CHAPITRE 31

 

L’ère Penternaire et la fin de la Terre

 

L'Apocalypse est finie. L'ère penternaire commence. La Terre s'est éloignée du Soleil et la pression et la composition de son atmosphère ont changé. La Terre se stabilisait (113 : Chapitre 21 de mon 1er livre ) vers 167 millions de Km du Soleil, avec une atmosphère dont la pression avait diminué presque de moitié : 0,5 à 0,7 bar au lieu de 1 actuellement (113). Autrement dit, au niveau de la mer, la pression deviendra la même qu'entre 5500 et 3500 m d'altitude. Avec cette pression plus faible, il est évident qu'il devra y avoir une plus grande proportion de gaz créateurs d'effet de serre (C02, CH4, 03 troposphérique...) pour pouvoir retenir la chaleur avec autant d'efficacité.

Ce modèle « scénario de base (113) » peut être pire ou moins violent. S'il était franchement pire (éclatement et/ou collision de la Lune avec la Terre), la Terre sortirait de la zone de vie en quelques millénaires, et l'ère penternaire serait réduite à sa plus simple expression. L'évolution vénusienne prendrait alors du retard, à rattraper au détriment de sa qualité. Telle n'est pas la « ligne de moindre résistance » et tout sera mis en œuvre pour que le scénario rende quand même possible l'existence d'une dernière grande ère avant la fin de la Terre. Il est même possible que le scénario soit plus « calme », et que la Terre se contente de 160 millions de Km du Soleil avec une ère penternaire plus longue. Mais dans ce cas, le niveau évolutif atteint à la fin de la Terre sera le même, car le saut évolutif moins violent ne permettra qu'une métamorphose moins complète, laissant plus de travail pour la suite : par son libre-arbitre (on a vu le lien entre comportement et type d'apocalypse), l'être humain peut donc choisir de faire le travail plus ou moins vite, et en conséquence plus ou moins péniblement, avec une forte apocalypse dans le premier cas, et une plus faible dans le second. Mais il n'a pas encore le libre-arbitre sur la nature de ce qui doit être fait. Le récit de l'ère pentemaire que je vais prophétiser dans ce chapitre est donc à lire de ce point de vue. C'est le « modèle de base » qui correspond à la « ligne de moindre résistance à la matérialisation future » ; ligne résultant de l'état supralumineux de l'humanité actuelle. Ce modèle de base d'ère pentemaire pourra donc, comme l'Apocalypse, se matérialiser selon sa première harmonique, voire sa seconde si tout le monde fait un effort dès maintenant. Malgré le lointain futur qui nous sépare de cette époque, c'est donc encore à vous de jouer !

L'ère pentemaire commencera par une glaciation qui ne sera pas fantôme, loin s'en faut ! En effet, la dernière catastrophe de la série déviera la Terre sur une orbite très excentrique (148-174 millions de Km du Soleil). A chaque passage à l'aphélie, de la glace se formera aux nouveaux pôles, et qui ne fondra pas aussi vite lors de chaque retour au périhélie, car l'obscurcissement de l'atmosphère consécutif à ce dernier cataclysme empêchera la chaleur d'arriver au sol. Quand le Soleil l'éclairera à nouveau, ce sera trop tard : la glaciation sera devenue autoperpétuante par réaction en chaîne, et seule la recircularisation relative (167 +-7 millions de Km du Soleil) de l'orbite terrestre y mettra fin, aidée par la stabilisation de l'atmosphère dans sa nouvelle composition qui retiendra mieux la chaleur par effet de serre accru ; sans oublier la reformation de la couche d'ozone et de la magnétosphère qui avaient disparu. Cette stabilisation demandera plusieurs millénaires, une dizaine au maximum. Pendant cette glaciation, les survivants feront repartir la civilisation tout en mutant profondément dans des circonstances relatées dans mon premier livre. Sans couche d'ozone ni magnétosphère, les nouveaux humains deviendront en quelques dizaines de générations aussi différents de nous que nous le sommes des dinosaures !

 (114 : Le trou noir à l'échelle humaine devra être plus gros, impliquant un rapport cerveau/corps de 1/30 au début de l'ère penternaire, augmentant jusqu'à 1/10 à sa fin. Cet immense cerveau sera situé au centre du corps qui sera la tête d'où partiront les membres tout autour. Ces membres assureront les fonctions vitales plus les déplacements dans tous les milieux (air, surface de l'eau et terre). Poids total divisé par 2 par rapport à la moyenne actuelle. Perceptions supramentales au sens large du terme. Vision ultraviolette. )

 car ils avaient de nouveaux gènes en réserve. Sans quoi ils seraient tous morts de mutations létales, bien entendu. C'est d'ailleurs ce qui arrivera à beaucoup, et le froid aidant, seule la nouvelle zone intertropicale abritera la vie pendant cette glaciation qui sera la plus importante depuis très longtemps. Pourquoi « nouvelle » zone intertropicale et « nouveaux » pôles? A cause des décalages lithosphériques pendant la période apocalyptique. Le premier décalage -imminent- ne sera que d'une dizaine de degrés -dans le modèle de base toujours-, ce qui modifiera complètement l'économie mondiale et même toutes les répartitions de peuplement, frontières linguistiques, climatiques etc. Le dernier de la série, d'au moins 60° rendra la géographie méconnaissable,

 (115 : Un décalage lithosphérique de 70° au total amènera deux endroits tropicaux et antipodaux à la place des pôles et inversement, amènera ceux-ci sous les tropiques. Dans plusieurs possibilités (on peut placer l'axe tout le tour des tropiques), les masses continentales des deux hémisphères seront équilibrées. De nouveaux continents auront émergé, notamment le long de la dorsale médio-atlantique. Inversement, des morceaux d'anciens continents auront disparu, enfoncés sous le niveau de l'océan par les impacts. -En Afrique, notamment.-)

 et c'est cette fois sur une nouvelle surface terrestre agrandie et non plus une géographie modifiée que les surhumains et les superchimpanzés se retrouveront côte à côte pour une nouvelle grande ère.

 La période glaciaire sera à la fois une « mise à l'épreuve » et une façon de tester et fignoler

 (116 : Le gros de la mutation se fera en une seule génération, dès que les nouveaux gènes en réserve dans l'ADN non-codant coderont brusquement. Mais ils devront ensuite passer à l'épreuve de la sélection sous la pression du nouvel environnement. Ce sera le « fignolage » qui durera quelques dizaines de générations pendant lesquelles les nouveaux humains dirigeront cette sélection. N'oublions pas qu'en contrôlant et orientant le phénomène maladie, nous pouvons modifier consciemment notre code génétique -128-. Les nouveaux humains auront eu un millénaire pour s'y exercer, avant la dernière phase de l'Apocalypse -112-)

les nouveaux codes génétiques, humains, animaux et végétaux, sur le tiers de la Terre habitable avant le peuplement général ; (pour éviter d'avoir à tout détruire en cas de faux départ). Car la glaciation, vraie celle-là, sera la plus forte de toute l'histoire terrestre en ce qui concerne son étendue ; pas sa durée. Cette glaciation permettra aussi un nettoyage complet des fonds océaniques jonchés de polluants de toutes sortes entraînés via rivières et fleuves depuis l'époque industrielle par les inondations rendues possibles par des périodes de sécheresse, pôle opposé permettant aux inondations nettoyantes d'exister. Les polluants iront ainsi se faire digérer à très haute température dans l'asthénosphère, via l'accélération des mouvements tectoniques déclenchée par les cataclysmes, pour rééquilibrer les masses continentales faisant « balourd ». C'est donc une Terre propre et légèrement plus grande (13200Km de diamètre) que les nouveaux humains découvriront quand les glaces fondront. Cette fonte se fera rapidement (en quelques siècles), déclenchée par le franchissement d'un seuil critique au cours de la stabilisation de la nouvelle atmosphère/couche d'ozone/magnétosphère qui réchauffera les climats brutalement, dès le franchissement de ce seuil. Voilà donc planté le décor du début de l'ère penternaire. Pour comprendre la suite de l'histoire, c'est maintenant vers l'état de conscience de toute la flore et la faune mutante, humaine en particulier, qu'il faut se tourner.

Le principal travail de la nouvelle espèce humaine

 (117 : Il s'agit bien des « surhumains », mais ils ne sont surhumains que par rapport à nous, actuellement. Et comme le terme « humain » désigne l'espèce qui est « à la pointe de la nouveauté » pour une planète, quelle que soit sa forme comme on l'a vu, ces « surhumains » vus depuis l'époque actuelle deviennent « humains » quand on les voit depuis leur future époque dont les humains actuels ont disparu, ce qui est le cas dans ce chapitre.)

 consistera à remplacer l'intelligence planétaire. Cette dernière abandonnera progressivement la Terre au début de l'ère penternaire, pour aller préparer Vénus qui jusque-là suivait le mouvement d'expansion éthérique du Système Solaire sans s'en individualiser d'un iota.

 (118 : Le mystère de la rotation de Vénus, supérieure à sa rotation synchrone, trouve sa raison d'être ici. En effet, le jour est plus long que l'année sur Vénus : 243 jours, contre 225 pour l'année, fait unique dans le Système Solaire. Détails au prochain chapitre sur Vénus).

 Le règne humain ne sera donc plus « dépositaire de l'intelligence planétaire » comme par le passé, mais il deviendra lui-même l'intelligence planétaire. Elle se matérialisera donc pour la première fois dans le Système Solaire ! Chaque être humain sera comme une cellule nerveuse de cette intelligence terrestre nouvelle, formée de tous les humains. Quant à l'ancienne, elle préparera l'entrée de Vénus dans la zone de vie. Certes, Vénus y rentrerait de toute façon sans elle, mais en répétant le passé des précédentes planètes. Pour induire certains événements particuliers à l'évolution vénusienne, l'intelligence terrestre devrait interférer dans la simple expansion puisque les événements en question sont la métamorphose de l'évolution terrestre jusque-là, apportant par conséquent son expérience à l'entrée de la planète suivante. Avec notre énorme cerveau situé au centre du corps, nous pourrons comprendre des choses encore incompréhensibles actuellement. Par exemple, comment un être humain pourra-t-il être à la fois une « cellule nerveuse » de la nouvelle intelligence terrestre, tout en ayant encore plus d'autonomie évolutive et d'individualité qu'actuellement ? Nos cerveaux actuels pourraient se tirer de ce mauvais pas en invoquant une sorte de mécanique quantique macrocospique à la Jean Charon (le vouloir et le non-vouloir de la particule appliqué aux humains). Mais impossible de décrire concrètement ce qui se passera dans la pratique. Le possible déplacement des humains dans tous les milieux (air, terre, mer) pour participer à l'élaboration d'événements météorologiques, par exemple, complique encore la situation. C'est pourtant ce que fait l'intelligence terrestre à l'heure actuelle, en envoyant par exemple cent litres d'eau au m2 en une nuit sur 5 000 km2 parce qu'ils- ont besoin d'être nettoyés de divers polluants ; qui iront ainsi au fond des océans via rivières et fleuves. Ou encore en rééquilibrant le déluge de bombes (élément feu) qu'a reçu l'Iraq en 1991 par un hiver suivant diluvien (élément eau) qui fut « l'hiver du siècle » dans une partie du Moyen-Orient dont l'Iraq. Inversement, la France et les USA connaissaient leur troisième année de sécheresse (élément feu qu'ils infligeaient à l'Iraq) qui se rééquilibra ensuite en inondations (élément eau) ces trois dernières années (depuis l'été 92), en France comme aux USA ! Cette gigantesque mosaïque dont tous les morceaux sont interconnectés sera beaucoup plus facilement compréhensible pour les humains pentemaires... pour la bonne raison qu'ils participeront à sa matérialisation et à sa direction tout en restant eux-mêmes ! Mais apprendre à réguler tous les facteurs nécessaires à maintenir l'homéostasie d'une planète est un travail totalement nouveau pour une espèce humaine. Et comme tout nouveau travail se fait souvent avec bien des imperfections, l'ère penternaire durera moins longtemps que les autres. A cause de quelques oublis sur lesquels je reviendrai, la Terre sortira de la zone de vie avant 200000 ans. Entre temps, cet apprentissage dans notre rôle d'intelligence planétaire nous permettra d'entrer en contact avec d'autres intelligences planétaires d'autres systèmes solaires. Les extraterrestres, ce sera cela, tout simplement.

