Chapitre 11

 

La supernova de l'indépendance

 

 

 

A l'époque où nos créatures quasi humaines atteignaient le top niveau de l’ évolution qu'il fut possible d'atteindre sur Jupiter, notre Soleil n'était pas dans le même environnement stellaire. Actuellement, le Soleil est entre deux bras spiraux, entre deux ondes de densité, à un endroit où les étoiles sont assez espacées les unes des autres. Les étoiles les plus proches, qui sont un système de 3 étoiles, (Alpha du Centaure A, Alpha du Centaure B, et Proxima du Centaure) se trouvent à 4,3 années-lumière pour la dernière et 4,38 pour les deux autres. L'étoile de Barnard qui est la plus proche ensuite est à 5,9 années-lumière. Après, cela saute à 7,6 années-lumière pour Wolf 359. Comme une année-lumière fait environ 9 500 milliards de Km, vous imaginez aisément les immenses distances qui séparent les étoiles dans la « proche » banlieue du Soleil actuel. Dans d'autres régions de notre galaxie, au cœur des bras spiraux ou sur les ondes de densité, abstractions mathématiques qui révèlent des zones où la vitesse particulaire de l'éther doit être plus « lente » puisque ces zones « accrochent » les étoiles, ces dernières sont par conséquent beaucoup plus proches les unes des autres. A l'époque de mon récit décrivant la vie sur les premières planètes dont Jupiter, le Soleil était précisément dans une région où les étoiles sont beaucoup plus proches les unes des autres. En effet, la Galaxie tourne comme la plupart des autres et ses bras spiraux se déplacent en suivant des « ondes de densité » qui sont en fait des zones motrices du tourbillon éthérique galactique. Des étoiles peuvent se trouver tour à tour en dehors ou en dedans de ces zones, au fur et à mesure que notre galaxie -ou une autre- tourne. Cependant, c'est aussi le passage à travers une onde de densité qui crée en partie le bras spiral, car lors de ce passage, de nombreuses étoiles naissent, trop rapidement pour beaucoup ; à tel point que ces dernières sont trop massives et ne vivent donc pas longtemps, juste le temps de traverser l'onde de densité, ce qui est quand même très long à l'échelle planétaire. La survie bien après la traversée d'une onde de densité n'est donc possible que pour une étoile à vie longue donc relativement petite, ce qui est précisément le cas du Soleil. Encore faut-il que l'étoile candidate à la survie post-traversée de l'onde de densité, ne passe pas trop près d'une de ces étoiles massives prêtes à exploser, puisque l'explosion de ces étoiles constitue leur façon de mourir en dispersant ainsi leurs informations à qui pourra en profiter. C'est justement ce qui arriva au Soleil à l'époque où nos créatures quasi humaines peaufinaient leur évolution sur le Jupiter tellurique d'alors.

 

Dans leur conscience crépusculaire, ces presques humains pouvaient voir une étoile très brillante dans un ciel fort différent du nôtre. Suffisamment brillante pour être visible en plein jour. Actuellement, le corps céleste le plus brillant autre que le Soleil et la Lune est la planète Vénus dénommée à tort « étoile du berger » ou « étoile du matin » ou du soir, car on ne la voit effectivement jamais le reste de la nuit. Dans de bonnes conditions et quand on sait où elle se trouve, elle est visible le jour. Eh bien, imaginez un corps céleste encore plus brillant que Vénus mais pas plus gros, et n'éclairant tout de même pas la nuit comme la Lune. C'est ainsi que nos Jupitériens quasi humains voyaient une étoile massive située juste assez loin pour ne pas constituer un système d'étoile double avec le Soleil ; et pour ne pas perturber les orbites de ses propres planètes et de celles du Soleil. Disons, quelque 1000 milliards de Km, soit environ cinq semaines-lumière « seulement ». Un rêve pour nos astronomes actuels, amateurs ou professionnels. Malheureusement, ils n'existaient pas encore...

 

La répartition des étoiles dans notre galaxie n'est pas due au hasard, mais c'est un reflet du type de vie et d'évolution qui doit s'accomplir sur un système solaire ; selon que celui-ci soit situé autour d'une étoile isolée (comme notre soleil actuel), ou autour d'une étoile assez « proche » d'une autre (comme Luyten 725-32 et Luyten 789-6) ou encore autour d'un système d'étoile double ou triple, comme celui du Centaure cité en début de chapitre. Dans un cas similaire à ce dernier, les habitants doivent voir deux soleils aussi brillants l'un que l'autre dans leur ciel, plus un troisième plus éloigné et plus sombre. Les états de consciences et aspects physiques des êtres vivants sont donc fondamentalement différents, même en faisant la comparaison à des stades d'évolution équivalents. Inversement, les habitants d'un système isolé comme le nôtre s'acheminent vers un état de conscience qui pourrait nous permettre de comprendre des choses situées pourtant bien au-delà de notre environnement. L'autonomie évolutive qui en découlera ne serait pas possible si un deuxième système solaire habité était à quelques semaines ou mois-lumière du nôtre: notre évolution serait alors dépendante de celle de ce système, et vice versa. Avec une technologie à peine plus avancée que la nôtre, les voyages deviendraient possibles de l'un à I'autre ce qui serait encore impossible sur un système solaire isolé, dont les habitants devraient atteindre un niveau encore bien supérieur avant que cela soit possible couramment. Ce n'était donc pas un hasard si cette étoile massive était si proche du Soleil à cette époque. La vie qui s'était développée dessus et autour, tellement différente de la nôtre au point que nous ne l'aurions même pas perçue, avait en quelque sorte « pris en charge » les débuts de la vie du Système Solaire. Une partie du plan évolutionnaire pour notre système solaire avait été confié à de grands êtres de ce système massif, pour que ceux-ci nous aident à démarrer, en assurant une sorte de soutien télépathique qui guidait les esprits-groupes dont j'ai parlé lorsde la vie d'Uranus et Saturne; bien qu'ils existassent aussi avant et après ces deux planètes. Mais rien ne se perd dans la nature, et tant que cette conscience était dans ce système solaire massif, elle ne pouvait pas être exprimée librement et individuellement par des créatures du nôtre. C'est pour cela qu'à la fin de l'évolution jupitérienne, et bien que les conditions fussent réunies pour que la conscience autoréfléchie, humaine apparaisse, elle n'apparut pas car il manquait quelque chose de peu quantitatif mais très qualitatif. Ce « petit quelque chose » était intégré à l'évolution des habitants de ce système solaire massif situé à 5 semaines-lumière du Soleil. L'heure était venue pour que les créatures de notre système solaire puissent apprendre à voler de leurs propres ailes, sans ce soutien télépathique du système solaire voisin. Pour cela, l'information devait passer d’un système solaire à l'autre, et comme par hasard, l'étoile massive donc à vie courte arrivait à son terme. Elle mourut comme meurent les étoiles dépassant une certaine masse critique : dans une explosion dégageant une énergie telle que quand une de ces étoiles explose à plusieurs dizaines de milliers d'années-lumière, elle devient subitement très lumineuse, d'où le nom de supernovae donné à ces étoiles. Mais là, rêve d'astronome suicidaire, cette supernova allait illuminer le ciel de notre système solaire depuis la distance incroyablement courte de 5 semaines-lumière, c'est-à-dire 1000 milliards de Km, seulement. Et c'est grâce à cette gigantesque explosion que le déclic qui permettra bien plus tard l'apparition de la conscience autoréfléchie en vue de l'humanisation individuelle, sera transmis sous forme d'information passant du défunt système solaire massif au nôtre... qui serait profondément remanié du même coup.

 

 

 

Bien que ne pensant pas au sens humain actuel du terme, un groupe de presque humains se rassembla en regardant le ciel, inquiet. Pourtant ils ne remarquérent rien d'anormal... bien que l'étoile, vienne d'exploser en temps réel. Il faudrait maintenant cinq semaines avant que la lumière de l'explosion arrive jusqu’à Jupiter, et l'inquiétude du groupe était donc justifiée. Il avait perçu l'explosion instantanément, avec la partie supralumineuse des êtres et de l'esprit-groupe. Bien que tout soit d'apparence normale dans le ciel, une agitation s'empara de Jupiter. Des créatures apeurées se mirent à courir en tous sens, dans l'espoir de trouver un lieu où cette inquiétude disparaîtrait automatiquement dès qu'elles y arriveraient. Certaines rentraient dans des cavernes d'où elles rassortaient peu après, sentant que ce n'était pas là le lieu promis. Elles tombaient ensuite d'épuisement sans avoir trouvé, et pour cause. Finalement, elles furent contraintes de pratiquer sans le savoir, avec trois planètes d'avance, la technique du « lâcher prise »... et il était temps, les cinq semaines étaient écoulées.

 

Soudain, une forte chaleur réchauffa l'atmosphère du dernier matin jupitérien, pendant qu'une lumière absolument blanche se substitua partout à la couleur du ciel. Tous les êtres vivants furent figés dans les poses qu'ils occupaient au moment où cette lumière aveuglante atteignit Jupiter. En effet, elle était accompagnée d'une énorme quantité de rayonnements X, gamma et autres qui pétrifièrent sur place toutes les créatures. En passant le mur de la lumière lors de leur mort, les créatures jupitériennes assistèrent sans comprendre à un spectacle grandiose. Tout brûlait sans flammes, les océans clairsemés avaient été vaporisés en quelques minutes avec toutes les créatures qui y étaient retournées. En s'éloignant de leur ancien habitat planétaire, elles commencèrent à s'accoutumer aux premiers degrés de la vision supralumineuse. Le tourbillon éthérique du Système Solaire leur devint visible, on aurait dit, vu de dessus ou dessous, une mini galaxie ! Elles assistèrent sans plus comprendre à la déformation de ce tourbillon, perturbé par l'explosion de la supernova. Cette dernière traversait maintenant le Système Solaire : après la lumière et l'avalanche des radiations, les matériaux arrivaient à plus « petite » vitesse, dévastant tout sur leur passage : radioéléments plus ou moins lourds, particules diverses et débris d'astéroïdes soufflés en chemin avec des astéroïdes entiers, gaz à des millions de degrés se condensant en liquides au contact des planètes plus froides qu'ils rencontraient. C'est ainsi que Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune augmentèrent de volume tout en s'éloignant du Soleil car elles étaient toutes sur un même demi-cercle d'orbite quand la supernova avait explosé de l'autre côté. C'est-à-dire que le souffle de l'explosion avait d'abord atteint le Soleil, qui eut donc tendance à être soufflé vers les planètes, puis les planètes, qui eurent donc tendance à s'éloigner du Soleil. Comme celui-ci avançait aussi vers elles, les deux mouvements auraient pu s'équilibrer et donner un déplacement général du Système Solaire. Mais le Soleil, fort de sa position au centre de son tourbillon éthérique et de ses propres rayonnements qui obligeaient le souffle de la supernova à le contourner en partie, bougea beaucoup moins que les planètes. Le résultat fut donc que les planètes s'éloignèrent bien plus du Soleil que celui-ci ne s'approcha d'elles. Lorsque la supernova fut entièrement passée à travers, notre système solaire avait complètement changé d'allure, à part le Soleil qui n'avait pas trop souffert, au contraire : il avait absorbé quelques matériaux et informations qui lui seraient bien utiles plus tard. Le tourbillon éthérique reprit sa forme. Les nouvelles orbites très excentriques des planètes se stabilisèrent en commençant à se recirculariser  lentement, ce qui ne manquerait pas de les éloigner encore du Soleil. Les 4 planètes, véritables naufragées du cosmos, n'avaient plus la même allure. Toutes les traces et vestiges de vie se trouvaient désormais enfouies sous des milliers de kilomètres d'hydrogène métallique et liquide, ainsi que d’hélium et méthane liquide, ammoniac, etc. A quoi ressemblait le nouvel ordre de notre système solaire ?

