Soleil était dans une zone très peuplée en étoiles, et donné deux exemples de liens entre l'évolution des systèmes solaires voisins avec celle du nôtre.

 

Pour que des créatures totalement individualisées apparaissent dans notresystème solaire, il fallait d'abord que ce dernier le soit aussi, ce qui n'était cas comme ces exemples le montrent. C'est pourquoi les dernières civilisations jupitériennes ne devinrent pas humaines au sens où nous l'entendons, malgré leur arrivée au seuil d'humanisation individuelle du point de vue de la conscience. Il manquait un « déclic » qui ne pouvait être déclenché que par l'accession à l'indépendance de notre système solaire vis-à-vis de ses tous proches voisins. C’est le voisin le plus proche, cinq semaines-lumière exactement, qui allait donner son indépendance à notre système solaire en mourant dans une gigantesque explosion. Ce qui avait été vécu sur ce système à vie courte allait ainsi réintégrer l’univers supralumineux, tout comme ce qui avait été vécu sur le nôtre jusqu’à nos dernières  créatures jupitériennes.  Un échange-mémoire supprimerai la dépendance entre ces deux systèmes par fusion dans celui des deux qui continuerait à vivre,

 (45 : .Ce phénomène est visualisable à l'échelle humaine actuelle. Par exemple, ces deux sœurs siamoises irlandaises (kathy et Eijish) qui ont été séparées à l'âge de 3 ans : une seule a survécu à l'opération, et les parents ont eu l'extrême surprise de constater que le caractère de celle qui était morte s'était « mélangé » à celui de la survivante. Par exemple, la survivante qui était introverti e avant l'opération devint extravertie comme l'était la morte avant l'opération. Idem pour des « petites manières » des deux qui fusionnèrent aussi dans la survivante.)

 à savoir le nôtre qui, à vie longue, n'en était moitié. Et c'est dans l'information de ce voisin que se trouvait le catalyseur qu’il manquait aux derniers jupitériens pour devenir humains au sens où l'entendons actuellement; c'est-à-dire individualisé et opératif dans le rôle de créateur capable de conduire une évolution à la place d'une catastrophe débloquante, dont voici une application pratique à titre d'exemple : vouloir et pouvoir vivre autrement que selon le principe naturel de la prédation quelle soit (cannibale, sociale, financière, relationnelle voire amoureuse...). Entre la  simple conscience autoréfléchie, point de départ de l'humanisation, et son couronnement tel que je viens de le décrire, il y a une évolution tellement longue qu’elle n'est toujours pas accomplie sur Terre à l'heure où j'écris ces lignes... L'explosion du chapitre suivant ne sera donc que son coup d'envoi, et plusieurs planètes dont la Terre ne seront pas de trop pour là mener à bien...