A ce stade, l'organisation extérieure des civilisations pentemaires importe peu, elle sera un peu une répétition à l'octave au-dessus des civilisations de la période actuelle. Grâce à leurs travailleurs dévoués, les superchimpanzés, les humains seront presque affranchis des travaux élémentaires et pourront se donner à plein temps à leur travail de régulation planétaire et de reprise de la conquête spatiale, à l'octave au-dessus, là encore. L'aboutissement de cette conquête spatiale sera le contact avec d'autres systèmes solaires, mais par les intelligences planétaires entre elles, d'abord. En effet, pour une intelligence dont le corps fait 13000 km de diamètre, les années-lumière qui séparent une planète d'un système solaire de sa sœur d'un système solaire voisin sont réduites, relativement, de dix millions (taille d'un être humain par rapport à ces 13000 km). Ce serait une illusion matérialiste de croire que des Terriens de cette époque future, et a fortiori des actuels, puissent débarquer sans crier gare sur une autre planète habitée d'un système solaire voisin. Dans l'autre sens aussi, des extraterrestres ne débarqueront pas à l'improviste sans ce préaccord au niveau des intelligences planétaires respectives. Et cet accord ne sera donné que si l'évolution d'un nombre suffisant d'humains des deux planètes est à la hauteur de ce qu'il pourrait résulter d'une collaboration évolutive entre deux systèmes solaires voisins. C'est pourquoi un tel contact est impossible actuellement, car les intelligences planétaires n'ont que faire, pour cette collaboration, de gouvernants pédocriminels et mafieux avec « justice-informaticus » aux ordres. Actuellement, la non-connection de chaque humain avec l'intelligence planétaire nous fait voir, individuellement, les distances avec les systèmes solaires voisins dix millions de fois plus grandes. Au cours de l'ère penternaire, l'intelligence planétaire déléguera ses prérogatives aux humains, dont chacun, du coup, aura la vision de celle-ci et verra donc les systèmes solaires voisins dix millions de fois plus proches ! Le contact sera cette fois possible, car l'évolution sera à la hauteur et la technique suivra. Les vieux rêves de science-fiction deviendront réalité... avec en prime des humains moins arriérés que les actuels, ayant chacun une vie spirituelle libérée des egrégores, alors qu’actuellement, ces égrégores peuvent faire basculer 80% des honnêtes gens dans la corruption et la pédocriminalité organisée par des « élites », qui en guise d’élites sont les plus en retard du point de vue de l’évolution.

Pendant toute l'ère penternaire, les humains ne connaîtront pas de famine, car leurs superchimpanzés (anciennement « élites ») dévoués et bien-aimés assureront tous leurs besoins élémentaires qui seront moins importants -en quantité- qu'actuellement, notamment l'alimentation. L'humanité penternaire ne connaîtra pas non plus la guerre, ce qui pourra faire croire que le fonctionnement par prédation sera définitivement devenu de l'histoire ancienne. Application à 100 % du message christique (sortir de l’animal)? Pas tout à fait, car tout arrêt brutal engendre un rebond. Ce rebond ne se manifestera qu'à la fin de l'ère penternaire mais il déterminera sa fin. N'oublions pas en effet, que les humains de cette époque entretiendront eux-mêmes les mécanismes à l'œuvre dans l'homéostasie de leur planète Terre, coordonnés comme un seul être au sein de l'intelligence planétaire dont ils seront chacun comme une cellule nerveuse. Et il suffira qu'ils s'arrêtent d'entretenir ces mécanismes pour que la Terre devienne une naufragée du cosmos, abandonnée par son intelligence.

L'humanité se divisera alors en deux parties. Pendant que la partie de pionniers commencera à tenter des voyages vers des systèmes solaires voisins, après avoir exploré le nôtre de fond en comble, l'autre partie recommencera à se battre comme au bon vieux temps pourri de l'ère quaternaire. De vieux gènes ressortiront de l'ADN non-codant, et avec eux les vieilles pratiques orgueilleuses et hypocrites, comme à la belle époque de l'apprentissage de la démocratie, au cours de laquelle des bourgades françaises vivaient encore avec une mentalité de tribu, se servant des autorités locales - forcément sous le même égrégore- pour exclure les nouveaux venus qui n'avaient pas « l'esprit de la tribu », c'est-à-dire l'esprit de façade pseudo-sociale chasse-bistrot-discussions au milieu du passage moteur tournant et polluant pour rien ; et qui, goujaterie suprême, engueulaient celui qui réclamait le passage pour cause de travail avec horaire incompressible. Mais à cette lointaine époque, les humains pouvaient vivre ainsi sans soucis directs : l'intelligence planétaire continuait d'assurer la bonne marche de la Terre, se contentant de rééquilibrer les surcharges écologiques dues aux humains du Quaternaire par de petites catastrophes régionales (tremblements de terre, alternance de sécheresses et d'inondations, guerres, explosions volcaniques...) . Cela sera différent au Pentemaire. Les humains assumant eux-mêmes l'entretien de la Terre, ne faisant qu'un avec l'intelligence planétaire, leur démission pourra avoir des répercussions immédiates sur les climats, les paramètres orbitaux, la pression de l'atmosphère etc. Et c'est effectivement ce qui se passa. Ils allaient être directement responsables de la sortie de la Terre de la zone de vie. Pas besoin de l'entremise d'un astéroïde ou d'une chute de Lune, cette fois-ci. L'intelligence planétaire extérieure n'étant plus là pour réparer les erreurs humaines comme elle le faisait au Quaternaire par petites catastrophes interposées, la première et unique guerre de l'ère pentemaire, la dernière de l'histoire terrestre, déstabilisa l'écosystème terrestre. En plus, occupés à guerroyer avec une technologie plus avancée que l'actuelle, ils n'assurèrent plus l'entretien de la Terre. Quand quelqu'un le signala assez fort pour que tout le monde l'écoute, il était trop tard : la Terre s'éloignait du Soleil d'un million de km par an... de quinze mois puisqu'elle se trouvait à 167 millions de Km du Soleil. Les baromètres baissaient lentement mais sûrement, inexorablement. Tout le monde se réconcilia devant l'urgence, mais la reprise en main de l'entretien de la Terre ne put qu'arrêter l'accélération du phénomène, puis le ralentir un peu mais pas l'arrêter complètement. Respirant une atmosphère limpide sous un ciel violet, mais qui se raréfiait lentement, les humains comprirent que leur corps commun, la Terre, ne se remettrait pas du choc. Une décision importante fut alors prise, et elle redivisa l'humanité en deux parties qui ne coïncidaient pas forcément avec l'ancienne scission.

 Il y eut d'un côté les partisans d'une émigration sur Vénus, pour la coloniser. Les autres eurent peur de la chaleur infernale qui régnait toujours à la surface de Vénus, et décidèrent de rester sur Terre en construisant des villes sous cloche, pendant qu'ils avaient encore une atmosphère respirable à l'extérieur. Et ce furent des adieux si tristes que les humains actuels ne les auraient jamais supportés avec leur état de conscience fragile.

Une expédition, sorte d'arche de Noé spatiale, s'envola donc pour Vénus avec bon nombre de vaisseaux qui firent quelques navettes, emportant ainsi beaucoup de monde. Ceux qui restèrent construisirent comme prévu leurs villes sous cloche. Pendant quelques années, ils purent laisser les portes étanches ouvertes car l'air était encore respirable, bien que la pression soit tombée à 0,3 bar. Ils faisaient seulement bien attention à la température avant de sortir, car les écarts augmentaient de plus en plus. Puis, ils fermèrent les portes et pressurisèrent les cloches, se contentant de courtes sorties dans un air tellement raréfié qu'ils ne pouvaient le respirer que quelques heures avant de tomber d'épuisement. Enfin, au bout d'une vingtaine d'années, ils fermèrent définitivement les portes, et fabriquèrent de l'oxygène à partir des roches. La pression était tombée à 0,08 bar, et la Terre se trouvait à 190 millions de Km du Soleil, hors de la zone de vie. Ils vécurent pourtant plusieurs millénaires, conservant le contact avec la colonie vénusienne dont le sort, différent, n'était guère plus enviable. Certains commencèrent à regretter qu'une comète ou un énorme astéroïde ne vienne pas mettre fin à cette vie artificielle et sans avenir spirituel. Mais comme l'intelligence planétaire, c'était eux, tant qu'ils faisaient tout pour survivre, aucun corps céleste ne pouvait entrer en collision avec la Terre ! L'information qui, en s'infraluminisant, dévierait un corps céleste vers la Terre ne pouvait venir que d'eux, sous forme de l'acceptation et même de la demande d'une fin. Le nombre de ceux souhaitant la mort vint à augmenter. Après plusieurs millénaires, presque tout le monde s'y rallia, et l'information passa.

Pendant tout ce temps, Mars s'était éloigné à plus de 300 millions de Km du Soleil, et Cérès, déjà antérieurement dévié, vint un jour à le frôler. Par un effet dit de « fronde gravitationnelle » déjà expérimenté par les sondes spatiales, Cérès tourna d'environ un huitième de tour autour de Mars et continua sa route, dévié en direction de la Terre. Sa nouvelle orbite qui résulta de cette déviation s'excentra ainsi : aphélie vers 500 millions de Km, et périhélie vers 200 millions de Km. Or la Terre orbitait maintenant entre 190 millions de Km au périhélie et 200 millions de Km à l'aphélie. Comme l'information était passée, une orbite de collision se présenta. Cérès est le plus gros astéroïde restant de la planète avortée (933 km de diamètre). Les quelques villes sous cloche qui ne furent pas pulvérisées par l'impact le furent indirectement par les séismes qu'il provoqua. Les cloches se fendirent et les derniers Terriens rejoignirent l'univers supralumineux après un séjour dans l'astral réduit à sa plus simple expression, tant cette longue attente de la mort en avait fait l'office : ils l'avaient vécu de leur vivant avec leurs sens physiques, faisant de la dernière vie consciente sur Terre une expérience qui irait loin...

La Terre allait lentement s'éloigner jusqu'à la place du Mars actuel. Ce dernier se trouvait déjà à 310 millions de Km du Soleil, et une dépression éthérique s'était ainsi creusée entre la Terre et Vénus, « aspirant » ainsi cette dernière qui ne bougeait pourtant pas. Pourquoi ? A cause de la colonie terrienne qui avait réussi à y survivre. A première vue, on ne voit pas très bien le rapport : comment et pourquoi une installation terrienne empêchait Vénus de rentrer dans la zone de vie ? C'est par là que l'histoire de Vénus va commencer, dans le chapitre qui lui sera réservé.

 

 

CHAPITRE 32

 

Quand Vénus sera à la place de la Terre

 

Avant la suite des événements comme promis, il est nécessaire de replanter le décor car la vie est directement conditionnée par la configuration astronomique qui évolue sans cesse, par à-coups entrecoupés de périodes stables ; par sauts quantiques, petits et grands.