 

Jupiter, qui orbitait vers 175 millions de Km du Soleil avant l'explosion, s’était vu souffler trois fois plus loin, vers 500 millions de Km. Pendant la vie sur Jupiter, Saturne s'était éloignée lentement de 220 à 320 millions de Km, et se trouvait donc à cette dernière distance lorsque la supernova explosa. Elle se retrouva, elle, un peu moins de trois fois plus loin, soit vers 900 millions de Km. Uranus et Neptune depuis longtemps désertiques, avaient elles aussi continué de s'éloigner du Soleil pendant la vie sur Saturne puis Jupiter. Leurs positions respectives avant le cataclysme stellaire étaient de 450 et 600 millions de Km du Soleil. Déjà en rupture de zone, elles furent moins retenues que les autres par le tourbillon éthérique solaire, et furent soufflées proportionnellement plus loin que les autres. Uranus fut propulsée jusqu'à 1,7 milliard de km, et Neptune 2,8. La ceinture d'astéroïdes formée par l'éclatement de Proserpine fut très diversement éparpillée dans tous les coins du Système Solaire jusqu'à sa limite extérieure. Pluton, Charon, 1993 FW, 1992 QBl, 1994 TG2 et les autres se retrouvèrent au delà de 3 milliards de Km du Soleil et continuèrent à s'en éloigner jusqu'à nos jours,  comme les autres planètes du reste. Mais ces dernières continuèrent à se transformer en s'éloignant. Globalement, elles expulsèrent plusieurs sortes molécules dont elles ne pouvaient s'accommoder dans leur nouvel état de planète géante, pour une raison qui fera partie de l'avant-dernier chapitre. Ces expulsions vont leur donner petit à petit l'aspect et le nombre de satellites et d'anneaux qu'elles ont actuellement. Voici donc l'histoire de la genèse des satellites et anneaux qui caractérisent ces planètes devenues géantes lors de l'explosion de la supemova qui continua ensuite à s'expanser plus calmement.

 

Je vais commencer l'histoire par une question : pourquoi les planètes au-délà de Jupiter ont-elles des anneaux ? et pas les autres ? Un auteur d'ésotérisme

(46 : Il s'agit peut-être d'Alice Bailey mais sous toute réserve, car j'ai entendu ces propos lors d'une conférence en 1983, et n'ai donc pas de bibliographie à ce sujet.)

aurait affublé ces planètes dans les années trente du titre de « planètes sacrées », prétextant qu'elles servaient de refuge à des grands êtres ou quelque chose de ce genre (46). On peut sourire, mais en se rappelant tout de même que le symbole attribut du sacre est la couronne, que Saturne avec ses magnifiques anneau fait une candidate toute trouvée... puis, que les anneaux des autres planètes furent découverts bien plus tard, en 1977 pour ceux d'Uranus, 1979 pour ceux de Jupiter, 1984 pour ceux de Neptune, cette dernière découverte n'ayant été reconnue que cinq ans plus tard, quand la sonde Voyager 2 alla vérifier sur place. Du coup toutes les planètes au-delà de Jupiter furent sacrées... sauf Pluton, Charon et autres 1992 QBl, ce qui montre bien que ces corps célestes ne font pas partie de la famille des planètes géantes. Ont-elles donc des anneaux parce qu'elles sont géantes ou pour une ou d'autres raisons?

 

Quand les gaz liquides commencèrent à recouvrir nos quatre planètes lors du grand balayage, ils s'accumulèrent d'abord sur des disques d'accrétion (un par planète) avant de s'étaler sur la planète plus tard. La raison de cette accumulation sur disque au lieu de se faire directement sur toute la surface de la planète tient à la fois de la force centrifuge -le disque étant dans le plan équatorial- et du tourbillon éthérique qui est lui aussi dans ce plan, quoique sur une épaisseur qui dépasse de loin le diamètre de la planète (fig. 12)

Note 2013: J'avais fait la figure 12 originale sur une bande de papier de 60 cm large sur 20 de haut. Ne pouvant l'éditer ainsi, l'éditrice la coupa en 2 et superposa les 2 moitié sur un dépliant, suggérant au  lecteur de la  couper en 2 aux ciseaux et recoller les 2 moitié dans le sens de la longueur. La réduction rendait le tout déjà bien moins lisible, car les hachures stylisant les lignes de forces du tourbillon avaient été remplacées par un petit signe symbolisant le retournement des éthers au delà d'Uranus. Ici c'est encore pire, car la grande largeur de la photo rend le texte trop petit donc illisible, mais je la met en attendant mieux pour la forme du tourbillon en gris, visible après juxtaposition des 2 moitiés

 

 

 

Ces disques offrirent en outre plus de surface pour capter de nouveaux matériaux, comme si les planètes voulaient en retenir un maximum avant de se « sphériciser ». Une autre raison résidait dans certains constituants des quatre planètes qui étalent incompatibles avec le nouveau matériel, et l'eau en faisait partie. Prenons Jupiter dont les océans clairsemés se vaporisèrent. Cette vapeur ne disparut pas de l'univers car rien ne se perd. Elle forma d'abord un nuage en forme d'anneau équatorial autour de Jupiter. Après le grand balayage, l'espace se refroidit un peu parallèlement à l'éloignement de Jupiter trois fois plus loin du Soleil. Peu à peu ce nuage se condensa sur les quatre gros morceaux du satellite stabilisateur primitif de Jupiter. En passant à travers ce nuage, ces quatre morceaux se recouvrirent de glace, d'autant plus qu'ils étaient éloignés. Ainsi le moins dense est le plus éloigné, Callisto. Il contient plus de la moitié de glace d'eau et autres. Le suivant, Ganymède contient encore la moitié d'eau sous forme de glace, et il est plus proche. Europe, encore plus proche, contient moins de la moitié de glace. Enfin le plus proche, Io, est le plus dense, il n'a plus de glace car il a écopé des radioéléments du bas du nuage qui s'y sont intégrés, en faisant un satellite hautement radioactif et volcanique ; un record du genre dans le Système Solaire. Trois des quatre satellites galiléens contiennent donc de la glace venant des océans jupitériens de l'époque. Quand tous les matériaux susceptibles de s'intégrer au futur Jupiter géant furent accrétés sur le disque équatorial, celui-ci commença à s'étaler par l'équateur au fur et à mesure que son diamètre diminuait parallèlement à celui de la planète qui augmentait. Or d'autres éléments étaient indésirables à l'intérieur de la future planète qui les expulsa grâce à son disque : en tournant tout en s'étalant, il « raclait » la surface de la planète en remontant aux latitudes nord et sud. Les débris raclés étaient happés par la rotation du disque et, la force centrifuge aidant, glissaient sur celui-ci jusqu'au bord extérieur. Quand ils l'atteignaient, ils étaient expulsés par la force centrifuge devenue très forte si loin du centre (le disque étant entraîné par le tourbillon éthérique, avait la même vitesse angulaire sur son bord extérieur qu'à sa jonction avec la planète). Les huit satellites jupitériens extérieurs aux Galiléens se formèrent ainsi. Mais alors qu'ils tournaient tout près de Jupiter à cette époque, ils en sont maintenant tellement éloignés que les quatre derniers tournent en sens inverse des douze autres satellites jupitériens, plus proches. Cela confirme qu'au-delà d'une certaine distance, le tourbillon éthérique s'inverse. Pour passer d'une orbite directe à une orbite rétrograde, les orbites de ces quatre petits satellites se sont inclinées de plus en plus par rapport au plan équatorial de Jupiter ; jusqu'à effectuer un demi-tour. A l'issue de ce demi-tour qui n'est pas tout à fait terminé actuellement, ces quatre satellites tourneront sur des orbites rétrogrades dans le plan équatorial. Actuellement elles sont encore un peu inclinées, mais tournent déjà dans le sens rétrograde. Alors que les quatre autres de cette série de huit, plus proches, tournent encore dans le sens original. Cependant, comme ils approchent eux aussi de la zone tourbillonnaire inverse car ils continuent de s'éloigner de Jupiter, leurs orbites sont déjà bien inclinées, mais pas assez pour que le changement de sens soit manifeste. Cela sera fait quand la Terre sera sortie de la zone de vie. Restent encore quatre petits satellites dont Amalthée, les quatre plus proches, encore plus proches que les quatre Galiléens. Ils sont les vestiges des dernières expulsions de matériaux indésirables pour la constitution du Jupiter géant qui existe aujourd'hui, et qui avait besoin de s'épurer ainsi pour se préparer à devenir une future étoile. Mais n'anticipons pas sur l'avant-dernier chapitre, et voyons maintenant avec quelles variantes ce scénario se déroula sur les 3 autres planètes en train de devenir géantes.

 

Le même schéma d'épuration via le disque d'accrétion se produisit aussi. Mais souvenez-vous de la fin extrêmement lente de Saturne. Tout s'était résolu au maximum sur cette planète, plus que sur toutes les autres, sans oublis, ni dettes. Le nombre de matériaux à expulser fut donc moindre, et sa vingtaine de satellites,outre Titan qui existait déjà, contiennent moins de glaces et de roches que les 16 de Jupiter.

 

Certes, la masse plus faible de Saturne rétablit la proportion. Et de l'eau de l’océan saturnien, qui fut intégrée dans le sol saturnien sous forme de pergélisol, fut ensuite expulsée après l'explosion pour se retrouver dans les anneaux saturniens qui en contiennent une petite proportion. Mais pourquoi ces blocs de glace, cailloux et autres particules qui composent le système complexe des anneaux de Saturne prirent-ils cette forme ? Pour matérialiser « l’anneau d'entraînement » du tourbillon éthérique saturnien. Mais aussi parce que mémoire du disque saturnien a été la mieux conservée à cause de la fin très lente de la vie saturnienne. Des matériaux ont donc gardé cette forme en mémoire. Puis pour finir, parce que Saturne est la planète la moins dense du Système Solaire (0,7. Elle flotterait sur l'eau). Quand on perçoit un peu les lois qui ont cours dans la subdivision éthérique infralumineuse au moins, on comprend que l'immense système de centaines d'anneaux de Saturne constitue un formidable stabilisateur éthérique parfaitement adapté à sa faible densité.

 

Uranus a quinze satellites dont quatre relativement gros, ainsi qu'une quinzaine d'anneaux plus minces que ceux de Saturne. Le fait remarquable et unique est que tout ce système bien ordonné est exactement sur le même plan que le plan équatorial d'Uranus... qui a besoin de ce stabilisateur très homogène car elle est en train de faire demi-tour !

(23 Extrait (note complète au chapitre 5)……./ Sur Uranus et Neptune, le processus s'inverse parceque le tourbillon éthérique solaire change de sens au-delà d'Uranus, comme le montre la position d'Uranus qui tourne sur elle-même « en se roulant sur le ventre », ce qui fait que son plan de rotation est perpendiculaire à celui du Soleil : ses pôles ont une position équatoriale par rapport au tourbillon éthérique Solaire qui interfère avec le sien/……..

 De plus, le fait que ce système bien ordonné puisse perdurer tout en n'étant pas dans le même sens que ceux des autres planètes, montre bien à la fois l'autonomie des tourbillons éthériques planétaires et l'inclinaison de ceux-ci selon les lignes de forces du tourbillon solaire. Ce ne peut donc pas être un hasard si Uranus est si bien stabilisée dans ce sens perpendiculaire aux autres avec tout ce matériel qui a été formé, je le rappelle, peu de temps après le passage du souffle de l'explosion de la supemova, selon le même scénario de base décrit à propos de Jupiter. 