 

Actuellement, compte tenu de la petite masse de Mars par rapport à la Terre et Vénus proches l'une de l'autre, il existe une compression éthérique entre la Terre et Vénus et une dépression entre la Terre et Mars. En pratique, cela signifie que la Terre a tendance à être « aspirée éthériquement » en direction de l'orbite de Mars, pour que Vénus puisse s'éloigner des six millions de km qui rétabliraient l'équilibre éthérique, rompu depuis que Mercure « pousse » derrière en s'éloignant du Soleil. En effet. Mercure, planète dans l'enfance, suit l'expansion éthérique sans aucun retard, ce qui n'est pas le cas de notre vieille Terre dont l’inertie s’adapte au plan. Autrement dit, l'intelligence terrestre actuelle retarde l'apocalypse via le mental humain, donc l'éloignement de la Terre du Soleil, pour nous permettre de rattraper notre retard évolutif avant le saut imminent, ce qui modifie tout l'équilibre du tourbillon éthérique solaire comme on l'a vu. Cet équilibre instable met la Terre dans une position telle qu'un petit choc (astéroïde) l'éloignera du Soleil beaucoup plus que par sa simple action : une poussée minime peut faire tomber un lourd objet s'il est en équilibre instable. C'est pourquoi, à la fin de l'apocalypse, la Terre « décrochera » tellement vite de son orbite qu'elle pourra transiter jusqu'à 174 millions de Km du Soleil avant de se stabiliser sur une orbite moyenne située à 167 millions de Km, après une période très excentrique de 174-148 millions de Km. Au moment où la terre se placera sur sa nouvelle orbite de l'ère penternaire, la compression éthérique entre Vénus et la Terre s'annulera ainsi que la dépression entre la Terre et Mars. Vénus s'éloignera donc de 6 millions de Km, pour se stabiliser pendant toute l'ère penternaire sur une orbite située vers 114/115 millions de Km du Soleil. Pourquoi ce chiffre ? Précisément parce qu'à cette distance, Vénus retrouvera sa rotation héliosynchrone

 

(119 : Ne pas confondre rotation héliosynchrone avec révolution héliosynchrone. Cette dernière se fait en moins d'un mois, donc à moins de 20 millions de km du Soleil, et une planète plus proche finirait par y tomber dedans. La rotation héliosynchrone, elle, ne concerne pas l'orbite mais la rotation de la planète sur elle-même, et n'a donc rien à voir avec sa distance au Soleil. Elle signifie simplement que la planète montre toujours la même face au Soleil.)

 

 qu'elle avait perdu à cause de la rupture de l'équilibre du tourbillon éthérique solaire. Vénus possède actuellement la durée de son jour (243 jours terrestres) qui correspondrait à la rotation héliosynchrone qu'elle devrait avoir si le tourbillon éthérique était en équilibre. Cette rotation héliosynchrone (119) en 243 jours (terrestres), placerait Vénus environ 6 millions de Km plus loin du Soleil qu'actuellement, où son année ne dure que 225 jours terrestres. Le jour vénusien dure actuellement plus que son année, situation provisoire en attente de rééquilibrage, unique dans le Système Solaire et qui contredit les lois de la mécanique céleste et pour cause : elles ne tiennent pas encore compte de l'éther. Quand Vénus tournera vers 114 millions de Km du Soleil, son jour sera égal à son année, et elle montrera toujours la même face au Soleil. Elle restera sur cette orbite pendant toute l'ère penternaire, pendant toute la période où la Terre sera stabilisée, elle, à 167 millions de Km du Soleil. C'est donc cette Vénus en rotation héliosynchrone que les Terriens colonisèrent à la fin de l'ère penternaire. La suite des événements coule de source.

 

En effet, actuellement, Vénus est un enfer de chaleur, et la longue nuit vénusienne n'est que de 10° plus « froide » que son jour : 460° ! Pendant l'ère penternaire, sa stabilisation sur une orbite synchrone de 243 jours (terrestres) changera peu la situation. Le côté nuit étant cette fois toujours le même, se refroidira un peu, et l'éloignement aidant, la température chutera vers 400° du côté jour et 300° du côté perpétuellement dans l'ombre. Il est donc évident que c'est du côté nuit que la colonie terrienne ira s'installer. Sa technologie sera suffisamment avancée pour qu'un puissant éclairage artificiel résolve le problème de l'éclairage et des besoins psycho-physiologiques en lumière solaire. Il y eut malgré tout quelques accidents de mise au point, lors de la construction de quelques villes mi-souterraines mi-sous-cloche, dans la zone la moins chaude de la face nuit. Quand ces villes furent achevées, ils se préparèrent à attendre plusieurs millénaires, en se reproduisant, s'enseignant leur raison d'être ici, de générations en générations (la durée de la vie humaine avait tout de même augmenté dès le début de l'ère penternaire : 150 ans).

 

 (120 : Pour cause de « réoriginalisation » des aliments, c'est-à-dire que toutes les molécules alimentaires redevenaient démontables par des enzymes humaines, même les indémontables actuellement. Les maladies actuelles furent donc supprimées du même coup.).

 

 Leur motivation était très forte, car ils savaient que Vénus rentrerait bientôt dans la zone de vie, puisque la Terre en était sortie. Ils attendaient donc patiemment que l'épaisse atmosphère vénusienne se refroidisse en se dépressurisant. Quand Cérès entra en collision avec la Terre, les contacts radio furent brutalement interrompus avec les derniers Terriens, et pour cause. Mais ces derniers, sans atmosphère épaisse, avaient vu arriver Cérès extraordinairement nettement, et avaient prévenu leurs frères émigrants. Ces derniers comprirent alors que les événements allaient se précipiter. Effectivement, quand le choc déstabilisa la Terre au point qu'elle irait lentement se restabiliser vers l'orbite du Mars actuel qui en était lui-même déjà loin, la dépression éthérique ainsi créée attira Vénus qui s'éloigna du Soleil. Quand le tourbillon éthérique retrouva son équilibre, les distances des planètes telluriques au Soleil s'établirent comme suit : Mars +-330 millions de Km, Terre +-210 millions de Km, Vénus +-125 millions de Km, et Mercure +-70 millions de Km. Ces distances allaient rester à peu près stables pendant une première grande ère vénusienne. Mais les quelques années pendant lesquelles Vénus passa de son orbite synchrone à 115 millions de Km à son orbite de 125 millions de Km avec rotation quotidienne rapide, furent riches en événements. C'est au tout début de ce transit 115 à 125 millions de Km que nous en étions restés à la fin du précédent chapitre, lorsque la présence de la colonie terrienne retardait précisément son coup d'envoi, et on va voir pourquoi. Lorsqu'il eut enfin lieu, Vénus entra dans la zone de vie. Nos colons terriens allaient-ils enfin pouvoir sortir bientôt ?

 

C'était compter sans l'intelligence planétaire qui ne l'entendait pas de cette oreille. En émigrant sur Vénus, nos colons terriens s'étaient replacés sous sa dépendance ! N'oublions pas qu'elle avait préparé l'entrée de Vénus dans la zone de vie depuis le début de l'ère penternaire, après avoir abandonné les Terriens en leur déléguant son rôle pour la Terre afin que les Terriens fassent l'apprentissage de l'autonomie dans ce domaine. Pendant tout ce temps, cette intelligence planétaire avait déjà établi un plan de vie pour Vénus. Ce plan était le même que pour les autres planètes, puisque c'est celui de l'évolution du Système Solaire. Mais à la fin de chaque vie planétaire, l'intelligence planétaire s'enrichit des expériences vécues sur la planète d'où la vie s'en va. Arrivée à Vénus, l'intelligence planétaire avait intégré en supralumineux, en plus, l'évolution qui avait été réalisée grâce à l’infralumineux que constitua la vie terrestre jusqu'à son départ. Il lui manquait donc celle de l'ère penternaire. Pendant l'apocalypse et la glaciation Quaternaire/Penternaire, les morts humains et autres du Quaternaire avaient réintégré l'intelligence planétaire encore terrestre. C'est d'ailleurs grâce à cet apport évolutif que l'intelligence planétaire avait pu déléguer ses pouvoirs aux humains du Penternaire, et émigrer sur Vénus qui allait bientôt prendre le relais dans la zone de vie. Mais pour que cela puisse se faire, les derniers Terriens devaient aussi mourir, pour que toute l'expérience terrestre soit réinjectée dans l'intelligence planétaire devenue vénusienne. Là seulement, elle pourrait faire son propre saut évolutif qui lui permettrait d'incorporer à son plan de vie vénusienne, toutes les expériences de la période terrestre via les morts. Enfin, sur le plan biologique, des colons terriens se développant sur Vénus risquaient de semer un beau désordre dans le plan de vie de l'intelligence planétaire. En effet, l'évolution vénusienne allait commencer comme les autres en accéléré, par une aurore de pierres suivie d'une aube d'unicellulaires aquatiques etc. Que feraient nos colons terriens là au milieu ? Et en admettant qu'ils s'adaptent et se multiplient sur toute la planète ne risqueraient-ils pas de bloquer l'évolution vénusienne à un stade terrestre ? Bien sûr que si. L'intelligence planétaire n'avait donc que la possibilité de les faire mourir pour se réintégrer leurs expériences dont tout son plan de vie profiterait en dernière minute. Comment nos colons terriens allaient-ils finir ?

 

 J'ai souvent dit que la nature ne gaspille jamais ses énergies et qu'elle fait toujours d'une pierre deux coups quand ce n'est pas trois, quatre ou cinq et plus. Toutes les retombées et réactions secondaires sont toujours récupérées et utilisées à des fins évolutives. Là encore, l'intelligence vénusienne n'allait pas envoyer un astéroïde ou autre, uniquement pour pulvériser la colonie terrienne. Non, elle allait profiter de la catastrophe qui permettrait à « l'aurore de pierres » de démarrer sur Vénus, pour libérer cette dernière de ses colonisateurs terriens devenus bien embarrassants. Cette catastrophe du reste, s'était préparée pendant toute l'ère penternaire, depuis que Vénus montrait toujours la même face au Soleil, depuis son orbite située à 114/115 millions de Km du Soleil. Ne tournant plus sur elle-même pendant toute cette période, la structure interne de Vénus devint dissymétrique : chassés par la force centrifuge de la révolution autour du Soleil court-circuitant dissymétriquement la gravité vénusienne, des matériaux lourds de toute la surface de la planète migrèrent pas tout à fait vers son centre, formant un centre de masse qui était décalé côté nuit, opposé au Soleil central. Exactement l'inverse de la Lune qui est plus lourde du côté de la Terre centrale à cause de ses mascons (fig. 10 dans le chapitre 19). Il se pourrait d'ailleurs qu'elle se mette bientôt à tourner rapidement sur elle-même malgré son balourd qui la fera éclater... (première harmonique de la collision de base)... ou pas (deuxième harmonique) ; une aubaine pour les astronomes amateurs... s'ils survivent aux retombées orbito-climatiques. Revenons sur Vénus qui comme la Lune mais pour d'autres raisons, a une masse dissymétrique, dans le sens inverse de celle-ci. Cette dissymétrie a très lentement augmenté pendant toute l'ère penternaire. Arrive le moment où la Terre crée une nouvelle dépression éthérique, mais entre elle et Vénus cette fois-ci, en s'éloignant jusqu'à 200 millions de Km du Soleil. Vénus est « aspirée éthériquement » par cette dépression. Immobile dans un premier temps, elle finit par décrocher de son orbite pour transiter de 115 à 125 millions de Km du Soleil. Or entre ces deux distances, comme déjà vu à propos d'autres planètes, se situe une rupture de constance de la vitesse angulaire du tourbillon éthérique solaire. En clair, cela signifie que le tourbillon éthérique solaire tourne, jusque vers 120 millions de Km, à la même vitesse angulaire, comme s'il était d'une seule pièce indéformable, comme un immense disque rigide de 120 millions de Km de rayon. Au-delà de cette distance, la périphérie commence à tourner plus vite que le « disque » central. Physiquement, on penserait à MOINS vite. Mais les lois de l'éther ne sont pas les mêmes, et sont parfois inverses de l'apparence. Ainsi, plus on s'éloigne, au moins jusqu'à la première ceinture d'astéroïdes qui est sa zone la plus rapide, plus le tourbillon éthérique tourne vite pour entraîner tout le Système Solaire, depuis cette zone la plus rapide dans sa rotation. Cette vitesse angulaire variable, au-delà de 120 millions de Km, crée une rotation différentielle

 (121 : Si le tourbillon éthérique tourne plus vite au niveau d'une face d'une planète que de l'autre, cette face aura tendance à tourner plus vite autour du Soleil que l'autre. Comme c'est impossible puisque la planète n'est pas extensible, elle va absorber cette différence de rotation d'entraînement entre ses deux faces en se mettant à tourner sur elle-même.)

 entre le côté jour d'une planète, et son côté nuit, plus éloigné de quelques milliers de km (planètes telluriques au-delà de 120 millions de Km) ou de quelques dizaines de milliers de km (planètes géantes). Et c'est cette rotation différentielle (121) qui fait tourner les planètes sur elles-mêmes ! Cela explique le mystère des coïncidences entre les durées des jours par rapport aux éloignements et au diamètre des planètes (Uranus et Neptune +-16 heures : diamètre moyen = rotation différentielle moyenne = jour moyen. Jupiter et Saturne +-10 heures : gros diamètre = grosse rotation différentielle = jour rapide. Terre et Mars +-24 heures : petit diamètre = petite rotation différentielle = jour long). En transitant de 115 à 125 millions de Km, Vénus allait entrer dans la zone où son côté nuit allait subir un entraînement éthérique plus rapide que sa face jour. Cette rotation différentielle (121) allait faire tourner Vénus sur elle-même, en une douzaine d'heures pour commencer (elle ralentirait bien plus tard). Et cette mise en rotation brutale allait être à l'origine de la catastrophe qui allait faire d'une pierre trois coups, plus toutes les réactions secondaires.

Précision 2014: Les 3 groupes de vitesses de rotation données plus haut sont les vitesses stables pendant de longues périodes. Mais après des collisions et changements d'orbites, la rotation peut s'accélérer jusqu'au double, puis finit toujours par ralentir jusqu'aux vitesses citées.

 

La nature de la catastrophe coule maintenant de source : quand Vénus entra brusquement en rotation rapide (douze heures !) sur elle-même, son centre de masse plus près de l'ancienne face nuit engendra un balourd qui s'accentua avec le temps, sous l'effet de la force centrifuge. Les colons terriens assistèrent aux premiers jours naturels de leur vie. Mais le balourd s'accentua de plus en plus, jusqu'à tellement déstabiliser Vénus que pour se rééquilibrer, elle s'en débarrassa dans une formidable explosion de type volcanique mais à l'échelle au-dessus ! Cette explosion avait été générée par les contraintes gravitationnelles engendrées par le balourd, qui avaient produit une chaleur formidable ; s'ajoutant à la chaleur interne de la planète. L'éjection de ce balourd allait forcément se faire au point où la force centrifuge avait été la plus forte lors de sa formation, c'est-à-dire au centre de l'ancienne face nuit. Or c'est précisément là que les colons terriens étaient installés puisqu'avant, c'était l'endroit le moins surchauffé de la planète ! Vous devinez la suite. Ils furent expulsés de Vénus en devenant les habitants éphémères de son satellite naissant. Bien sûr, ils ne survécurent pas à la désintégration de leurs villes dans cette masse magmatique qui se mit en orbite autour de Vénus. Elle prit lentement une forme sphérique en s'éloignant de Vénus, car elle avait été éjectée au-delà de son orbite synchrone ; qui était proche de sa surface puisque Vénus tournait sur elle-même en douze heures. Cette « Lune vénusienne » de 3000 km de diamètre ne retomberait donc jamais sur Vénus, et ce fut la seule, et vous comprendrez pourquoi plus tard. Quand Vénus ralentit sa rotation quotidienne, sa Lune était déjà plus loin que son éventuelle et nouvelle orbite synchrone qui ne la rattrapa donc jamais, et c'est pourquoi elle ne retomba jamais. Mais cette cause physique en révélait une autre : c'est grâce à l'intégration des « leçons »terrestres apprises via les naissances et morts des quatre Lunes terrestres, que les mêmes circonstances ne se reproduisirent pas sur Vénus. La maîtrise des côtés négatifs de la vie émotionnelle (prédation autre que vitale, pouvoir, orgueil, peur de manquer -argent et nourriture-, goujaterie, piston, mensonge, hypocrisie, réseaux secrets, guerre, fainéantise, vol, viol, pédocriminalité organisée, sectarisme dont le sionisme, corruption, toute la page...) dès le début de l'ère pentemaire y fut pour beaucoup. Le ton général de l'évolution vénusienne fera comprendre les autres raisons quand j'y reviendrai en temps voulu. En attendant, Vénus se voit donc dotée de sa Lune définitive qui va assurer une belle stabilité à son orbite pendant tout son passage dans la zone de vie. C'est le premier coup fait avec la pierre de la page précédente. Le second est la volatilisation de la colonie terrienne installée sur Vénus, pour les raisons que l'on sait. Mais quel fut le troisième ? Le démarrage de la vie, rien de moins. La nature ne gaspille jamais ses énergies.

Et en Joker 2014: La mémoire du vécu des colons terriens pulvérisés dans le futur satellite de Vénus donne un air de déjà vu: cela ressemble à la mémoire des derniers martiens intégrés à la Lune actuelle sous forme d'anges lucifériens donc sans corps physiques mais influençant les derniers retardataires de l'évolution actuelle terrestre déjà sous-humains par leurs comportements en attendant l'homologation génétique. Heureusement que ce processus sera amélioré par la qualité de la mémoire du satellite influençant la planète, vu que les colons terriens avaient considérablement évolués depuis l'époque des lucifériens et leurs réseaux sous-humains sans avenir spirituel autre que le redémarrage à zéro, dans les minéraux! Retour à l'édition 1977.

 Après leur mort, les colons terriens passèrent le mur de la lumière sans séjour dans l'astral, car ils l'avaient presque fait de leur vivant, avec moins d'intensité que les derniers Terriens comme l'on s'en souvient. Ils se retrouvèrent avec eux, s'étant suffisamment individualisés dans la vie pour l'être dans la mort. Tous retrouvèrent ensuite toutes les individualités terriennes avec lesquelles ils se fondirent pour réintégrer l'intelligence vénusienne d'où leurs mémoires allaient diriger les premières formes de vie vénusienne. Elles seraient forcément plus perfectionnées vu que l'intelligence conceptrice s'était enrichie de toute l'expérience terrestre, mais elles devraient passer à l'épreuve de la matérialisation pour être éventuellement homologuées par l'univers. Nos Terriens individualisés même dans la mort allaient donc devoir métamorphoser cette individualisation pour revenir dans des formes de vie dont les premières seraient très simples (unicellulaires). Encore quelque chose de difficilement compréhensible avec nos cerveaux actuels. Pourtant, cela est, et c'est aussi pour cela que ces premières formes de vie vénusienne furent les « humains » de cette époque. Mais avant cette métamorphose qui ferait perdre la mémoire directement terrestre à toutes ces individualités, elles intégrèrent à l'intelligence vénusienne que la guerre ne serait plus jamais une solution à leurs problèmes. Ils réalisèrent, en revisualisant la dernière guerre terrestre avant le passage de la frontière supralumineuse, que d'autres solutions étaient désormais possibles pour absolument tout ce qui pouvait se présenter à partir de maintenant, à leur niveau d'évolution du moins. Le plan de vie de Vénus bénéficia de cette décision : l'intelligence planétaire perfectionna son plan de vie tant et si bien que la guerre comme moyen d'évolution s'en trouva supprimée. Mais un tel plan de vie avait un revers : beaucoup plus perfectionné que son prédécesseur terrien, il serait par conséquent moins souple, en ce sens qu'il ferait faire moins de chemin aux créatures, du début à la fin de Vénus, qu'il n'en fut fait sur Terre. Le plan de vie de Vénus serait donc une sorte de répétition épurée et « à l'octave au-dessus » du plan terrestre, et serait en quelque sorte poussé à la quasi-perfection. Le plan terrestre avait été presque l'inverse : évoluant sans arrêt, rien n'était perfectionné. A peine une chose était-elle découverte et matérialisée, qu'on passait à la suivante. Le plan de Vénus allait pêcher un peu par excès inverse, pour rétablir l'équilibre. Après Vénus, une étape d'un autre ordre de nouveauté pourrait être franchie, sur la planète suivante. Mais avant, voyageons dans un futur moins lointain, sur Vénus...

 

Où tout recommença, métamorphosé sous une forme supérieure. Lors de la sortie de la Lune vénusienne, une grande quantité d'eau se dégaza des roches et de la lave, -j'ai assez expliqué comment sur d'autres planètes- et cette vapeur d'eau sous pression remplaça une partie de l'épaisse atmosphère de Vénus qui commença à se dépressuriser dès que la planète commença à tourner sur elle-même en douze heures. La température chuta vers 100°, et les premières molécules autoduplicatives apparurent. Au bout d'un certain temps, la plaie de sortie du gros satellite fut cicatrisée, et le dégazage s'arrêta. Mais l'atmosphère était tellement chargée en eau sur une telle hauteur que le plus grand déluge de l'histoire de la planète remplit les océans vénusiens. Quelques coulées de lave sous-marine réguleraient ensuite les pertes, comme sur la Terre, du reste. L'aurore de pierres fut lentement submergée par la montée des eaux, sauf aux emplacements des futurs continents qui en dépassèrent une fois le déluge terminé. Les molécules autoduplicatives, submergées par la montée des océans, se transformèrent en unicellulaires marins simples, mais plus perfectionnés que leurs homologues terrestres en leur temps. Déjà parfaits, ils ne sollicitèrent pas une catastrophe majeure pour se complexifier. Une simple excentricité orbitale de quelques millions de km, déclenchée par un astéroïde, suffirait ; par dépressurisation de l'atmosphère interposée. Déjà dépressurisée de 96 ou 92 bars à 80 lors du passage de l'orbite actuelle (108 millions de Km) à l'orbite synchrone de l'ère pentemaire (114 millions de Km), elle se dépressurisa beaucoup plus, jusqu'à 20 bars, lors de la naissance de la Lune vénusienne. Mais cette atmosphère primitive était encore non transparente et chaude partout, entre 60 et 120° selon les endroits. L'excentricité orbitale amenant l'aphélie de Vénus vers 130 millions de Km allait déclencher une dépressurisation jusqu'à 12 bars, et l'instauration d'une nouvelle fourchette de température, plus large à cause de l'excentricité et de la pression moindre avec une composition revue : 20 à 120°. Les unicellulaires se complexifièrent dans les régions polaires et tempérées, les moins chaudes, laissant les tropicales et équatoriales aux autres qui se dirigèrent vers la première spécialisation de la vie vénusienne. Les saisons n'existaient pas encore car l'axe de Vénus était très peu incliné, à peine plus qu'actuellement (3°). Le premier blocage évolutif apparut, dans les zones les plus chaudes. Pendant que l'orbite de Vénus se recircularisait sur son aphélie en s'éloignant un peu du Soleil, notre système solaire traversa à point nommé un gros nuage de poussières cosmiques (fig. 6) qui diminua l'ensoleillement de telle façon que la température chuta jusque vers 30° de moyenne. Cela fit l'effet d'une glaciation pour des micro-organismes habitués à bien plus chaud, qui étaient dépositaires de l'Intelligence vénusienne. A travers cette intelligence, ils avaient à eux tous mais comme une seule entité, la mémoire terrestre, non pas du vécu détaillé, mais du niveau de conscience correspondant à leur condition, et acquis grâce à la période terrestre. Jusque-là intacte, cette mémoire instantanée de tout le passé allait commencer de se fragmenter à l'occasion de ce grand refroidissement qui allait faire apparaître les premiers pluricellulaires : émergence dans l'urgence une fois encore, mais sans violence cette fois. Vénus commençait à mériter son nom de planète de l'amour : en s'agglutinant les uns aux autres en gros paquets pour se réchauffer, ils se trouvèrent si bien ainsi qu'ils y restèrent. Expérimenté à partir d'Uranus, ce passage des unicellulaires aux pluricellulaires avait encore été violent sur Terre, nécessitant une chute de Lune. L'expérience avait donc été assimilée positivement puisque sa reproduction fut décidée consciemment sur Vénus, annulant ainsi le cataclysme, ou presque.