Neptune avait peu de matériaux à expulser car sa vie n'était pas arrivée à un grand degré de complexité. Elle en eut néanmoins puisqu'elle a huit satellites dont un seul relativement gros : Triton, qui tourne en sens inverse de la planète et des autres. Ce système comprend aussi quatre fins anneaux et le tout présente un certain nombre de particularités qui montrent que Neptune s’est redressée récemment après son demi-tour. (circularité des orbites des satellites directs, excentricité record de Néréide avec entre les deux l'orbite rétrograde de Triton ; arcs plus denses sur l'anneau extérieur...) Enfin, l'axe de son champ magnétique est décalé de 47°, ce qui en fait la sœur d'Uranus sur ce plan-là : 60° pour Uranus, alors que les champs magnétiques des planètes plus proches sont beaucoup moins décalés par rapport à l'axe de leurs planètes respectives.

 

Voilà donc nos ex-planètes telluriques transformées en planètes géantes et « gazeuses » afin de préparer une autre évolution qui sera ébauchée à l'avant dernier chapitre. S'étant considérablement éloignées du Soleil, ayant pris elles aussi une sorte d'indépendance, elles vont laisser la place libre pour un nouveau grand cycle d'évolution de plusieurs planètes dont la Terre ; planètes qui auront à leur tour besoin du Soleil. Ce grand cycle, le deuxième et dernier de tout notre système solaire, va commencer par un essai apparemment raté. Mais il faut se méfier des apparences et le passé nous a déjà montré que sous le couvert d'expériences ratées, des intelligences à tous les degrés pouvaient mettre au point des combines évolutives bien indispensables pour la suite. Le faux départ de la deuxième moitié de l'évolution du Système Solaire va en fait lui servir presque jusqu'à la fin de sa vie...

 

Chapitre 12

 

L'AVORTEMENT

 

Dans ma description du Système Solaire juste avant et après le bouleversement de la supernova, je suis parti de Jupiter en m'éloignant de plus en plus du Soleil. Mais que s'est-il passé pendant le même temps de l'autre côté, c'est-à-dire entre Jupiter et le Soleil ? Ne pouvant tout raconter à la fois, même si la vision globale d'un système solaire est possible en un éclair, j'ai gardé cette zone pour la suite car c'est dans ses limites que la vie reprendra tôt ou tard, et plutôt tard que tôt, pour une fois.

 

Remontons pour cela au milieu de la vie jupitérienne, quand l'énorme Jupiter tellurique se trouvait un peu plus près du Soleil que la Terre actuelle. Vu sa masse énorme (20 000 km de diamètre), aucune autre planète n'était encore sortie du Soleil car tout se passe comme si le tourbillon éthérique ne pouvait pas entraîner plus d'une certaine masse au milliard de km2, par exemple. De plus, après avoir expulsé une grosse quantité de matériaux, il fallait au Soleil plus de temps pour en nucléosynthétiser une autre assez importante pour pouvoir être éjectée. Ce moment va donc finir par arriver, et la planète suivante est expulsée à 700 km/s environ, pas trop vite pour ne pas aller se perdre aux confins du Système Solaire, ni trop lentement pour ne pas retomber dans le Soleil. A croire que l'intelligence solaire connaît sa vitesse de libération, et qu'elle a étudié la mécanique céleste ! Rien de bien surprenant quand on sait que toute matière a une partie supralumineuse, à toute périphérie de ses particules, et que ce qui est supralumineux est information par définition. N'importe quelle matière, même aussi inhospitalière que des gaz ou du plasma à des millions de degrés peut donc contenir de l’information. Et l'information, par assemblages divers, peut devenir sagesse, intelligence, amour ou n'importe quoi d'autre. L'idée d'une intelligence planétaire, solaire ou galactique est donc fondée et correspond simplement à une structure dont toutes les particules ont les mêmes informations, ce qui leur permet de s'unir dans cette structure (puisque les semblables s'attirent et les contraires se repoussent dans le supralumineux, alors que c'est l’inverse dans l’infralumineux de base).

 

Voilà donc une nouvelle planète qui commence sa ronde comme les autres, c'est-à-dire sur une orbite très excentrique et on a vu pourquoi. Pendant que la vie va continuer sur Jupiter, elle va lentement circulariser son orbite sur son aphélie plus éloigné d'au moins 30 millions de Km que son périhélie. Puis les 2 continueront à s'éloigner ensemble. Quand l'aube du dernier matin jupitérien se lève, la nouvelle planète encore déserte ne frôle pas encore la zone de vie. Elle tourne rond vers 90 millions de Km du Soleil, et Jupiter à 175. Cette nouvelle planète est plus petite que les précédentes, sauf Proserpine dont elle a la taille: la même qu'auront plus tard la Terre et Vénus. Lorsque le souffle de la supernova traversa notre système solaire, un gros astéroïde qui passait pas loin fut légèrement dévié. Cela suffit pour qu'il percute la nouvelle planète. Il n’était pas assez gros pour la faire éclater, loin s'en fallait. Mais parallèlement, cette nouvelle planète se trouvait à cet instant exactement entre le Soleil et Jupiter selon la plus courte distance : en conjonction parfaite. 175-90 = 85 millions de Km seulement entre Jupiter et la nouvelle planète. Quand Jupiter commença à s’éloigner du Soleil rapidement, l'anneau d'entraînement du Système Solaire suivit la déformation générale du tourbillon éthérique solaire. Il ne passa pas à travers la nouvelle planète qui n'éclata donc pas, mais toutes les planètes furent en quelque sorte momentanément abandonnées par l'entraînement du tourbillon solaire, donc maintenues sphériques sous la seule action de leur propre tourbillon. Comme celui de la nouvelle planète était le moins individualisé, parce qu'elle avait une rotation héliosynchrone, elle devint très sensible aux moindres contraintes gravitationnelles. Sa position entre Jupiter et le Soleil qui s'éloignaient l’un de l'autre devint donc très délicate : l'éther de la planète s'étirait entre Jupiter et le Soleil, au fur et à mesure qu'ils s'éloignaient. Coincée à peu près à mi-chemin entre le Soleil et Jupiter, les parties supralumineuses de ses atomes ressemblaient déjà, toutes ensembles, à une gigantesque cacahuète ; mais la planète tenait encore bon. C'est à ce moment-là que l'astéroïde la percuta. Alors qu'il n'aurait fait qu'un grand cratère dans d'autres conditions, l'état décrit plus haut de « tension vibratoire » de la nouvelle planète transforma un choc banal en détonateur de l'éclatement de la planète en une multitude de morceaux de toutes les tailles. Ces morceaux, enfin libérés, se superposèrent à leurs parties éthériques non tourbillonnaires et prirent donc, tous ensemble, la forme de la cacahuète qui s'étira de plus en plus, jusqu'à mesurer 100 à 150 millions de Km de long quand Jupiter s'arrêta de s'éloigner du Soleil ; du moins rapidement, car une fois constitué en planète géante, il continua de s'éloigner imperceptiblement jusqu'à nos jours. Comme tout ce qui tourne dans le Système Solaire, du reste. Et donc aussi comme tous les morceaux de la nouvelle planète ! qui bien qu'ayant avorté, existait toujours sous la forme de dizaines de milliers d'astéroïdes de toutes les tailles. La ceinture d'astéroïdes venait de se former. Orbitant d'abord sur des orbites très excentriques, une partie de ces astéroïdes réduisirent ensuite leurs excentricités, mais vu leur nombre et leur absence de tourbillons individuels, ils se dévièrent et se dévient encore souvent les uns les autres. Ainsi, même actuellement, il en reste quelques milliers qui sont suffisamment excentriques pour croiser les orbites de Mars, la Terre, Vénus et même Mercure pour quelques-uns. Mais la majorité tourne quand même entre Mars et Jupiter, centrée à la place où aurait dû se trouver la planète avortée si elle n'avait pas ainsi éclaté. Le plus gros survivant actuel est Cérès dont la forme sphérique de 933 km de diamètre vient juste d'être authentifiée. La population actuelle d'astéroïdes est donc maintenant répartie dans tout le Système Solaire. La première ceinture d'astéroïdes dite « ceinture de Kuiper » s'est éloignée jusque vers Pluton et au-delà. La seconde, dite « ceinture d'astéroïdes », issue de la planète avortée, est maintenant centrée entre Mars et Jupiter. Mais ces centrages sont tellement relatifs vu les énormes excentricités parfois observées que dans la pratique, il y a des astéroïdes partout.

 

(47 : Certains orbitent entre les deux ceintures : Chiron, Damoclès, Pholus, 1993 HA2...

 

Du million au milliard selon que l'on prenne le kilomètre ou le mètre de diamètre comme base (48 : Ciel et Espace, mars 1993). Pour finir, je dirai qu'au milieu du Système Solaire, il peut être difficile de dire si un astéroïde vient de la première ceinture ou de la seconde (47) car, les excentricités aidant, elles s'interpénétrent largement vers Jupiter. Seule une analyse de composition isotopique trancherait la question : si l'échantillon a une composition isotopique identique aux roches et composés terrestres, il vient de la seconde, appelée communément « ceinture d'astéroïdes ». Si cette composition est différente, il vient de la première, la ceinture de Kuiper, qui prend de plus en plus de réalité au fur et à mesure que les années passent. Tous ces astéroïdes ont finalement une grande utilité dans le processus évolutionnaire au sens large, et si la nouvelle planète n'avait pas avorté, il n'y en aurait pas assez dans la moitié intérieure du Système Solaire. Cette utilité sera mise en évidence pour Mars, la Terre et même après au cours des prochains chapitres. Par exemple, en avant-goût, nous n'existerions pas si un gros astéroïde n'avait pas parachevé la fin des dinosaures. Ce sont ces derniers qui auraient évolué vers l'état de conscience humaine individuelle... on imagine aisément ce que cela aurait pu donner. Un grand merci à cette planète avortée de s'être sacrifiée pour nous : l'astéroïde des dinosaures était un de ses morceaux. Celui qui sortira notre civilisation actuelle de l'impasse aussi. Mais n'anticipons pas plus, ce n'était qu'un avant-goût. Nous en sommes pour l'instant à un tournant de l’histoire du Système Solaire bien particulier sur lequel je vais m'attarder un peu.

 

Pour la première fois, la vie marque une pause. Alors que jusqu'à maintenant, il y avait toujours eu une planète dans la zone de vie, et qu'une autre y rentrait peu après la sortie de la précédente, voilà que la zone de vie se retrouve à présent vide, et pour longtemps puisque la planète qui aurait dû y rentrer après Jupiter. a été transformée en ceinture d'astéroïdes. Mais si ces astéroïdes sont maintenant dans la zone de vie, pourquoi la vie n'apparaîtrait-elle pas sur eux ? Parce qu’ils sont en général trop petits pour synthétiser une atmosphère, qui en plus, ne pourrait être retenue avec des formes non sphériques. De plus, leurs excentricités les font rentrer et sortir de la zone de vie à chaque tour. Néanmoins, malgré tout cela, une vie au premier stade se développa sur ceux qui étaient dans des conditions pas trop excentriques. Une vie accrochée aux surfaces minérales comme celle des débuts des cinq planètes ayant vécu jusque-là. C'est pourquoi des molécules organiques ont été trouvées sur des météorites. N'ayant pas été enfouies sous des milliers de kilomètres d'hydrogène et d'hélium liquide et autres sur les quatre planètes devenues géantes, ces molécules organiques sont un vestige des premières formes de vie apparues sur ces planètes quand les conditions s'y prêtaient. A analyser avec une autre idée au départ pour un résultat plus cohérent. Quoi qu'il en soit, cette vie astéroïdale ne dépassera pas le stade des molécules autoduplicatives. Sur Proserpine, la vie était restée aussi assez primitive. Ainsi, la vie moléculaire sur les astéroïdes fut au second grand cycle d'évolution ce que la vie sur Proserpine fut au premier de ces deux grands cycles qui constituent à eux deux toute l'évolution dans notre système solaire. Le démarrage de ce second grand cycle de vie fut donc aussi très discret.