 

Mais tout ne fut pas aussi bien assimilé, car ces premiers pluricellulaires s'hypertélisèrent, se « dinosaurisèrent ». Un autre changement se préparait depuis longtemps. Suffirait-il à débloquer cette situation ? Ce changement concernant l'inclinaison de l'axe de Vénus arrive à point nommé pour me permettre d'élucider un autre grand mystère de l'astronomie, que la mécanique céleste n'explique pas. La résolution de ce mystère me permettra, en exclusivité, de tenter de représenter globalement le schéma du tourbillon éthérique solaire sur la figure 12. En effet, si le seul hasard était en cause, l'inclinaison de l'axe des planètes serait répartie au hasard entre 0° et 90°, ou 180° pour ceux qui éclipsent les rotations rétrogrades en comptant au-delà de 90° au lieu de revenir à 0°, par solidarité subconsciente avec l'égrégore newtonnien. Or ces inclinaisons, au lieu d'être réparties au hasard, sont classées en trois groupes.

 

  1. axe presque vertical : Jupiter 3,08°, Mercure 7°, Vénus 2,6° -ou 177,4 (180 - 2,6 = 177,4) pour ceux qui sont sous égrégore-.
  2. axe incliné de façon à créer des saisons de type terrestre : Terre, 23,45° ; Mars, 23,98° à 25,2° ; Saturne, 26,73° ; Neptune. 28,8°.
  3. Inclinaison de transition pendant un basculement de la planète pour changer son sens de rotation : Pluton entre 50° et 60°, Uranus 82,08° -ou 97,92 (180 - 82,08 = 97,92) pour ceux qui sont sous égrégore-. Apparemment bien mystérieux, ces regroupements anti-hasardeux s'expliquent si l'on considère que les mouvements planétaires de notre système solaire -comme des autres- sont entretenus globalement par son (leurs) tourbillon(s) éthériques). Il ne reste plus qu'à revenir aux trois zones (cf. chap. 5) de ce tourbillon éthérique pour découvrir le pot-aux-roses.

 

La première zone, celle des planètes telluriques, se divise en deux sur le plan éthérique : du Soleil à environ 120 millions de Km, il tourne comme un disque uniforme, rigide comme d'une seule pièce, donc avec la même vitesse angulaire partout. Au-delà et jusqu'à la sortie de la zone 1, soit au début de la ceinture d'astéroïdes (400 millions de Km), la vitesse angulaire augmente au fur et à mesure que l'on s'éloigne du Soleil. Cette augmentation se suspend sur une large frontière entre les zones 1 et 2, où la vitesse angulaire est à nouveau constante, comme entre le Soleil et 120 millions de Km. Cette large frontière va de la ceinture d'astéroïdes comprise à l'orbite de Jupiter non comprise (350 à 700 millions de Km). C'est par ce large anneau que le Système Solaire est entraîné dans sa rotation (puisque c'est cet anneau qui tourne -éthériquement parlant- le plus vite, d'une seule masse, comme s'il était rigide ; et que la vitesse décroît de chaque côté) via sa partie supralumineuse, intelligente pour les raisons que l'on sait. Croyez-vous sincèrement qu'une impulsion donnée il y a soi-disant 5 milliards d'années puisse encore faire tourner le Système Solaire sans entretien ? Cette croyance ne correspond plus à l'évolution de la conscience du XXIe siècle. Il est temps de la remplacer par une autre qui se rapproche plus de la réalité. Fermons la parenthèse. Au-delà de cet anneau, la vitesse angulaire diminue jusqu'à la fin de la zone 2, délimitée par l'orbite d'Uranus. La zone 3, d'Uranus au nuage d'Oort, est celle où le tourbillon éthérique solaire s'égalise peu à peu avec le tourbillon éthérique galactique. Au début de cette zone, les planètes inversent leur rotation (comme Uranus actuellement qui, se roulant sur le ventre, est à mi-inversion -voir sur la fig. 12 le petit signe symbolisant le retournement des lignes de forces éthériques.-) Ensuite, elles inversent leur révolution autour du Soleil. Le couple Pluton-Charon est dans ce cas ; la rotation du système double est déjà rétrograde, et l'orbite de sa révolution autour du Soleil amorce un demi-tour complet. Entre les deux, Neptune a déjà inversé son tourbillon éthérique, comme le révèle la rotation rétrograde de Triton, et directe de Néréide pourtant très lointain de Neptune. Pour Saturne et Jupiter, c'est le contraire : ce sont les satellites les plus lointains -4 pour Jupiter et 1 pour Saturne- qui sont rétrogrades, et les autres directs.

 

L'inclinaison énorme des champs magnétiques d'Uranus et Neptune -contrairement aux autres planètes- est un indice de plus car le champ magnétique, (partie quasi lumineuse du tourbillon éthérique qui en comprend deux autres, infra et supra) est une sorte de mémoire qui suit avec +-10 000 ans de retard l'inclinaison de l'axe d'une planète, ou de la lithosphère sur la Terre. L'inversion éthérique ne s'est pas encore communiquée à Neptune et ses tout petits satellites proches. Avec Uranus, Neptune et Pluton, la zone 3 est donc assez hétérogène par rapport aux deux autres. Cela se comprend car l'égalisation des tourbillons éthériques solaire et galactique les fait interférer l'un dans l'autre. Ainsi, au-delà de Neptune, Proserpine est devenue la ceinture de Kuiper, offrant une étonnante continuité dans l'organisation du Système Solaire, du Soleil à l'héliopause :

  (122 : Quatre planètes, une ceinture, quatre planètes, une ceinture. Les deux mains donnent quatre doigts, un pouce, quatre doigts, un pouce... à condition de poser une main à plat et une main retournée : c'est presque la condition du Système Solaire où l'éther se retourne au-delà d'une certaine distance. Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas. Voir ce retournement sur la figure 12.)

 

Et si la supernova de l'indépendance n'avait pas déformé le tourbillon éthérique solaire de telle façon que la planète suivant Jupiter avortât, elle se serait de toute façon désintégrée en astéroïdes en s'éloignant au-delà de 360 millions de Km du Soleil, comme cela arrivera à Mars quand Vénus sortira de la zone de vie. Il y a une raison à cela : cet anneau, de par son rôle moteur, est la partie du Système Solaire dont la vitesse éthérique est la plus rapide ; or du point de vue physique, la vitesse est moyenne, entre celle des planètes telluriques et celle des planètes géantes. Le décalage entre ces deux vitesses est donc le plus important dans cet anneau que dans n'importe quel autre endroit du Système Solaire. Ce décalage engendre des contraintes mécaniques dans tout astre se trouvant dans cet anneau d'entraînement. Pour les petits astres (astéroïdes), ces contraintes sont absorbées par une mise en rotation assez rapide (cinq à sept heures). Mais une planète ne peut pas tourner aussi vite sans éclater après s'être aplatie dans le plan équatorial, et c'est ce qui arrivera à Mars quand elle s'éloignera jusqu'à la distance de cet anneau d'entraînement du Système Solaire. Et là, je touche à un autre mystère : voilà pourquoi les planètes géantes ont toutes des anneaux ! Les deux ceintures d'astéroïdes sont au Système Solaire ce que les anneaux -faits aussi de cailloux et de débris de glace d'eau et autres -astéroïdes et comètes à l'échelle en dessous- sont aux planètes géantes. Ces ceintures d'astéroïdes sont par conséquent les anneaux du Système Solaire. Les tourbillons éthériques planétaires sont donc des modèles réduits du tourbillon éthérique solaire, et là où les satellites périphériques changent de sens de rotation, l'éthérique planétaire s'égalise avec l'éthérique solaire... comme ce dernier s'égalise avec l'éthérique galactique, également là où les planètes (précédées par leurs satellites) changent également leur sens de rotation. Sommes-nous bien loin de l'histoire vénusienne ? Pas tellement. Mettez la figure 12 sous vos yeux, et faites bouger Vénus de l'emplacement de Mercure jusqu'à la première ceinture d'astéroïdes. Vous lirez son histoire, vous verrez son axe vertical s'incliner vers 125-130 millions de Km, à l'époque où la situation évolutive des formes gigantisées est en train de se débloquer : les saisons de type terrestre -même inclinaison de l'axe- apparaissent = bouleversement. Suivez ensuite Vénus qui sort de la zone de vie, puis passe l'emplacement de Mars. Arrivée dans « l'anneau d'entraînement du Système Solaire » (nouveau nom de la première ceinture d'astéroïdes !), elle doit éclater, comme Mars avant elle. Mais elle n'en aura pas le temps, car entre temps, une dernière planète sera née après Mercure, aura abrité la dernière vie du Système Solaire avant sa mort. Et pour en arriver jusque-là avec ce récit, il va falloir revenir au point où je l'avais quitté pour résoudre ce mystère des axes... qui se trouve résolu du coup pour toutes les planètes ; voilà pourquoi je n'avais pas parlé des inclinaisons des axes lors des histoires de chacune...

 

Le bouleversement qui allait mettre une fin à la première gigantisation de la vie vénusienne fut donc, là encore, moins violent que pour les dinosaures terrestres. Ce fut tout simplement l'apparition des saisons de type terrestre dans un climat vénusien presque uniforme. Quand Vénus passa le point critique, l'axe de Vénus ne se trouva plus aligné sur les lignes de forces éthériques. Avec une certaine inertie -la même qui fait que la rotation n'est inversée que dans une partie du système neptunien- qui la fit s'éloigner d'encore quelques millions de km avec son axe presque vertical, Vénus arriva sur une orbite où son axe était décalé d'une vingtaine de degrés par rapport aux lignes de forces éthériques. Le réajustement eut lieu d'un seul coup, et ce fut le bouleversement en question. Les saisons de type terrestre apparurent, forçant la suite des événements au bon moment : petite dépressurisation de l'atmosphère jusqu'à 10 bars, refroidissement qui donna un coup de frein au reste de la vie gigantesque qui avait survécu aux réactions secondaires engendrées par ce basculement de l'axe. La vie changea de direction mais retomba encore dans le même piège à l'octave au-dessus. Cette fois, Vénus reçut son premier gros astéroïde qui excentra son orbite, entraînant une nouvelle dépressurisation de son atmosphère jusqu'à 5 bars, en même temps que son éclaircissement. Le Soleil devint visible ! Le Système Solaire sortit peu après du nuage de poussières cosmiques, et le climat se réchauffa. Vénus était arrivée à 135 millions de Km du Soleil, et la vie s'acheminait rapidement vers un stade qui fut l'équivalent du stade humain actuel.

 

 Mais quelle différence ! Actuellement, quand nous parlons, l'interlocuteur peut comprendre très différemment ce que nous voulons dire, selon son filtre émotionnel et subconscient, selon ses égrégores. Il peut même comprendre le contraire de ce que nous voulions dire. Pire, il ne peut rien comprendre du tout à cause d’un mot-clé auquel il réagira de façon pavlovienne. Cela est souvent à l'origine de conflits. A ce stade vénusien équivalent, chaque personne comprendra exactement ce que l'autre a voulu dire, comme si elle était elle ! Mais c'est grâce à la minorité de Terriens qui avaient fait l'effort de parler autrement que ballottés par toutes sortes d'influences extérieures, que cette faculté du « langage exact » s'était intégrée dans une forme physique qui avait cette faculté dans l'intimité de sa constitution ; et non plus seulement dans un cerveau qui avait volontairement entrepris un travail comportemental que peu de Terriens ont actuellement réalisé, ce qui est la source de bien des souffrances !..et de la sous-France en ce qui nous concerne. A l'ère penternaire, cette réalisation fut le lot de presque tous les Terriens. Mais elle ne se métamorphosa dans toute la forme physique que sur Vénus. Et ainsi à l'infini. De nombreuses caractéristiques péniblement acquises par les Terriens se retrouvaient comme étant un organe, ou une particularité métabolique dans les organismes vénusiens. Arrivée à 140 millions de Km, Vénus avait déjà récapitulé toute l'évolution précédente jusqu'à la fin de l'espèce humaine actuelle ; en moins de temps, donc. Et quand Vénus arriva vers la distance actuelle de la Terre (147/152 millions de Km), le remake de tout le Système Solaire était fini. Vénus allait faire du neuf jusqu'à sa sortie de la zone de vie.

 

Pour comprendre la nature de cette évolution typiquement vénusienne -qui serait plus une « terrestre plus poussée » qu'une évolution totalement différente comme on l'a vu-, il faut faire le bilan des dernières grandes séparations génétiques terrestres. A la fin de la Terre, les ex-humains actuels se répartissaient comme suit, et voici ce qu'ils devinrent -ou pas- sur Vénus.

 

  1. Ceux qui avaient abandonné le tronc central de l'évolution dès notre époque, mais qui avaient réussi, à leur stade, à trouver un niveau de quasi-perfection utile à l'écosystème terrestre. C'étaient les fameux superchimpanzés. Sur Vénus, ils devinrent extérieurement presque identiques aux humains, la différence essentielle résidant dans leur reproduction par appareil sexuel, comme naguère sur Terre.

 

2. Ceux qui avaient utilisé leur intelligence machiavélique dans un sens opposé à l'évolution : barbarie tous azimuts aggravée par l’effet de meute du aux réseaux mercenaires et pédocriminels, racisme anti-mutants conduisant à l'exclusion sur le seul critère de l'apparence physique et de la « vibration épidermique ressentie » plutôt qu'à cause d'une incompétence ou exaction etc., assureur assurément inhumain répartissant les responsabilités « à la tête du client » et à la notoriété ou au piston maçonnique qu'il entretient dans ses orgies "des WE diaboliques" etc. Ceux-là, passée l'Apocalypse, ne se réincarnèrent plus et se diluèrent dans la mémoire universelle jusqu'à ne plus exister que sous forme de « bits » d'information éparpillés aux quatre coins de l'univers selon une densité tellement faible qu'aucun de ces « bits » ne pouvait plus en toucher un autre pour échanger leurs mémoires; Ainsi, les mémoires des autres électrons environnants absorbèrent ces « mauvais bits » pour les transmuter -par le nombre, étant plus nombreux qu'eux- en les incorporant à des structures... rocheuses par exemple. Et ils furent transformés en pierre, disaient de vieilles légendes. En fait, les esprits élémentaires pourraient ainsi les « reprendre à zéro », d'où l'énergie brute, aux deux sens du terme, de la « nature ».

 

3. Ceux qui avaient poussé l'évolution humaine jusqu'à la fin de la Terre. Ceux-là furent aussi humains à l'époque vénusienne que je relate en ce moment. La différence fondamentale avec les humains descendant des superchimpanzés terrestres, résidait dans leur reproduction qui ne se faisait plus par appareil sexuel. Des formes féminines et masculines existaient, mais elles se reproduisaient autrement. Une féminine et une masculine s'enlaçaient, puis « se branchaient sur la même fréquence ». Au moment où l'égalisation parfaite des « vibrations » des deux êtres étaient réalisée, ces deux êtres ne faisaient plus qu'un au niveau de leur corps éthériques, astraux et mentaux. Et c'est au moment précis où les « vibrations » des deux êtres s'égalisaient qu'un orgasme était ressenti par chacun dans toutes les parties du corps avec une égale intensité. Bien plus fort que l'actuel. Mais « l'égalisation de fréquence » devenait obligatoire pour ressentir cet orgasme puisqu'elle en était la cause ! Le viol devenait donc impossible, puisque un maximum d'harmonie réciproque était la condition sine qua non de la « mise en résonance » des deux êtres, ce « minimum critique » déclenchant l'égalisation. Mais une question vient immanquablement à l'esprit : comment se transmettra l'information génétique sans appareil sexuel ? Grâce aux efforts réalisés par certains Terriens pour se libérer de toutes sortes d'influences ancestrales, y compris les côtés négatifs de l'hérédité de leurs ancêtres, la possibilité de modifier consciemment notre ADN (en gérant le phénomène maladie notamment, au lieu de faire de l'animisme de bas étage en postulant que les microbes « nous veulent du mal » et sont donc à abattre) se métamorphosa de telle façon que la barrière entre cellules germinales et cellules somatiques, déjà fragilisée actuellement, s'effondra totalement. Autrement dit et dans la pratique, l'orgasme par « égalisation de fréquence » modifiait l'ADN d'une cellule résidant en permanence à l'état quiescent dans l'organe reproducteur, en fonction de l'information génétique du moment, et des deux partenaires. Donc, pas de retard dans l'évolution. La cellule du futur bébé se dotait instantanément au moment de l'orgasme, de l'information génétique qui correspondait à l'évolution du moment des deux parents. Plus besoin de passer la moitié de sa vie à se débarrasser des blocages hérités des générations précédentes avant de s'épanouir, « peur de manquer », « instinct de destruction du mutant »... et autres caractères arriérés venant tous de traumatismes pour cause d'éducation incompétente, où tout fonctionne par rapports de forces enseignés dès l'école primaire par le système mafieux, où l'affectif passe  par la nourriture et par l'argent, où une décision ne peut être prise « qu'en échange de... », où la loi du silence, base des mafias, est aussi enseignée dès l'école (dénoncer est "pas bien"!). Il se peut d'ailleurs qu'au stade où tout ceci n'existera plus, les deux sexes puissent procréer de la même façon, et que leurs différences soient d'un autre ordre ; la nécessité d'être au moins deux n'étant conservée que pour faire une nouvelle combinaison génétique à chaque fois, plutôt qu'un clone d'un des parents, si évolué soit-il ; car tout ce qui n'évolue plus dégénère. Et cela évoluera jusqu'à la fin de Vénus, bien que plus lentement que sur la Terre. Vénus sera la planète de l'amour jusque dans les rapports entre les humains sus-décrits et l'autre espèce humaine qui rejoindra presque la première dans les aspects simples de la vie, grâce à l'excellente symbiose réalisée entre elles deux. Mais, ayant pris un retard rédhibitoire sur Terre lors de la séparation surhumains/superchimpanzés, cette seconde espèce humaine se distinguera de l'autre jusqu'à la fin de Vénus par une reproduction sexuée, comme sur Terre. Ils arriveront sur Vénus à l'épanouissement que les autres auront manifesté dès le passage Quaternaire/Penternaire sur Terre. Le partage des tâches entre les deux espèces se fera très harmonieusement, sans rapports de force, ressenti comme naturel même dans l'inégalité esclavagiste pratique, et là encore, Vénus portera bien son nom. S'il y a un « paradis infralumineux », ce sera bien Vénus, bien que tout n'y sera pas parfait puisqu'il évoluera toujours un peu, vu qu'il n'est pas supralumineux. Les cataclysmes y seront moins nombreux que jadis sur Terre, la conscience de chacun réussissant souvent à opérer le changement, éliminant ainsi la catastrophe pour cause de double emploi. Voilà donc Vénus vers la fin de sa vie, sur une orbite quasi circulaire à 170 millions de Km du Soleil. Son atmosphère s'est raréfiée jusqu'à une pression moitié moindre que la terrestre actuelle, et elle est incroyablement transparente vu sa composition qui entretient malgré tout un effet de serre important pour conserver une température vivable à cette distance du Soleil. Sous cette atmosphère où les étoiles sont presque aussi nettes que depuis l'espace, les derniers Vénusiens de la première espèce sont comme des Anges matérialisés. L'enseignement du message christique est enfin pleinement mis en pratique : plus de prédation quelle qu'elle soit, même pour manger. D'ailleurs ils n'auront plus qu'un appareil digestif minuscule, la plus grande partie de la nourriture étant « respirée » dans l'air (azote pour les protéines) et dans l’éther (énergie libre et lucide pour les glucidesGrand sourire).

Quant aux voyages spatiaux, ils ne progressèrent pas tellement depuis ceux décrits lors de la fin de la Terre. Par contre, ils s'humanisèrent, se démocratisèrent en devenant presque naturels. Un véhicule très simple suffisait pour voyager dans l'espace proche, grâce aux caractéristiques physiologiques qui nous paraîtraient irréalisables par le vivant, des derniers Vénusiens. Le progrès fut donc autre que le « toujours plus loin toujours plus vite » de la Terre. Pourtant, sentant la sortie de la zone de vie arriver, les derniers Vénusiens furent tentés par une émigration sur Mercure qui, pendant tout ce temps, s'était lui aussi éloigné du Soleil pour arriver jusqu'à 100 millions de Km. Mais Mercure n'avait que très peu changé depuis l'époque actuelle, et il était toujours « la planète des extrêmes » : 450° du côté jour, -150° du côté nuit ; à réviser à la baisse pour l'époque où nous en sommes. Toujours quasiment pas d'atmosphère. Vénus, même sortie de la zone de vie une fois son atmosphère presque évaporée, serait malgré tout plus accueillante. De plus, les derniers Vénusiens savaient que le processus cataclysmique qui rendrait Mercure habitable pulvériserait toute colonie vénusienne implantée, comme naguère les colons terriens sur Vénus. La mémoire en était restée dans la partie supralumineuse des derniers Vénusiens ! Ils restèrent donc sur leur planète, élaborant un plan de changement de planète pour le vivant, en collaboration avec l'intelligence planétaire qui était devenue mercurienne depuis longtemps déjà ; car elle avait fort à faire pour préparer Mercure.

 

Cette préparation allait être une innovation pour le Système Solaire. Nous verrons laquelle en émigrant nous aussi sur Mercure pour y rejoindre l'intelligence planétaire, dans le prochain chapitre.

 

 

 

CHAPITRE 33

 

Fusion et vie sur Mercure

 

A force de morts à l'échelle humaine ou planétaire, et renaissances après enregistrement du vécu dans la partie supralumineuse du Système Solaire, celui-ci avait évolué. Jamais il ne fut aussi économe en énergie, préservant ainsi la longévité de l'univers, que dans le changement qui se préparait. D'une pierre deux coups, la dernière planète allait naître de la même impulsion qui ferait rentrer Mercure dans la zone de vie d'une façon encore nouvelle. Et comme les intelligences des systèmes solaires voisins communiquent quand ils sont de niveau d'évolution à peu près équivalent, c'est la mort d'un système solaire voisin qui allait être « récupérée » par le nôtre pour lui permettre de réaliser une fusion peu banale.

 

Depuis la naissance de Mercure à l'ère secondaire, et jusqu'à la fin de la vie vénusienne, le Soleil avait continué à fabriquer des éléments plus ou moins lourds.

 

(123 : En 1957, les Britanniques Fred Hoyle, Margaret et Geoffrey Burbidge et l'Américain William Fowler avaient émis l'hypothèse que tous les éléments plus lourds que l'hélium sont fabriqués lors des réactions de fusion nucléaire au sein des étoiles. Vingt-sept ans plus tard, l'équipe de Jacobson dépouillant des données relevées en astronomie gamma repérèrent les émissions caractéristiques de la désintégration d'un isotope radioactif de l'aluminium dans le rayonnement de faible énergie provenant du disque truffé d'étoiles de la Voie Lactée. Cela fut publié en novembre 1984 dans l'Astrophysical Journal. Or l'isotope de l'aluminium se désintègre et disparaît rapidement à l'échelle cosmique. Cela confirma ce qui avait été prophétisé vingt-sept ans plus tôt, à savoir que les éléments sont fabriqués au cœur des étoiles puis semés dans l'espace par des explosions de novae et supernovae ; s'incorporant parfois à des étoiles naissantes. La supernova du 24 février 1987 explosa à point nommé pour corroborer ces observations : le vieux satellite Solar Max surveilla cette supernova et enregistra un rayonnement gamma portant des raies spectrales caractéristiques d'isotopes de cobalt en train de se désintégrer en atomes de fer. Comme le cobalt se désintègre en quelques mois, cette observation fut une solide confirmation de la théorie de la nucléosynthèse dans les étoiles. (Tiré de « l'Astronomie de pointe » pp. 78 et 79, Collection « Voyage à travers l'univers », Time -Life.)