 

 Les astéroïdes commencent à s'éloigner et aucune planète ne sort du Soleil. Tout ce qui a été vécu et évolué jusqu'à maintenant va donc bien réintégrer l'univers supralumineux, s'intégrer aux informations de même nature qui s'y trouvent déjà, pour relever le niveau de perfection de ces informations. Toute l'évolution jusqu’à la supernova a été rangée dans l'avant-Big-Bang et l'après-Big-Crunch, c'est à dire le supralumineux qui coexiste néanmoins tout le temps avec notre monde infralumineux qu'il interpénétre par la périphérie de chaque atome et par les intervalles entre les particules en ce qui concerne la subdivision éthérique. Bref, tout ça pour dire que les leçons de cette première moitié de l'évolution du Système Solaire vont être tirées avant que la seconde moitié ne commence. Et l'on voit finalement que tout cela, avortement planétaire compris, est bien ordonné. Par exemple, si tout avait continué sans la supernova, cela aurait été certainement mieux pour la stabilité et la continuité du Système Solaire car la vie aurait simplement continué sur la planète post-jupitérienne parce qu'elle n'aurait pas avorté. Mais, outre que notre système solaire n'aurait pris son indépendance que beaucoup plus tard sans la supernova, la vie sur la nouvelle planète se serait très vite hypertélisée (note 43 définition de l'hypertélie: voir chapitre précédent). De nombreuses catastrophes-régulatrices-coups-de-freins en auraient découlé, entraînant finalement plus de souffrances qu'une seule catastrophe supprimant toute vie pour permettre son redémarrage à l’octave au-dessus après un petit repos cosmique. Ce dernier permettra au redémarrage d'être moins précipité, plus « réfléchi »  pour cause d'assimilation des leçons antérieures. De plus, le « planning » de la planète suivante sera mieux préparé depuis l'univers supralumineux, par les mémoires du vécu d'avant qui devra s'y continuer. Pour finir, l'intelligence solaire était très occupée à superviser la transformation de Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune en planètes géantes grâce aux matériaux et à l'énergie de la supernova. Elle n'aurait pas pu patronner en même temps une jeune intelligence planétaire en formation. Ce n'est donc qu'après l'achèvement de la transformation de ces quatre planètes que l'intelligence solaire va pouvoir s'occuper de la suite. Tout est donc de plus en plus ordonné ! La suite l'est donc aussi : la fin de la pause est inéluctable, et une autre planète va enfin sortir du Soleil, et même plus tôt qu'elle n'aurait dû le faire si l'on ne compte que la production d'éléments du Soleil. N'oublions pas en effet que le Soleil avait été lui aussi enrichi par des éléments et des informations venant de la supernova. Ces éléments importés vont-ils se retrouver tels quels dans la future planète Mars qui se prépare? Ce n'est pas si simple car tout doit être « refondu » avant de resservir. Une comparaison avec une réaction immunitaire humaine, interprétée hors de l'influence de l'égrégore Pasteurien, aidera à comprendre combien ce phénomène est universel. Nous avons tous dans le corps des molécules étrangères non reconnues par le système immunitaire et séquestrées dans des sites où elles ne gênent pas le déroulement des fonctions vitales. Il suffit d'un choc quelconque pour que notre système immunitaire reconnaisse brutalement de ces molécules, et entreprenne donc une expulsion qui se traduira pour nous par des symptômes (boutons, rhume, etc.) Ce choc peut être le froid, le chaud, une chute dans les orties, un massage, un accident, une douche froide, un déblocage ou blocage émotionnel, l'ingestion d'un aliment inhabituel, bref presque n'importe quoi. Le microbe parfois associé au choc apporte un complément d'information génétique (son ADN) qui permettra le démontage de ces fameuses molécules jusque-là non reconnues. Le processus est le même avec le Soleil qui, dans le cas présent, avait fait une indigestion ou même un simple repas de matériaux de supernova. Ces éléments étrangers vont rester dans le Soleil qui libérera des éléments plus ou moins lourds qu'il avait déjà mis hors circuit (parce que trop lourds) en vue de l'expulsion d'une future planète. Ne pouvaient être expulsés que des éléments « solarisés », c'est-à-dire ordonnés par le Soleil « à sa sauce » pour que l'expulsion ne perturbe pas son fonctionnement. Le repas d'éléments de supernova va donc provoquer l'expulsion d'autres éléments dont il prendra les places. Exactement comme un repas de fraises crues provoquera l'expulsion (sous forme de boutons) de molécules non métabolisées de fraises cuites déjà séquestrées dans le corps depuis longtemps. Voilà pourquoi les matériaux déjà stockés dans le Soleil pour la future planète Mars vont être expulsés prématurément, avant d'avoir été accumulés en quantité suffisante pour une planète de taille normale : ils ont été « poussés dehors » par l'arrivée du repas de supernova. Ce choc immunitaire solaire va donner naissance à un prématuré.

 

 

 

Chapitre 13

 

Un prématuré nommé Mars

 

Et quel prématuré ! 6 000 km de diamètre seulement, après avoir pris sa forme sphérique, c'est-à-dire pas tout de suite. En effet, tout comme lors des accouchements où la tête du bébé s'ovalise en sortant, les planètes sont loin d’être sphériques après leur sortie du Soleil. C'est leur premier travail de le devenir tout en circularisant l'orbite de départ qui est très excentrique car la planète est sortie comme un boulet de canon dans le plan équatorial du Soleil. C'est donc ce qui vient d'arriver à Mars, prématuré de 6 000 km contre 12 000 à 20 000 pour ses  grandes sœurs. Quand Mars devint sphérique, l'excentricité de son orbite était encore assez prononcée : 35 millions de Km au périhélie et 65 à l’aphélie. C'est encore très loin de la zone de vie, et l'intelligence solaire va prodiguer des soins spéciaux à ce prématuré pour le faire grandir un peu tout en accélérant son entrée dans la zone de vie ; qui n'est jamais restée vacante aussi longtemps et vous savez pourquoi. Mais à quelque chose malheur est bon, et l'avortement de la planète précédente a regarni le rayon astéroïdes du magasin cosmique, rayon qui offre un grand choix de modèles et d'orbites : des gros, des petits, des métalliques, des carbonés, des silicatés, des radioactifs plus ou moins enrichis en radium, uranium, osmium, thorium, iridium... avec un choix d'itinéraires en plus : des orbites plus ou moins inclinées et excentriques, des directes et des rétrogrades pour doubler la vitesse du choc (Mars tourne dans le sens direct) et créer ainsi plus facilement des transmutations nucléaires pour fabriquer des métaux et autres éléments précieux ; donc un métamorphisme de choc varié qui fera de Mars une planète touristique. Le bombardement d'astéroïdes va donc commencer pour amener notre prématuré à terme. Cela semble violent à nos yeux, mais à l'échelle planétaire vue par une intelligence solaire, ces soins furent prodigés autant d'affection qu'une mère pour son bébé. D'abord une bordée de sidérites pour enrichir le sol martien en fer, nickel et autres métaux à petite dose, puis une nourriture plus tendre, silicatée et carbonée, pour former la surface minérale où la vie pourra apparaître plus tard. Le tout assaisonné de radioéléments qui feront le bonheur des compteurs atomiques des futurs scientifiques, pour qu'ils se fassent évoluer en apprenant à s'en servir. L'usage est actuellement au point, mais ils interprètent les résultats sous l'influence de divers égrégores. N'anticipons et restons sur Mars dont le diamètre engraisse un peu grâce aux soins délicats dont il fait l'objet. A la fin du bombardement,

 

(49 : Mars contient d'ailleurs à sa surface actuelle le plus grand cratère météoritique de tout le Système Solaire hormis Aitken sur la Lune : 1 600 km de diamètre (bassin de Hellas),

 

 il atteint presque son diamètre actuel de 6 790 km. Il est à peu près à terme, et ces soins intensifs l'ont également poussé plus vite vers la zone de vie qu'il commence à frôler à son aphélie. Mais tous ces chocs ont également entretenu l'excentricité de son orbite qui le ramène à 95 millions de Km à son périhélie. Et comme toutes ces explosions ont également catalysé la synthèse d'une atmosphère primitive (sans oxygène), la vie minérale va apparaître prématurément et très progressivement. L'apparition de la vie sur Mars va être la symétrie inverse de la disparition de la vie sur Saturne. Mars tourne donc sur une orbite de 95/120 millions de Km du Soleil, et ne rentre dans la zone de vie que quelques semaines à chaque tour, par conséquent. Pourtant, en apparaissant sur la face à l'ombre et dans la zone crépusculaire où il ne fait pas trop chaud, les premières molécules autoduplicatives vont s'accommoder de cette orbite instable. Avant même qu'elle ne se circularise, des unicellulaires mi-minéraux/mi-végétaux vont se décrocher de la pierre et l'évolution martienne va déjà plafonner. Avant même que toute l'orbite soit à l'intérieur de la zone de vie ! Il faut dire que c'est la sixième fois que la vie repasse par ces stades dans le Système Solaire, et ils se récapitulent donc très vite. Avec des perfectionnements qui rendent aussi ces unicellulaires plus exigeants. Ils ont besoin d'eau liquide et vite ! pour évoluer vers un stade animal...

 

Vous devez trouver que le hasard a un peu trop bon dos pour faire apparaître les océans martiens au moment précis où la vie martienne va, comme par hasard, en avoir besoin. Aussi, depuis que les intelligences planétaires ont été enrichies d'informations qui permettront l'accès à la conscience de leurs êtres, une redéfinition plus précise de ces intelligences s'impose. Les informations dont je parle sont venues du système solaire massif et se sont intégrées au nôtre lors de son explosion en supernova. Dans l'univers supralumineux depuis l'explosion, ces informations vont repasser le mur de la lumière dans le sens du ralentissement, mélangées à celles concernant ce qui a été acquis sur les planètes précédentes. Aux vitesses les plus basses, c'est-à-dire au niveau matériel visible à nos yeux, ces informations se traduiront par les formes des organismes. Eternelle question enfin résolue : quel intérêt de reproduire en infralumineux (matériel) ce qui existe déjà en supralumineux ? (spirituel). Eh bien ce qui est supralumineux ne peut plus évoluer, sauf en "s'infraluminisant"temporairement. Exactement comme au niveau humain, où un passage au creux d'une vague, (maladie, dépression, accident...) peut permettre un changement de tempérament relançant l'évolution de la personne qui s'était figée dans ses habitudes. En descendant le mur de la lumière, les informations offrent aux organismes qu'elles vont constituer, la possibilité de les modifier en retour. Et cela parce que la partie restée supralumineuse de l'un ou l'autre de ces organismes commence à constituer un esprit à part dès l'instant où elle est détachée de l'information globale concernant la planète, Mars en l'occurrence. C'est cette information globale que j'appelle ici « intelligence planétaire » (martienne) de préférence au terme ésotérique « logos planétaire ». Ensuite, il suffit qu'un de ces « esprits à part » bénéficie d'une initiative prise par un de ses organismes qui le matérialise, pour qu'il fasse, après mort de cet organisme qui le représente, évoluer cette intelligence planétaire dont il n'est au départ qu'un minuscule morceau. Et ces initiatives apparaîtront à la fin de l'évolution martienne. Mais pour en arriver là, il faudra d'abord que l'intelligence planétaire « s'infraluminise » dans la seule grande famille d'unicellulaires de la page précédente, qui sont sur Mars avant que son océan n'apparaisse. Après, quand la vie martienne comportera de plus en plus d'espèces, cette intelligence planétaire se répartira entre les parties supralumineuses de toutes ces espèces ; jusqu'au moment où, lorsque la conscience auto-réflechie et individuelle apparaîtra, chaque être pourra prendre des initiatives personnelles. Un exemple relatif à la démographie terrestre va nous aider à comprendre ce processus évolutionnaire martien qui se répétera de plus en plus rapidement sur la Terre, Venus et au-delà, pour faire chaque fois du neuf de plus en plus tôt dans l'évolution de ces planètes considérées dans cet ordre.