 

 Cette nucléosynthèse est la suite de la réaction de transformation de l'hydrogène en hélium, grâce à laquelle le Soleil nous réchauffe si bien. Après ce passage de l'hydrogène à l'hélium, des atomes d'hélium fusionnent au cours de réactions nucléaires, pour donner des éléments de plus en plus lourds. Mais au-delà de l'hélium qui déjà ne lui sert plus à « chauffer », les éléments moins légers commencent à gêner son fonctionnement pur, malgré que cela lui fasse « plaisir » de les produire ; à la fois pour s'épurer et pour donner la vie via les planètes ainsi créées. Le Soleil était donc prêt à éjecter ce stock d'éléments plus ou moins lourds en une nouvelle planète, la dernière qu'il éjecterait avant sa mort. Il n'attendait que l'impulsion, la circonstance qui lui rendrait impossible de stocker ces éléments plus longtemps. La goutte qui ferait déborder le vase. D'où vint-elle ? Un système solaire voisin était en train de mourir. Plus loin que la « supernova de l'Indépendance », mais plus près que Geminga. Environ une centaine d'années-lumière. L'étoile de ce système solaire voisin, trois fois plus massive que notre Soleil, explosa en supernova. Vu la distance, les effets de l'explosion sur notre système solaire ne seraient pas assez forts pour le transformer comme à la fin de la vie jupitérienne. Mais ces effets seraient plus importants que le saut évolutif déclenché par Geminga. Juste ce qu'il fallait pour déclencher l'expulsion de la dernière planète en même temps qu'une réorganisation du tourbillon éthérique dans la zone de vie.

 

Les Vénusiens virent d'abord une petite tache extrêmement brillante à la surface du Soleil. Puis elle s'assombrit comme une tache solaire ordinaire, avant de redevenir blanche en explosant en une traînée tout aussi blanche qui sortit du Soleil pour s'en éloigner peu à peu, tout en virant au jaune, à l'orangé et enfin au rouge. Vulcain, dernière planète de notre système solaire avant sa mort, était né. Comme avant l'explosion de la supernova du 24 février 1987 dans le grand nuage de Magellan (à 170000 années-lumière...), un souffle de neutrinos arriva dix-huit heures avant la lumière visible et les autres rayonnements. Et c'est ce souffle de neutrinos qui avait déclenché l'accouchement. Les Vénusiens n'avaient donc plus que dix-huit heures à vivre. Ainsi, ils n'eurent pas le temps de voir Vulcain refroidir complètement. Sa face à l'ombre était encore rouge sombre quand le flux de rayons UV, X et gamma traversa notre système solaire. La dose fut beaucoup trop forte pour faire simplement muter, et tous ceux qui étaient en plein air moururent. Les autres, dans des logements épais, survécurent. Mais c'était pour apporter à l'univers supralumineux le récit de la mort de Vénus à laquelle ils allaient assister en même temps qu'à la leur.

 

En effet, le souffle de la supernova modifia la densité du tourbillon éthérique solaire ; dépression d'un côté du Système Solaire, compression du côté opposé et équilibre des deux côtés intermédiaires. Or Vulcain venait de sortir du côté dépressionnaire, et il y était encore avec Mercure et les autres planètes à peu près alignées. Seule Vénus se trouvait en plein milieu du côté de la compression éthérique dont l'effet est inverse de l'expansion naturelle. Comme Vénus était seule dans ce cas, hormis des astéroïdes, le rapprochement du Soleil fut maximum pour elle : en quelques révolutions, elle se stabilisa vers 135 à 140 millions de Km du Soleil. Pendant ce temps, l'effet inverse se produisit sur toutes les planètes et astéroïdes qui se trouvaient de l'autre côté où la dépression éthérique accentua les effets de l'expansion naturelle. Tous ces corps célestes s'éloignèrent du Soleil d'une vingtaine de millions de km, jusqu'au retour à l'équilibre. Mais il ne faut pas imaginer une dépression éthérique comme une dépression météorologique. Le tourbillon éthérique peut entraîner une certaine quantité de matière plus dense, pour une surface donnée. Au-delà, l’entrainement du Système Solaire s'en trouve ralenti, et le rééquilibrage se fait par éloignement des planètes autour du Soleil. Vulcain à peine né s'était trouvé dans la zone dépressionnaire, et par conséquent s'éloigna plus loin du Soleil que les précédentes planètes nouvelles-nées. Cet éloignement créa une compression locale entre son orbite et celle de Mercure qui du coup, accentua son éloignement déjà en cours pour rééquilibrer le tourbillon éthérique solaire. Outre Mercure, tous les astres à peu près alignés du côté dépressionnaire s'éloignèrent dans une moindre proportion. Parmi ces astres, Mars, que cet ultime éloignement fit entrer dans l'anneau d'entraînement du Système Solaire, c'est-à-dire à l'emplacement de la ceinture d'astéroïdes actuelle. L'entrée dans cet anneau d'entraînement fit éclater Mars en une multitude d'astéroïdes de toutes les tailles. Ca tombait bien, car la ceinture d'astéroïdes actuelle s'était depuis presque dégarnie ; à la fois parce qu'il en était tombé beaucoup sur les planètes, et aussi par l'expansion naturelle qui avait peu à peu éjecté de ces astéroïdes sur l'anneau extérieur, au-delà de Pluton. Finalement, quand l'équilibre revint, notre système solaire avait acquis la nouvelle configuration que voici.

 

Tout près du Soleil mais loin pour une nouvelle-née, Vulcain ; très excentrique entre 45 et 70 millions de Km. Ensuite Mercure qui de 100 millions de Km avant, s'est éloigné jusque vers 135-140 millions de Km. S'étant elle, rapprochée de 30 millions de Km, Vénus se trouve donc sur la même orbite du point de vue de la distance, et on a vu pourquoi, et c'est une innovation dans le Système Solaire. Beaucoup plus loin, gravite la Terre à la place du Mars actuel. Quant à ce dernier, il est mort, recyclé en astéroïdes. Enfin on trouve les planètes géantes de plus en plus lointaines qu'actuellement : 900 millions de Km pour Jupiter dont les quatre satellites périphériques ont achevé de s'incliner ; Saturne, 1,8 milliards de Km, Uranus, 3,5 milliards de Km, avec une rotation rétrograde, car son basculement, en cours actuellement, s'est achevé : elle s'est redressée avec ses quinze satellites qui tournent selon des orbites très concentriques (comme les sillons d'un disque), ce qui montre bien que le basculement actuel d'Uranus n'est pas un accident comme le supposent les astronomes, mais bien une étape d'un processus intelligent (si c'était un accident, ils tourneraient au contraire dans toutes les inclinaisons mélangées). Enfin Neptune, à plus de 5 milliards de Km, dont l'orbite commence à s'incliner, comme celle du couple Pluton-Charon actuel... qui lui, a continué cette inclinaison amorcée actuellement, au point de tourner en orbite polaire, à mi-chemin de la révolution rétrograde.

 

Il ressort donc de ce nouveau tableau du Système Solaire que Mercure et Vénus se trouvent sur deux orbites susceptibles de se croiser à chaque tour. La collision semble donc inévitable à long terme, et même à court terme si l'on considère que l'énorme écart entre Vulcain et Mercure (ou Vénus) d'une part, et entre Vénus (ou Mercure) et la Terre d'autre part, sans Mars, constitue une situation déséquilibrée pour le tourbillon éthérique. Il va donc favoriser la fusion Mercure-Vénus pour se rééquilibrer via les distances interplanétaires qui seront plus régulières une fois supprimé, soit Mercure, soit Vénus. Ces dernières tournant sur la même orbite, la vitesse de collision sera suffisamment « faible » pour que l'on parle plus de fusion que de collision. Lors d'un passage assez près l'une de l'autre, elles s'attirèrent mutuellement comme deux amoureux. Mercure est lourd, a un noyau de fer important. Vénus est plus légère, mais plus grosse. Lors de la fusion, Vénus va se fendre et s'étaler tout autour de Mercure. La nouvelle planète qui résultera de cette fusion sera donc composée de Mercure au centre en guise de noyau, entouré de l'ancienne Vénus. Compte tenu des masses de Mercure et Vénus, la nouvelle planète sera un peu plus grosse que la Terre actuelle. Pour plus de commodité dans mon récit, je continuerai d'appeler cette planète hybride « Mercure », par chronologie et parce qu'il se retrouvera entier à l'intérieur ; alors que Vénus sera complètement remodelée au point que rien de ce qui avait vécu à sa surface ne subsistera. Ni créature, ni vestige. Tout sera refondu, noyé dans le magma. C'est ainsi que moururent les derniers Vénusiens qui avaient résisté aux radiations de la supernova. Ils avaient eu auparavant quelques années de sursis, pendant lesquelles ils comprirent d'abord qu'une nouvelle planète était née. Ils assistèrent ensuite au rapprochement de Mercure et de leur planète, virent passer Mercure très près d'eux plusieurs fois, jusqu'au jour où ils le virent de plus en plus gros, jusqu'à occuper tout le ciel visible dans les secondes précédant le choc disloquant Vénus en une sorte de pâte qui enroba Mercure dont la surface disparut sous des milliers de kilomètres de matière vénusienne. Ce témoignage serait précieux pour l'univers supralumineux qui ne manquerait pas d'évoluer grâce à lui ; évolution qui profiterait aussi aux derniers Vénusiens morts ainsi, lors de leur retour sur le nouveau Mercure. Et justement, la vie allait démarrer extrêmement vite sur ce nouveau Mercure, et ce fut encore une innovation dans le Système Solaire.

 

En effet, la refonte totale de Vénus sur Mercure allait entraîner un dégazage immédiat, se faisant depuis une grande profondeur et sur toute la surface de la planète, contrairement aux précédentes où il ne concernait qu'une ou deux régions selon le cas. Une atmosphère épaisse se forma ainsi rapidement, puis se stabilisa en se dépressurisant un peu, juste ce qu'il fallait pour créer des conditions vivables. Comme Mercure était à 135-140 millions de Km du Soleil, ces conditions vivables-furent plus faciles à obtenir, et les molécules autoduplicatives apparurent peu après. Jamais la vie ne se développa aussi vite, mais passés les premiers remakes (unicellulaires, pluricellulaires...), la vie évolua selon des processus de plus en plus difficiles à décrire. En effet, si la vie vénusienne offrait encore des analogies avec la vie terrestre, la vie mercurienne devint suffisamment différente pour ne plus correspondre à ce qu'il est possible de comprendre avec nos cerveaux actuels, et surtout nos mentalités. Je me contenterai donc de donner quelques indications sur ce que firent les Mercuriens, plutôt que sur leur forme physique. L'épanouissement sur Vénus de tout ce qui avait été préparé sur Mars et la Terre avait permis de faire des expériences qui, techniques et « froides » sur la Terre, pouvaient maintenant se faire avec sagesse et amour. Les voyages spatiaux purent donc reprendre sans risquer de faire perdre tout contact avec la vie spirituelle, comme cela avait été le cas sur Terre. Et les Mercuriens établirent de vrais échanges avec des créatures de planètes d'autres systèmes solaires. Non plus une simple communication entre intelligences planétaires, et entre créatures sur la fin en une expédition pionnière. Mais des échanges courants et fréquents. Les Mercuriens visitèrent donc des planètes d'autres systèmes solaires à plusieurs stades d'évolution. Ils échangèrent avec des créatures présentant des analogies avec eux-mêmes, avec les Vénusiens, avec les Terriens, avec les Martiens et même avant. Mais au-delà de « l'équivalent Mars », aucune communication ne fut possible, et ce furent plus des expéditions scientifiques qu'humaines : ils se contentèrent d'explorer discrètement, sans interférer dans une évolution qui était gérée d'ailleurs. Pour « l'équivalent Mars » et « l'équivalent Terre », les échanges eurent lieu seulement à des périodes historiques où l'évolution des dites planètes ne s'y opposaient pas. C'est pareil pour la Terre actuelle vis-à-vis des extraterrestres. A l'époque où nous devons nous préparer à relayer l'intelligence terrestre, un « remède miracle sous forme d'intervention extraterrestre » serait un constat d'échec.