 

 A l'époque de la Renaissance, la Terre ne comptait que 550 millions d’habitants. Au moment où j'écris ces lignes, la barre des 5,5 milliards d'habitants vient juste d'être franchie. (Vous avez deviné la mise à jour 2013 : 7 milliards et des bananes). Nous sommes donc dix fois plus nombreux sur Terre qu’il y a environ cinq siècles. Mais l'intelligence planétaire terrestre, elle, est la même ! Ce qui signifie qu'il y a cinq siècles, cette intelligence était représentée dans les parties supralumineuses de 550 millions d'humains. Comme nous sommes 12 fois plus nombreux, chaque être humain n'a dans sa partie supralumineuse qu'une fraction 12 fois plus infime de l'intelligence planétaire terrestre. L'être humain actuel se trouve donc confronté à un choix :

 

-   se laisser vivre et par conséquent, ne matérialiser que le douzième d’intelligence terrestre de ce qu'il a été possible de matérialiser il y a cinq siècles sans effort.

 

-   récupérer les onze douzièmes manquants par ses propres forces, ce qui est possible depuis que la conscience réfléchie individuelle est apparue dans le Système Solaire.

 

La première solution conduit son porteur vers la condition de «superchimpanzé » que je décris dans mon premier livre; et cela dans les meilleurs des cas. Et à la sortie de l'évolution terrestre pour refonte dans une intelligence stellaire adaptée à leur niveau dans les autres cas. La seconde solution conduit son porteur vers condition surhumaine que j'ai également décrite dans mon livre précédent. Cet état permettra à son porteur de faire évoluer l'intelligence terrestre au moment du prochain saut évolutif imminent ; puis de participer consciemment à l’évolution future que cette « nouvelle intelligence terrestre augmentée » permettra. En résumé, nous avons le choix entre, soit devenir idiots car l'intelligence qu’il est possible d'exprimer sur Terre est répartie dans douze fois plus de monde qu’il y a cinq siècles ; soit rester intelligents et même mieux en récupérant les onze douzièmes manquants par nos propres forces, ce qui sous-entend donc d'aller contre le courant naturel qui nous pousse à nous « laisser vivre en service minimum ». Ce courant naturel tire sa force de l'abandon progressif de nos cerveaux par l'intelligence terrestre pour cause démographique. De cet abandon, nous devons tirer nous-mêmes la force de devenir tous des intelligences planétaires.

 

Mise à jour 2013 : Depuis que j’ai écris ces lignes et que la population mondiale a dépassé 7 milliards, j'ai remplacé le 1/10ème de l'édition papier 1997 par le 1/12ème d’intelligence planétaire, ce qui expliquerait que nombre de gens deviennent de moins en moins intelligents au point d’être déjà sorti de la vague de vie humaine du point de vue supralumineux. Je pense notamment aux gens de réseaux, qu’ils soient mafieux, pédocriminels ou de la haute finance internationale. Il ne faut pas confondre l’intelligence prédatrice de type khazarsioniste avec intelligence vraiment humaine. A l’autre bout de la chaine, certains moutons de Panurge irréversiblement embrigadés et formatés par les médiamensonges de ces réseaux entrent également dans cette catégorie car, comme dit le proverbe « c’est l’occasion qui fait le larron » ! ce qui signifie que toute personne non éveillée peut être entrainée là où elle n’aurait pas voulu si l’occasion lui en est offerte. C'est pour ça qu'il y a tant de petits mafieux/collabos dans tous les rouages des administrations.

 

L'évolution sur Mars, la Terre et la première moitié de Vénus va avoir pour but d'infraluminiser ce processus évolutionnaire dans nos organismes, jusqu’à son plein épanouissement sur Vénus. Mais nous n'y sommes pas encore, et il faudra d'abord passer par Mars et la Terre. Alors revenons sur Mars, puisque c'est ce que nous avons vécu en premier.

 

 En effet, nous avons encore en mémoire, dans nos parties supralumineuses quelques bribes de ce que nous avons vécu dans la première famille martienne d'unicellulaires se détachant de la surface minérale de Mars.

 

Et nous voilà donc revenus au point où les océans martiens allaient apparaître « comme par hasard » au moment où ces unicellulaires mi-minéraux/mi-végétaux ne pouvaient plus évoluer faute de suffisamment d'eau. Maintenant que les intelligences planétaires et stellaires sont plus clairement définies, vous avez compris que ce « hasard » est très relatif...

 

Cette apparition fait bien sûr partie du remake général des planètes précédentes, mais chaque récapitulation est toujours une occasion pour améliorer l'ancien en le remanifestant sous une nouvelle forme. Et cette fois-ci, la variante va se situer au niveau de l'information véhiculée par le planétoïde catalyseur de la synthèse de cet océan.

 

En effet, le Système Solaire tourne autour du centre galactique, actuellement à environ 27 000 années-lumière du centre. Mais cette rotation ne se fait pas tout le tour sur l'exact plan « équatorial » de la Voie lactée. Tantôt un peu au-dessus, tantôt un peu au-dessous, avec passage sur ce plan entre les deux. Au début de son histoire et jusqu'à la supernova, cette rotation se faisait à peu près dans le plan galactique, et les fluctuations étaient très faibles. Mais le système solaire massif qui explosa en supernova à cinq semaines-lumière du nôtre s'en situait au-dessus, par rapport à ce plan galactique. Le souffle de l'explosion et l'expansion locale de sa bulle de gaz chauds eut pour effet de pousser notre système solaire en dessous du plan galactique dont il s'éloigna tout en continuant de tourner autour du centre de la Voie lactée. Arrivé à une certaine distance du plan galactique, il eut tendance à y revenir, pour la même raison appliquée à la Galaxie, que celle qui entraîne les planètes à recirculariser leurs orbites tout en se réajustant de plus en plus près du plan équatorial du Soleil : le tourbillon éthérique ; solaire dans le dernier cas, galactique dans le cas qui nous occupe, qui tend à exercer une pression concentrique d'autant plus forte que l'on se rapproche du centre, d'une part, et du plan équatorial, d'autre part. Cette pression a pour conséquence la gravitation. Voilà donc notre système solaire qui revient vers le plan galactique et le traverse, après s'en être éloigné depuis la supernova. Et cette traversée, qui s'effectue officiellement tous les 26 à 33 millions d'années, va être la cause de la variante martienne de la cinquième synthèse d'un océan dans notre système solaire.

 

La densité stellaire et autre (gaz, poussières, comètes...) est toujours plus importante sur le plan galactique que dessus et dessous. Lorsque notre système solaire traversa ce plan pour la première fois, il tomba sur un nuage de gaz interstellaire auquel étaient associés de nombreux débris d'un ancien système solaire qui avait fini, lui, sans explosion car son étoile était de la taille du Soleil. Elle avait enflé jusqu'à devenir une géante rouge, puis s'était recroquevillée en une minuscule naine blanche, abandonnant ses planètes lointaines, comètes et astéroïdes à errer dans le noir. C'est en partie la désintégration de la périphérie de l'étoile après le stade « géante rouge » qui avait formé le nuage. Bien sûr, la ceinture d'astéroïdes de notre système solaire était assez fournie pour contenir le modèle suffisamment gros pour catalyser la synthèse des océans. Mais si c'était un planétoïde issu d'un autre système solaire qui jouerait ce rôle, il apporterait en plus son information. Et c'était le but recherché pour deux raisons. D’abord parce que ce planétoïde venait d'un système solaire de la taille du nôtre qui était mort plus lentement, comme mourra le nôtre, et non dans une gigantesque explosion. Ensuite, parce que ce système solaire tournait dans le plan galactique à une ou deux années-lumière devant le nôtre au moment de la supernova. Il fut donc beaucoup moins dévié, et le nôtre le retrouva mais en lui passant cette fois au milieu ou presque, lors de son premier retour vers le plan galactique. Lors de cette traversée, un ancien satellite d'une ancienne planète de ce système solaire heurta donc Mars et la suite du scénario de la formation de son océan fut la même. Mais Mars contenait en plus une mémoire venant d'un second système solaire, qui était voisin du nôtre au moment de l'explosion en supernova du premier voisin beaucoup plus massif. Cette mémoire allait permettre aux créatures martiennes d'accéder à l'individualisation, conjointement aux informations qui s'étaient intégrées à notre système solaire lors de la supernova. En outre, ce passage du Système Solaire à travers le plan galactique allait excentrer  ou réexcentrer les orbites de certains astéroïdes qui tomberaient ensuite plus facilement sur Mars tout au long de sa vie comme nous le verrons.

 

Voilà donc Mars avec son océan tout neuf et un climat moins chaud, du fait de son passage à travers ce nuage parallèlement à sa traversée du plan galactique avec tout notre système solaire bien évidemment. Le grand remake général va continuer par le passage des unicellulaires mi-minéraux/mi-végétaux aux unicellulaires animaux. Puis la captation d'un planétoïde qui va se satelliser autour de Mars vaaccélérer les choses, et déclencher le passage aux organismes pluricellulaires. Pour la première fois, un satellite va être capté et non pas fabriqué par la planète elle-même lors d'un cataclysme majeur. Mars va donc adopter un enfant au lieu de le faire, et c'est dans la logique de l'ordre universel pour plusieurs raisons :

 

1.     déjà trop petit à cause de sa prématurité, Mars ne va pas encore diminuer sa masse en éjectant un gros satellite.

 

2.  cet enfant n'est autre que le plus gros morceau de la planète avortée ; morceau dévié dans le « bon » sens par le passage du Système Solaire dans le plan galactique. Il était logique que de l'information venant de la planète avortée passe dans l'évolution martienne. Certes, les nombreux astéroïdes qui l’avaient bombardée venaient de cette planète mais ils s'étaient intégrés à Mars, donc il fallait un « satellite espion » extérieur, non intégré et possédant les mêmes informations pour assurer la continuité du processus évolutionnaire martien; raison supralumineuse. Et pour la correspondance infralumineuse, Mars avait besoin d'un gros satellite pour stabiliser son orbite selon le modèle décrit au chapitre 10. Cette adoption allait donc, comme promis, déclencher le saut évolutif que constitue le passage des organismes unicellulaires aux organismes pluricellulaires. En effet. Même quand il s'agit d'un remake, un saut évolutif reste un saut évolutif et à donc besoin d'un catalyseur.

 

Avant l'adoption, Mars tournait en rotation héliosynchrone, c'est à dire qu'il montrait toujours la même face au Soleil, à quelques librations près. Lorsque ce gros satellite d'environ 2500 km de diamètre fit irruption dans le ciel martien, Mars ne put faire autrement que se mettre à tourner sur lui-même en une douzaine d'heures environ

(50 : La situation actuelle du Système Solaire parle d'elle-même : toutes les planètes qui ont un ou des satellites ont toutes une rotation d'ordre quotidien ; de neuf heures trente à vingt-cinq heures - six jours pour Pluton-. Les deux seules planètes qui n'ont pas (encore) de satellite sont Vénus et Mercure, et elles ont une rotation d'ordre synchrone : 243 jours au lieu de 225 pour Vénus, et 59 jours au lieu de 88 pour Mercure. La raison de ce défaut de synchronicité exacte a déjà été donnée en ce qui concerne Mercure. Et pour Vénus, elles seront données aux chapitre 31 et 32. Détail intéressant qui confirme que les planètes sont entraînées de l'extérieur par leur tourbillon éthérique et que le diamètre de ce dernier est plus que décuplé par la présence de satellites : plus l'orbite moyenne de centre de masse du système satellitaire d'une planète est éloigné, plus la planète tourne vite. Seule exception, Mars, pour qui Phobos et Deimos sont insuffisants à assurer sa rotation en vingt-cinq heures. L'exception s'annule si on admet que l'ancien gros satellite a lancé la rotation, il y a trois millions d'années.),

 car son « moteur tournait déjà au point mort » depuis le passage des 120 millions de Km : le satellite ralentit le tourbillon planétaire qui embraya Mars. Et cette mise en rotation brutale provoqua le saut évolutif en question, un peu comme jadis sur Uranus, selon un principe déjà éprouvé : émergence dans l'urgence, et même dans la double urgence dans le cas présent puisqu'un refroidissement s'était opéré parallèlement comme vu plus haut. Voilà donc nos poissons martiens qui peuplent les océans d'où aucune terre n'émerge mais qui sont assez peu profonds vu la petite taille de Mars ; pas plus de 2 km de profondeur. Cette situation ne va pas durer très longtemps car le satellite, qui n'a rien à voir avec Phobos et Deimos (satellites actuels de Mars), va profondément remuer les roches en fusion du manteau de Mars. En effet, un satellite de 2 500 km de diamètre pour une planète de 6 700 km est énorme, d'autant plus qu'il était très près de Mars (50 000 km). Actuellement, on dirait qu'un tel système engendrerait un « effet de marée » ou des « contraintes gravitationnelles » très fortes. Elles sont en fait des conséquences d'égalisation après fusions de tourbillons éthériques. Quoi qu'il en soit, ce brassage convectif du manteau martien résultant de ces contraintes, va provoquer une éjection de roches en fusion. Ces éjections vont former d'énormes volcans qui existent toujours. Le plus haut, non seulement de Mars mais en même temps de tout le Système Solaire, est Olympus Mons qui culmine à 25 km d'altitude et fait 600 km de diamètre à la base. Base qui dut donc émerger de l'eau quand ce volcan fut formé. Il y eut aussi toute une chaîne de volcans étalée sur 1 900 km : les Monts Arsia, Pavonis, Ascraeus pour les principaux, aux cratères de 120 km et aux bases de 400 km pour une hauteur maximum de 15 km. La lave d'un autre, Céraunius Tholus, s'écoula sur une longueur égale à la moitié de la circonférence de Mars. Tous ces soulèvements formèrent autant de petits continents sur lesquels la vie hors océan put démarrer. Avec en prime une atmosphère qui allait s'enrichir peu à peu en oxygène, selon un processus déjà ébauché pour la première fois sur Jupiter ; et qui allait donc se perfectionner. Cette fois, c'est ce volcanisme à l'échelle planétaire qui allait permettre la désequestration d'oxygène atomique intra-martien, et son incorporation moléculaire dans l'atmosphère martienne sous forme de gaz oxygène et ozone. La vie avait donc maintenant tout ce qu'il fallait pour évoluer et elle fut, du point de vue des formes vivantes, une répétition à l'octave au-dessus de celle de Jupiter. Mais du point de vue supralumineux, elle fut plus proche de la vie terrestre car la conscience autoréfléchie individualisée apparaîtrait avant la fin de Mars ; grâce à « l'indépendance » provoquée par les apports d'informations des deux systèmes solaires voisins dans des circonstances déjà relatées. Il est donc relativement facile d'imaginer les formes vivantes martiennes, en transposant les terrestres à l'octave au-dessous et adaptées à une planète plus petite où l'atmosphère était plus épaisse à âge égal, et la pesanteur trois fois moins forte. Alors plutôt que de trop m'attarder sur la description des formes, je vais essayer de restituer dans ce livre terrestre ce que pouvaient bien penser ces créatures martiennes.

 

Dans mon premier livre, j'avais employé le terme « humain » pour toute forme de vie manifestant le point le plus avancé du processus évolutionnaire d’une planète, même si cette forme n'avait rien d'humanoïde ; et j'avais expliqué pourquoi. Dans ce livre-ci, je ne l'ai presque pas fait, réservant de préférence le ternie « humain » aux créatures ayant atteint le stade d'une conscience autoréfléchie. Cela est apparemment moins confus. Pourtant, l'emploi du terme « humain » pour n'importe quelle créature qui est la moins spécialisée d’une planète, tout en étant la plus évoluée quelle que soit sa forme, est nécessaire pour décrire les états de conscience avec lesquels des créatures à nos yeux non humaines appréhendaient leur planète, Mars en l'occurrence. Lorsque l'on admet que toute espèce vivante « à la pointe de la nouveauté » pour une planète constitue le « stade humain » de l'époque correspondante, tout s'éclaire magiquement.

 

 Aux débuts, rien de plus simple. La partie supralumineuse de Mars pense à travers toute la seule grande famille d'unicellulaires animaux. Chaque cellule séparée n'a pas de conscience personnelle, exactement comme chaque neurone notre cerveau ne pense pas tout seul. Mais l'ensemble nous permet de penser. De même, l'intelligence planétaire de Mars pense « comme un seul homme » constitué de tous les unîcellulaires de la même grande famille répandue dans tous les océans martiens. Cet « humain » (du point de vue de la pensée) étant grand comme la planète entière a donc un niveau de réflexion à sa mesure : il se rappele de l'état jupitérîen comme nous nous rappelons de notre enfance, de l’état saturnien comme certains se rappellent de leur naissance, et de l'état uranussien comme il est possible de se rappeler d'une « vie » avant la naissance ; et enfin de l'état neptunien comme d'une précédente incarnation. Il est donc logique qu’avec tout ça en « tête » (de 6 700 km de diamètre...), l'intelligence planétaire martienne essaie de faire mieux sur Mars que sur ses planètes ancêtres dont les imperfections peuvent ressurgir à sa mémoire. Encore une raison de plus pour laquelle, même si un stade de vie se répète d'une planète à l'autre, la répétition sera toujours plus évoluée. Mais voilà que nos volcans ont fait émerger les continents martiens, et que des centaines d'espèces ont cette fois peuplé non seulement les océans mais aussi ses continents. Qu'à cela ne tienne. L'intelligence planétaire va se répartir dans les parties supralumineuses de toutes ces espèces pour penser ensuite au travers. Mais le niveau de réflexion sera aussi réparti ! Chaque « humain » pensant à travers toute une espèce n'aura donc plus une vision aussi globale qu'aux débuts de la planète. C'est pourquoi une partie de ces espèces vont se spécialiser dans un rôle qu'elles garderont plus longtemps, parfois jusqu’à la fin de la vie sur la planète, pour assurer la bonne marche de son écosystème. Lors de ces séparations, la conscience planétaire globale quittera ces espèces qui se spécialisent, pour se regrouper dans les « humaines »qui restent « à la pointe la nouveauté évolutive ». Ces dernières, redevenues moins nombreuses repenseront à nouveau de façon plus « humaine à leur grande échelle », un peu comme aux débuts avec en plus, l'expérience récente acquise. Quant aux espèces désormais spécialisées, elles auront une pensée aussi élaborée que « humaines », mais seulement dans leurs « secteurs d'activités ». Par exemple, elles ne pourront plus se souvenir de l'évolution jupitérienne comme nous nous rappelons de notre enfance, mais ne se rappelleront que de la partie de révolution jupitérienne qui manifestait un rôle qui était l'ancêtre du leur. Néanmoins, parallèlement à cette mémoire spécialisée, l’esprit-groupe d'une ou l'autre de ces espèces a une sorte de perception qui se perçoit comme universelle ; c'est-à-dire qu'elles se perçoivent comme les créatures principales de Mars, et qu'elles perçoivent les autres d'une façon proportionnelle à la sympathie ou l'antipathie que ces autres exercent sur elles. Voilà pourquoi la perception émotionnelle est apparue au détriment de la perception globale objective, et cet épisode martien est une excellente illustration d'une loi universelle qui permet toujours une nouvelle acquisition au détriment d'une ancienne, dans un premier temps ; ancienne acquisition que l'on retrouve après sous une forme supérieure qui n'aura pu émerger que grâce à ce passage où la vie devait malgré tout se poursuivre sans elle. C'est cette perception exclusive de ces espèces qui définit le terme « d'animal » par opposition au terme « humain » qui sous-entend une perception globale, non plus basée sur le ressenti environnant mais sur une perception planétaire de l'évolution. Il y eut donc sur Mars, pendant que son gros satellite s'en éloignait lentement, une évolution qui sépara les créatures en « animales » et « humaines ». Et c'est la perception globale des dernières qui les différencièrent des premières qui assuraient néanmoins leur soutien pour que l'ensemble de la vie martienne puisse fonctionner comme un tout. Finalement, grâce aux informations apportées des systèmes solaires voisins comme je l'ai décris, la conscience autoréfléchie put apparaître individuellement chez chacune de ces créatures martiennes non-spécialisées. Et à ce stade, elles s'organisèrent en civilisations qui ressemblèrent beaucoup aux légendaires civilisations atlantéennes terrestres, et pour cause : ces civilisations atlantéennes terrestres ne furent que le remake de ce qui fut vécu sur Mars dans le chapitre suivant. Raison pour laquelle l'évolution exclusivement terrestre a commencé en fait assez récemment. Mais avant ce remake atlantéen terrestre, la chronologie veut que l'Atlantide originelle martienne vous soit contée avant, dans le prochain chapitre.

 

 

CHAPITRE 14

Quand Mars était à la place de la Terre

 

Voilà donc les continents martiens peuplés d'êtres qui ressemblent un peu aux derniers Jupitériens. Le grand remake général se termine donc, puisque la conscience autoréfléchie va bientôt habiter ces créatures jusqu'à leur individualisation complète à la fin de la vie sur Mars. Mais nous en sommes pour l'instant au milieu, alors qu'une évolution nouvelle va s'exprimer sur Mars. En effet, la supernova a permis l'incorporation de matière dans tous les corps du Système Solaire, et par l'intermédiaire de la mémoire supralumineuse dont les électrons sont la manifestation infralumineuse, va donc commencer à se répartir dans des créatures séparées. C'est pourquoi les premiers Martiens eurent un degré de conscience très élevé : étant peu nombreux, ils incarnaient chacun une fraction relativement importante de la mémoire supralumineuse de la planète, pour la faire évoluer. Mais au fur et à mesure qu'ils se multiplièrent, cette intelligence se fractionna de plus en plus jusqu'à n'être, par créature, qu’une conscience fragmentée au point de perdre totalement la mémoire de son origine. Et comme c'était la première fois que ce processus se produisait dans le Système Solaire, aucun Martien ne réalisa qu'ils devenaient lentement «  idiots » au fur et à mesure qu'ils se multipliaient. Il n'y eut que quelques exceptions en la personned'une dizaine de Martiens qui récupérèrent par leurs propres forces leur part initiale d'intelligence planétaire. C'était juste suffisant pour en transmettre l'expérience à la seconde espèce humaine martienne qui renaîtrait des cendres| la première. En effet, une catastrophe de type 2 (44), banal astéroïde tout de même assez gros, allait mettre fin à cette première grande espèce humaine martienne. Outre l'extinction de 95 % des êtres vivants, cet astéroïde eut quatre effets.

1)   Il excentra l'orbite de Mars de quelques millions de kilomètres. Son énorme satellite s'en éloigna un peu, de 50 000 à 100 000 km environ. Lorsque tout se| restabilisa, Mars était arrivé vers la moitié de sa vie, à 140 millions de Km du Soleil. Sa rotation quotidienne était passée d'une douzaine d'heures à quinze ou seize heures.

2) Suite à l'éloignement de sa distance au Soleil, l'atmosphère martienne se dépressurisa mais le pourcentage d'oxygène augmenta en proportion grâce aux mécanismes régulateurs régis par l'intelligence planétaire (oxygène libéré de l'intérieur des roches).

3) La première civilisation martienne fut certes anéantie, mais elle l'aurait été de toute façon même sans astéroïde, devant l'impossibilité pour les Martiens de récupérer leurs parts d'intelligence planétaire par leurs propres forces, pas de regrets, donc.