 

Mercure fut aussi la planète où un nouveau saut évolutif fut franchi sur le plan de la compréhension des choses incompréhensibles actuellement. Par exemple, les Mercuriens firent une découverte sur la vitesse de la lumière entre les galaxies : elle diminuait progressivement dès la sortie du tourbillon galactique, atteignant un minimum à mi-chemin entre notre galaxie et l'une ou l'autre de ses voisines. Si les échanges entre systèmes solaires devinrent courants pour les Mercuriens, la première sortie de notre galaxie fut un voyage d'exploration unique et expérimental, en direction de la galaxie d'Andromède qui, depuis l'époque actuelle s'était rapprochée un peu de la nôtre. (2 millions d'années-lumière au lieu de 2,2...). Au quart du chemin, ils s'aperçurent que la vitesse de la lumière était beaucoup plus lente qu'au départ, et était par conséquent franchissable sans se désintégrer. Ils franchirent donc le mur de la lumière vers 100000 km/s, et se retrouvèrent où ils le désirèrent en pensée, c'est-à-dire aux trois quarts du chemin. Repasser le mur de la lumière plus près l'aurait fait passer plus vite, avec risque de désintégration. Ils contemplèrent la galaxie d'Andromède de plus près, et sentirent les limites de leur évolution sous forme d'un danger s'ils continuaient plus loin. Ils rebroussèrent chemin avec une certitude expérimentale : entre les galaxies, la vitesse de la lumière pouvait descendre jusqu'à 90000 km/s au point minimum (à mi-chemin entre notre galaxie et Andromède, par exemple). Les galaxies étaient donc plus proches les unes des autres que ne le croyaient les Terriens actuels, car l'année-lumière pouvait varier entre 3000 et 9500 milliards de Km selon la proximité du tourbillon éthérique « accélérateur », de l'une ou l'autre galaxie.

 

Enfin, il arriva un temps où Mercure devint inhabitable longtemps sans protection thermique et logement pressurisé : leur planète était sortie de la zone de vie, et les Mercuriens ne s'en étaient qu'à peine aperçus ! Il faut dire qu'ils étaient déjà bien affranchis de leur environnement, au point de pouvoir faire de courtes sorties en orbite autour de Mercure, presque sans équipement. Ils restèrent donc sur Mercure après sa sortie de la zone de vie. A cause du grand écart entre Mercure et Vulcain, ce dernier n'était pas encore rentré dans la zone de vie, alors que les Mercuriens contemplaient le Soleil depuis 190 millions de Km. De temps en temps, ils allaient visiter Vulcain pour relever divers paramètres dont la composition de son atmosphère toute neuve : un gros astéroïde, morceau de l'ex-Mars, avait induit un dégazage rocheux suffisant. Quand les inconvénients dus à la chaleur de Vulcain devinrent inférieurs à ceux dus au froid de Mercure, ils décidèrent d'abandonner Mercure et d'émigrer progressivement sur Vulcain. Son histoire allait commencer, un peu avant qu'elle devienne habitable naturellement. Juste retour des choses, devinez pourquoi.

 

 

 

Note 2013 :

 

En mesurant les circonférences des cercles extérieurs et intérieurs de la grande pyramide en mètres, la différence entre les 2 donne 29979613. (Du film « la révélation des pyramides). Or la vitesse de la lumière mesurée actuellement est de 299792458m/s.On a donc :

 

299796Km/s+130 mètres/s il y a 12000ans

299792Km/s+458 mètres/s actuellement

 

Cela ne signifie pas que les atlantéens se sont trompés de 4Km/s il y a 12000ans, mais que la lumière a ralenti de 4Km/s depuis, ou qu’elle a été mesurée dans une zone où elle allait 4Km/s plus vite. Là encore, 2 sources totalement différentes parlent d’un même phénomène : les fluctuations de la vitesse de la lumière dans le temps et l’espace.

 

 

CHAPITRE 34

 

La dernière Planète

 

Une noria de vaisseaux interplanétaires s'instaura donc entre Mercure et Vulcain. Tous les Mercuriens furent débarqués sur Vulcain, au fur et à mesure de la construction des abris. Il n'y eut aucun accident, car les Mercuriens pouvaient supporter une dépressurisation totale de courte durée, ainsi que la surpressurisation et la chaleur torride de l'atmosphère de Vulcain, à condition que cela ne dure pas longtemps : le temps de réparer et de se mettre à l'abri. Quelques années plus tard, la dernière navette fit ses adieux à Mercure qui devenait de plus en plus glacial et vide d'atmosphère. Les Mercuriens installés sur Vulcain n'avaient plus qu'à attendre que l'atmosphère refroidisse un peu tout en devenant respirable. Vulcain n'était plus très loin de la zone de vie, mais il y faisait encore trop chaud pour se promener longtemps sans un lourd scaphandre climatisé. Heureusement, la pesanteur était moitié moindre que sur Mercure, vu que ce dernier avait été formé par la fusion de l'ancien Mercure avec Vénus. Les immigrés mercuriens avaient prévu que l'entrée de Vulcain dans la zone de vie se ferait sans catastrophe majeure, car celle-ci avait déjà eu lieu sous la forme du dégazage créateur de l'atmosphère. Mais avaient-ils vu juste ?

 Oui. La dernière planète du Système Solaire inaugurait pour la première fois une entrée dans la zone de vie sans cataclysme, le dégazage rocheux via astéroïde ayant eu eu lieu avant. Tournant sur une orbite en rotation synchrone beaucoup plus éloignée que son orbite héliosynchrone, Vulcain s'éloignait du Soleil d'une centaine de kilomètres par « an » de sept à huit mois, vu sa distance au Soleil. A cette vitesse, il finit par arriver assez vite à la limite critique, vers 120 millions de Km. Montrant toujours la même face au Soleil jusque-là, il entra alors en rotation quotidienne, et le léger (cette fois) balourd qui s'équilibrerait avec le temps eurent pour effet indirect de dépressuriser son atmosphère qui se refroidit ainsi. Elle devint donc respirable, d'abord quelques heures par jour, puis tout le temps quand elle fut tiède. Sur cette planète sans océans, mais pas totalement sans eau, la vie était déjà toute installée, et bien qu'elle fut inhospitalière du point de vue climatique à cause de cette absence d'océans, justement, la vie se développa. Les ex-Mercuriens mutèrent pour adapter leur physiologie et morphologie aux nouvelles conditions planétaires, car les mutations étaient pour eux un phénomène contrôlable. Ils pouvaient modifier consciemment leur code génétique pour se donner la forme et les caractéristiques qu'ils voulaient ; dans les limites de leur évolution acquise antérieurement, bien sûr. Les Mercuriens devinrent donc génétiquement des Vulcaniens, et ils colonisèrent toute la planète. Cela fut une très grande nouveauté pour notre système solaire. En effet, pour la première fois, grâce à cette autogestion de leur code génétique, la vie ne repassa pas par tous les stades, unicellulaires, pluricellulaires etc. Pour la première fois, une émigration et une colonisation court-circuitèrent tout le cheminement habituel de la vie à partir des molécules autoduplicatives. La prise en charge du processus évolutionnaire par les Mercuriens, avait rendu cela possible : l'intelligence planétaire préparait déjà la gestion des autres planètes pendant la phase de transformation qui succéderait à la mort du Soleil, bientôt. Les derniers Mercuriens et les Vulcaniens se débrouillèrent sans elle car ils étaient elle parallèlement à eux, bien que totalement individualisés. Cette autonomie avait mis fin à l'évolution à coups d'astéroïdes, sauf quand ceux-ci tombaient « sur commande » dans des lieux précis, afin d'apporter des métaux précieux et des informations. Quant au détail de la vie vulcanienne, il est encore plus indescriptible que la vie mercurienne, car l'évolution de Vulcain avait déjà un pied dans celle du système solaire suivant. En effet, il existe une loi universelle qui fait que dans la pratique, l'évolution d'un stade commence à se manifester marginalement à la fin du précédent. On a déjà vu ça maintes fois, des premiers primates côtoyant les derniers dinosaures, aux Vulcaniens, en passant par les mutants néoténiques-hyperadultes actuels côtoyant les « hommes du passé » encore majoritaires et dominant de concert avec les mutants hypertéliens. Des prémisses du prochain système solaire, « réincarnation » du nôtre, allaient donc commencer à se matérialiser sur Vulcain. C'est en partie grâce à elles, dans leur rôle de transition et de transmission, que lorsque la vie apparaîtrait sur le prochain système solaire, elle serait d'emblée pleine de sagesse, d'amour et d'intelligence dans son organisation, même primitive au départ. C'est pourquoi l'apothéose de la vie dans notre système solaire allait se manifester par certains aspects que nous pouvons difficilement imaginer, car n'appartenant déjà plus à notre système solaire.

Un exemple parmi d'autres : le déplacement dans l'espace des derniers Vulcaniens, sans scaphandres ni vaisseaux spatiaux. Déjà, les Terriens de l'ère penternaire pouvaient voler dans leur atmosphère sans avions quelconques. Les derniers Vénusiens n'avaient besoin que de véhicules très simples pour aller dans l'espace proche, et les Mercuriens pouvaient y aller presque sans équipement, bien que pas très longtemps. Les derniers Vulcaniens purent revisiter leur ancienne planète ainsi, sans aucun équipement. Ils visitèrent même la Terre, désert encore plus glacial que Mercure. Leur procédé consista à créer un champ éthérique issu de leur corps et entretenu par leur métabolisme. Ce champ pouvait retenir une « bulle » d'atmosphère d'une centaine de mètres de diamètre autour de chacun d'eux. Chaque être humain pourra ainsi voyager dans l'espace comme une micro-planète, dont le tourbillon éthérique retiendra l'atmosphère... mieux que sur une vraie planète : en cas de rencontre avec un astéroïde, pas de danger. En effet, la bulle glissera sur le côté, sous la pression de l'astéroïde. Hyperdense (l'éther constituant la fameuse masse manquante) et hyperfluide (aucun projectile ne peut la percer tant sa « fluidité de déformation » est grande). C'est d'ailleurs ainsi, dans leurs bulles éthériques, que les Vulcaniens quittèrent leur planète quand les premiers signes de la mort prochaine du Soleil commencèrent à se manifester.

En effet, les étoiles de type solaire, avant de mourir, deviennent de plus en plus grosses jusqu'à une taille de géante rouge. Elles enflent ainsi dès que l'hydrogène du noyau est épuisé. C'est ce qui va arriver à notre Soleil. Brûlant l'hydrogène de son enveloppe, il se dilatera jusqu'à « digérer » d'abord Vulcain, puis Mercure. La Terre, située alors à plus de 300 millions de Km échappera à l'engloutissement, mais la surface du Soleil ainsi gonflé en sera bien plus près. Les Vulcaniens ayant atterri à sa surface y verront un Soleil gros comme la moitié du ciel visible... et ils devront vite s'éloigner pour ne pas griller malgré leur bulle éthérique. Mais où aller puisque Mars avait éclaté en astéroïdes ? Sur un des plus gros ? Ou faut-il apprendre à vivre définitivement dans l'espace ?

Le Soleil était en train de mourir et la configuration du Système Solaire avait encore changé. Transformé en géante rouge, il avait gonflé au point d'absorber Vulcain et Mercure, et la Terre, seule survivante des planètes telluriques puisque Mars et Vénus n'étaient déjà plus, avait vu son climat glacial devenir brusquement torride, mais tout aussi inhabitable. Les planètes géantes étaient toujours en place, mais là aussi, quelque chose n'allait pas tarder à changer. Dans leurs bulles éthériques, tout en se posant les questions vues plus haut, les derniers Vulcaniens s'étaient éloignés de la Terre devant l'urgence, pour ne pas griller. Ils s'étaient approchés de Jupiter et avaient provisoirement accosté sur Ganymède, le plus gros satellite de Jupiter et du Système Solaire à la fois. Ils pouvaient certes transmuter la matière pour fabriquer les rares éléments qu'ils devaient absorber sous forme de nourriture, mais il leur en fallait quand même quelques-uns au départ, et ils avaient aussi besoin d'un peu d'eau. Ils étaient donc en train de « faire le plein » sur Ganymède quand un événement se produisit, tout près d'eux : la naissance du fils du Soleil.