4)La dizaine de Martiens qui survécurent au cataclysme mutèrent très rapidement non seulement pour s'adapter au nouvel environnement, mais aussi parce qu’ils devinrent subitement omniconscients et omniscients. Par quelle magie ? Au moment de la mort de tous leurs congénères, toute l'intelligence planétaire libérée se retrouva en eux dix. Ils purent donc exprimer chacun le 1/10 de cette intelligence en leurs modestes personnes. Cette intelligence, étonnamment grande pour des créatures si petites, leur permit de trouver des solutions à toutes les embûches qui se dressèrent devant eux au début. Quelques animaux marins et montagnards survécurent aussi, et avaient muté comme eux en une seule génération. Tout en chassant pour se nourrir, notre groupe de Martiens commença à se multiplier. Un seul enseignement était prodigué aux jeunes, en dehors de tout ce qui concerne la survie élémentaire : il fallait conserver le contact avec l'intelligence martienne pour apprend et intégrer en soi, ce qui de cette intelligence, disparaissait au fur et à mesure queleur nombre augmentait ; et cela pour éviter la reproduction de ce qui était arrivé à la première espèce. Cela ne leur était pas très difficile car cette aptitude était devenue génétique chez eux, mutation programmée par leur mode de vie d'avant le cataclysme où ils s'entraînaient déjà à récupérer par eux-mêmes cetteintelligence planétaire qui se répartissait dans une population toujours plusnombreuse. Mais le désir de conserver cette intelligence les empêcha finalement de faire autre chose tant ils investissaient toutes leurs forces spirituelles dans cette récupération personnelle. La situation n'évoluant plus, elle dégénéra...

 En effet l'entropie, - mesure de la dégradation de l'énergie d'un système- semble être la condition d'existence d'un système infralumineux de base. Dans l'univers supralumineux, c'est le contraire : la matière supralumineuse - information et conscience- s'auto-organise car les informations de même nature s'attirent et s'agglomèrent pour former des systèmes (esprits-groupes, formes-pensées, egos, égrégores extrêmement diversifiés, dévas, esprits élémentaires, intelligences planétaires, anges, archanges, archées et toute la suite...). Comme toutes les périphéries de nos atomes sont supralumineuses, nous avons une partie de nous-même qui est susceptible de s'auto-organiser... et de contrarier, apparemment, la seconde loi de la thermodynamique qui veut que tout se dégrade et retourne au désordre. Cette partie périphérique de tout notre être n'obéissant pas aux lois spatio-temporelles puisqu'elle est supralumineuse, va être perceptible pour nous sous forme de pensée. C'est donc finalement la pensée qui va nous permettre d'échapper à cette loi infralumineuse, ou de permettre à nos créations d'y échapper. Prenez pour ce dernier cas, par exemple, une table en bois brut abandonnée dehors aux intempéries, qui pourrira en une dizaine d'années... sauf si un esprit humain pense à y passer une couche de lasure ou de vernis tous les deux ou trois ans. La pensée court-circuitera donc bien l'entropie naturelle et est donc en ce sens aussi, créatrice. Maintenant, dans le premier cas, nos métabolismes ont aussi l'apparence de systèmes s'opposant à l'entropie. Mais l'apparence est trompeuse car tout système vivant considéré avec son environnement génère quand même un désordre. Simplement, pour qu'un ordre apparent puisse s'exprimer sur une planète et chez tous ses êtres vivants, un désordre plus important doit avoir lieu autour d'elle. C'est pourquoi le cosmos est si grand, si chaotique et si inhospitalier, c'est pour permettre à une vie ordonnée d'exister très localement. Mais comme la néguentropie (contraire de l'entropie) n'est qu'une apparence dans nos métabolismes puisqu'ils sont des systèmes ouverts (sur leur environnement), elle doit pourtant bien exister quelque/part puisqu'elle est la règle dans l'univers supralumineux et que nous avons tous une partie supralumineuse ! Où alors se manifeste-t-elle ? D'une génération à i'autre, par la pensée. Je m'explique. Imaginez une civilisation dont tous lesxmembres, à partir d'un certain moment, décident de se laisser vivre en ne faisant que le strict minimum pour se maintenir en vie ; ce qui sous-entend que certains iront voler aux autres pour s'éviter l'effort évolutionnaire d'une acquisition honnête, par exemple. Cette civilisation s'effondrera rapidement en guerres fratricides etc. Maintenant, si un pourcentage suffisant de ses membres oeuvrent pour que cette dégénérescence ne se produise pas, en vivant dans le sens de l'évolution tout en créant du neuf non indispensable à la stricte survie, cette civilisation durera plus longtemps que sa seule « nature » ne le lui aurait permis. La pensée mentale pleinement développée peut donc, dans l'univers infralumineux, s'opposer à la dégénérescence puisqu'elle est en quelque sorte, « une enclave supralumineuse dans l'infralurnineux ». Et si actuellement, le « degré de résistance à la dégénérescence automatique » est ce qu'il est, c'est grâce à l'expérience de toute les civilisations qui se sont écroulées dans le passé ; depuis Mars. Et pourquoi pas d'avant ? Parce que c'est au milieu de la vie sur Mars qu'est apparue la conscience autoréfléchie comme je l'ai expliqué plus haut. Le « degré de résistance à la dégénérescence automatique » fut donc inexistant pour la première grande civilisation martienne, hormis la dizaine de mutants qui s'en sont aperçus à temps. Et il fut naturel que cette première grande civilisation dégénéra à la même vitesse que sa nature entropique, car ce fut aussi la première à s'affranchir un peu de la tutelle des esprits-groupes qui avaient géré la vie de toutes les formes vivantes sur les planètes d'avant la supernova. Elle fut donc libérée, certes, mais du même coup proportionnellement privée du soutien de ses esprits-groupes qui auraient pu lui assurer une vie plus longue, moins dégénérescente, mais aussi sans possibilité d'apparition de l'individualisation. La seconde grande civilisation qui allait renaître des cendres de la première allait faire mieux, comme nous allons le voir. Puis plus tard, sur Terre, nous fîmes et ferons encore mieux. Mais la Terre ne suffira pas et c'est sur Vénus, quand elle sera à la place de la Terre, que cette étape de l'évolution arrivera à son plein épanouissement. Cette étape consiste à devenir suffisamment créateurs pour quasiment annuler cette tendance à la dégénérescence automatique et faire de nous des « dieux » sur ce plan-là comme sur certains autres. (Par exemple, vivre autrement qu'en prédateur, ce que fait toujours l'être humain actuel à de rares exceptions près, moins que sur Mars toutefois où la prédation tous azimuts était encore plus violente.) Reprenons donc le fil chronologique de l'histoire pour assister impuissants à la dégénérescence de la deuxième grande civilisation martienne comme de la première, pour les raisons que je viens d'exposer et qui seront valables jusqu'à Vénus, bien que de moins en moins.

Ces deux grandes civilisations martiennes se décomposent en fait en un bon nombre de sous-civilisations, qui se départagèrent les unes des autres par des extinctions locales (44). Malheureusement, si je m'amusais à relater l'histoire de chacune de la trentaine de sous-civilisations qui composèrent les deux grandes, avec les tenants et aboutissants des extinctions locales à chaque fois, il faudrait le livre pour Mars tout seul ! Avec le risque évident de perdre de vue le plan d'ensemble qui, s'il est perceptible d'un seul regard, n'est pas descriptible aussi rapidement, loin s'en faut. C'est pourquoi je vais, là encore, résumer.

 Le nom que je vais donner à cette seconde grande civilisation martienne est fondé sur deux points clés. Le premier est le nom de l'océan Atlantique terrestre, car c'est dans cet océan que glissa la calotte polaire centrée il y a 12 000 ans sur le Canada, ce qui créa une gigantesque vague de 4 000 m de haut qui balaya toute la Terre. La « fin de l'Atlantide » n'est donc pas due à l'effondrement d'un continent atlantique, mais le terme « Atlantide » a quand même été retenu car c'est de l'océan Atlantique qu'est venue l'eau qui a noyé des civilisations presque sur toute la Terre. Le chapitre XXIII sera consacré à cette « fin de l'Atlantide », grand mystère enfin tiré au clair. Mais quel rapport avec Mars ? C'est dans ce rapport que réside le second point clé. En effet, l'évolution proprement terrestre n'a commencé QU'APRES cette « fin de l'Atlantide », justement. Autrement dit, tout ce qui a été fait sur Terre avant, fut une répétition améliorée (=version Terre) des évolutions déjà vécues sur les précédentes planètes. Or les civilisations noyées par cette gigantesque vague partie de l'océan Atlantique étaient la version terrestre de la seconde et dernière grande civilisation martienne. Cette dernière était donc du même niveau évolutif - à l'octave en dessous- que les civilisations dites « atlantéennes » dans les ésotérismes. J'emploie donc le terme « Atlantide » comme un « niveau d'évolution », et c'est pourquoi je nommerai cette civilisation martienne « Atlantide primitive » ou « Atlantide originelle ». L'Atlantide terrestre ne sera donc que le « remake » de cette seconde grande civilisation martienne. Des ésotéristes de la fin du XIXe et début du XXe siècle se sont risqués à transcrire l'histoire atlantéenne d'après des récits plus anciens

 

(51 : Par exemple, les « Stances de Dzyan » dont s'est largement inspirée H. P. Blavatsky, dans le tome III de « la Doctrine Secrète ». Quant à Rudolf Steiner, il appelle « Terre » l'astre sur lequel se trouve l'intelligence principale du Système-Solaire, quel qu'il soit, même le Soleil ! C'est un code qui a été fidèlement transcrit depuis les millénaires où les humains n'avaient pas perdu un contact instinctif avec des subdivisions supralumineuses -fig. 1-. Mon 1er livre, notes 1 et 2 pp. 58, 59.)

 

révisés par leurs propres perceptions qu'ils avaient de cette étape atlantéenne mise en mémoire dans leurs parties supralumineuses comme dans les nôtres puisque nous y avons tous vécu au moins quelques fois chacun. Mais, prisonniers de dogmes comme celui de l'immuabilité de l'orbite terrestre, ces auteurs ont essayé de « faire tenir » sur la Terre tout ce qu'ils percevaient de ce stade atlantéen. D'où les nombreuses incohérences qui ressortent de ces récits. Par exemple, le long récit des sept civilisations atlantéennes inclus dans la « Cosmogonie des Rose-Croix » de Max Heindel est un mélange de faits qui se sont produits en partie sur Mars et en partie sur Terre, auxquels sont accolés des lieux géographiques exclusivement terrestres pour les rendre lisibles. Idem d'une façon plus générale avec toute l'histoire de la Terre d'après Rudolf Steiner. Cette histoire est en fait un mélange de plusieurs planètes. Vous pouvez donc lire ces chapitres en faisant abstraction des détails trop terrestres, et vous aurez une idée de ce qui fut vécu et évolué sur Mars par sa deuxième grande civilisation. Cela m'évite de trop rallonger ce livre en réécrivant cette histoire. Je vais maintenant me contenter de rajouter quelques éléments généraux qui ne se trouvent pas dans ces récits.

Ce n'est pas un hasard si cette planète porte le nom du dieu romain de la guerre. En effet, avec l'intelligence, viennent aussi tous les défauts du monde, et l'organisation supérieure qui se manifesta sur Mars fut nettement plus prononcée dans la seconde grande civilisation que dans la première... mais dans le « bien » comme dans le « mal ». Ainsi, lorsque la prédation animale se transforme en guerre sous l'influence de l'intelligence, il se rajoute à la guerre un paramètre supplémentaire : l'orgueil. Ce dernier va évidemment multiplier les massacres et leur pôle opposé : la sociabilisation qui ne peut se faire en douceur que chez les êtres « sortis de l'animal », donc pas encore sur Mars. Au fur et à mesure que cette deuxième grande civilisation approchait de sa fin, l'évolution polarisée en deux opposés complémentaires (le « bien » et le « mal ») s'exprima avec de plus en plus d'amplitude entre chacun des deux pôles... sans pour cela que le centre se situe à la neutralité, à cause de la tendance entropique naturelle qui a pour conséquence de décaler ce centre plutôt du côté du « mal ». Or tout phénomène polarisé qui s'amplifie sans contrôle aboutit à une rupture. Certes, ce contrôle (le régulateur du chap. 4) existait un peu, alors qu'il fut inexistant dans la  première grande civilisation martienne dont une des raisons d'être était précisément de faire apparaître ce contrôle. Dans la seconde civilisation, comme plus tard lors du remake atlantéen terrestre, des initiés ou oracles enseignaient les autres en dirigeant leurs actions de façon à ce que ces peuples ne vivent pas trop près de leurs « lignes de moindre résistance » ; et qu'ils fassent plus que ce que leurs seules natures leur auraient permis de faire s'ils avaient été livrés à eux-mêmes. Ces oracles atlantéens martiens étaient donc des intermédiaires qui «  traduisaient »des directives d'évolution qu'ils percevaient dans la fréquence supralumineuse qui avait été instruite par tout le vécu précédent concernant l'évolution de Mars et à un degré moins perceptible de tout le Système Solaire. Cette fréquence attirait donc à elle toute information « martienne » qui s'y réintégrait après la mort de la créature porteuse.

Après bien des sous-civilisations qui déclinèrent et furent remplacées par d'autres, il arriva un temps où le processus évolutionnaire ne trouva plus dans le biotope martien les éléments pour permettre aux êtres infralurnineux de faire évoluer leurs parties supralumineuses. De l'extérieur, cela se traduisit par une dégénérescence que les meilleurs oracles de la planète n'arrivaient plus à endiguer. Ils furent même persécutés et mangés. C'était en effet impensable pour un Martien d'enterrer ou de se débarrasser d'un cadavre par un autre moyen. Tous les morts étaient mangés au cours de cérémonies grandioses, en début de civilisations, qui dégénérèrent de plus en plus jusqu'à leurs fins. Le but de cette anthropophagie ritualisée était de s'approprier la mémoire du mort. Dans le cas des oracles atlantéens martiens, ceux qui les mangèrent purent donc prendre leur place... pour se retrouver tôt ou tard mangés à leur tour. La mémoire des premiers s'affaiblissant à chaque festin, Mars devint bientôt ingouvernable car les informations ne passaient plus de son intelligence aux civilisations via ces oracles de plus en plus dégénérés... Une horrible mort lente planait donc maintenant sur l'Atlantide martienne...

Mais le processus évolutionnaire est très économe en énergie car une néguentropie très localisée sur une planète ne peut être obtenue qu'au prix d'un gros investissement jusqu'à des distances cosmiques dépassant souvent son système solaire...

C'est donc aussi pour cette raison, en plus des autres déjà évoquées, qu'un énorme morceau de la planète avortée s'approcha de Mars. Va-t-il percuter la planète selon un des quelques scénarios types déjà bien rodés ? Non. Profitant des informations apportées par l'évolution du vivant, les intelligences planétaires se complexifient aussi, et échangent leurs informations selon des modalités de plus en plus raffinées... à leurs échelles, bien sûr. Et cette fois-ci, la fin de l'Atlantide martienne qui sera en même temps la fin de la vie évoluée sur Mars va interférer avec le début de la vie sur la Terre qui entre temps, était déjà née depuis pas mal de temps ! Mais comme il est difficile d'être partout à la fois, du moins dans l'univers infralurnineux, je l'avais passée sous silence. Un petit point de l'évolution du Système Solaire pendant les deux grandes civilisations martiennes s'impose donc pour essayer de visualiser ensuite comment la suite de cette évolution planétaire va faire à la fois sortir Mars de la zone de vie tout en y faisant rentrer la Terre. Nous allons donc revenir en arrière, et reprendre le fil des événements pendant toute la durée de la vie martienne, mais dans sa banlieue cosmique cette fois, et non plus à sa surface.

Mars est une petite planète pour abriter la vie, et celle-ci ne put s'y développer que grâce à une atmosphère plus pressurisée que la terrestre à âge planétaire égal, et dont la composition engendrait un effet de serre également supérieur. Et pour répartir la chaleur, des vents en moyenne plus forts que sur la Terre soufflaient très souvent, sans gêner les Martiens qui y semblaient parfaitement indifférents, sauf quelques mutants qui aménagèrent des lieux de vie entre quatre murs pour les abriter du vent. Grâce à eux, des micro-climats peu ventés existeront, des millions d'années plus tard, sur Terre. Ces vents existent d'ailleurs toujours sous une forme dégénérée, quand des tempêtes de sable soufflent périodiquement sur toute la planète, malgré le peu d'atmosphère qui lui reste. Le rôle de ces vents est maintenant différent : effacer le maximum de traces de vie afin que les informations contenues dans ces traces se diluent dans la haute atmosphère puis dans l'espace du Système Solaire. Voilà donc, la suite de l'historique des vents mise à part, la situation de Mars pendant la première grande civilisation martienne. Pendant ce temps-là, que se passait-il plus près du Soleil ?

Lorsque notre système solaire traversa le plan galactique pour la première fois longtemps après l'explosion de la supernova, le climat martien se refroidit comme on le vit. Cependant, il se refroidit beaucoup moins que prévu car à ce moment, la Terre fut éjectée du Soleil, et chaque expulsion de matériaux lourds permet au Soleil de mieux fonctionner, ce qui accroît sa luminosité. Ainsi, à chaque sortie de planète, la luminosité du Soleil s'accrut, et elle est actuellement de 40 % supérieure à celle des débuts. On pourrait penser que la zone de vie aurait dû être par conséquent plus proche du Soleil pour les premières planètes. En fait il n'en fut rien car les premières planètes étaient plus grosses que la Terre (sauf Proserpine qui n'eut qu'une vie minérale) et retenaient mieux la chaleur, en produisaient aussi plus, ce qui compensa la luminosité moindre du Soleil. Mars fut donc l'exception et on a vu comment il compensa sa petite taille. Heureusement pour Mars donc, l'éjection de tous les atomes lourds formés par fusion d'atomes d'hélium, qui vont former la Terre, déchets de fonctionnement du Soleil, vont permettre un nouvel accroissement de sa luminosité dès l'expulsion. Cet accroissement compensé par la traversée du nuage interstellaire consécutive à la traversée du plan galactique, fit que les créatures martiennes ne s'aperçurent pas de tous ces bouleversements climatiques parce qu'ils se compensèrent assez bien les uns les autres. C'est donc dans l'indifférence générale qu'une nouvelle planète très brillante s'inscrivit dans le ciel martien. Cette nouvelle planète, la Terre, commença sa ronde comme les autres, c'est-à-dire sur une orbite très excentrique qui se circularisa ensuite lentement sur son aphélie, pendant la durée de la première grande civilisation martienne.

Nous voilà donc arrivés à l'époque de l'astéroïde qui mit fin à cette première grande civilisation martienne. L'orbite de la Terre s'est maintenant à peu près circularisée vers 80 millions de Km du Soleil. La Terre, sans satellite, est encore un désert brûlant le jour et glacial la nuit, comme actuellement Mercure. Pendant la durée de la seconde grande civilisation, l'Atlantide originelle martienne, la Terre va lentement s'éloigner du Soleil et arriver vers l'emplacement de la Vénus actuelle, vers 108 millions de Km du Soleil. Mars est sur le point de sortir de la zone de vie. Et c'est maintenant que les événements vont s'enchaîner et vont engendrer non |seulement la fin de la vie martienne, mais du même coup la formation de la première atmosphère terrestre ainsi que son premier satellite qui ne sera pas encore la Lune actuelle mais son ancêtre. Nous voilà donc revenus au moment où un énorme morceau de la planète avortée s'approche de Mars. Il ne va donc pas percuter Mars mais... son gros satellite de 2 500 km de diamètre assurant la stabilité de l'orbite martienne qui permit à la vie de se développer sur Mars. Cet énorme morceau, un des derniers de cette taille, de la planète avortée va donc faire éclater le gros satellite de Mars, et l'ensemble des morceaux va d'abord s'éloigner de l'orbite du satellite et quitter la banlieue martienne, poussé par l'énergie cinétique du planétoïde. Ce dernier ayant percuté le satellite du « côté nuit » alors que ce dernier était dans le demi-tour d'orbite où il se rapprochait relativement du Soleil, va donc continuer à s'en rapprocher tout en s'éloignant de Mars. D'une orbite satellitaire, l'ensemble des morceaux y compris le planétoïde va donc être propulsé sur une orbite planétaire qui, en tournant autour du Soleil, va lentement s'en rapprocher jusqu'à ce que ce rapprochement soit stoppé par la tendance générale à l'éloignement de tout ce qui tourne autour du Soleil. Cet arrêt du rapprochement va être effectif au moment où cet ensemble de morceaux, planétoïde compris, arrivera sur l'orbite terrestre vers 108 millions de Km. Entre temps, ces morceaux se réagglomérèrent en un unique planétoïde d'une taille légèrement inférieure à celle de la Lune actuelle. En effet le gros satellite de Mars faisant déjà 2 500 km de diamètre, plus l'énorme planétoïde de la planète avortée, l'ensemble donna une petite Lune au total. Seuls deux morceaux restèrent en arrière et ne suivirent pas les autres dans cette émigration. Ces deux petits morceaux restèrent en orbite autour de Mars et constituèrent ses satellites actuels : Phobos et Deimos. Tout le reste est donc maintenant à peu près sur la même orbite que la Terre du point de vue de la distance au Soleil. Cette orbite est par contre légèrement inclinée sur l'écliptique, ce qui fait qu'elle ne croise celle de la Terre que deux fois par tour. Vous devinez la suite.

Pendant quelques centaines de tours, ces deux orbites vont se croiser avant ou après le passage de la Terre ou du planétoïde que l'on pourrait appeler maintenant la première Lune ou la proto-Lune. Pendant ce temps, que se passe-t-il sur Mars ? Mars fut complètement déstabilisé par le départ de son gros satellite. Sa rotation se ralentit jusqu'à vingt-quatre heures, il s'éloigna considérablement du Soleil pendant que son atmosphère se dépressurisa en conséquence, faisant déjà mourir toutes les créatures macroscopiques. Il ne resta dans un premier temps que des micro-organismes, plus résistants, pendant que Mars s'éloignait de plus en plus du Soleil, avec son atmosphère en fuite. Une pluie de petits débris retomba sur Mars, certains après y avoir tourné autour un certain temps à basse altitude. Seuls Phobos et Deimos, gros débris, résistèrent jusqu'à l'époque actuelle, encore que Phobos, qui se rapproche de Mars de neuf centimètres par an, s'écrasera un jour à sa surface. Il arriva enfin un temps où même les micro-organismes ne purent plus vivre sur Mars qui devint vraiment inhospitalier. Seules subsistèrent quelques réactions chimiques un peu bizarres, vestiges d'une vie complexe. Voilà donc Mars qui s'approche de son état actuel qu'il atteindra lentement pendant que la vie naîtra puis s'épanouira sur Terre jusqu'à nos jours. Sa rotation ralentira encore un peu jusqu'à vingt-quatre heures trente-sept mn. Son orbite privée de satellite stabilisateur conservera périodiquement l'excentricité de ce bouleversement qui le fit sortir de la zone de vie. L'orbite de Mars s'est certes circularisée depuis, mais la moindre collision d'astéroïde la réexcentra à nouveau très facilement, et il y en eut plusieurs jusqu'à l'époque actuelle. De ses anciens paramètres orbitaux, Mars n'a conservé que l'inclinaison sur son axe qui, à un degré près, est la même que celle de la Terre, ce qui n'est pas un hasard : cela montre qu'au sein du tourbillon éthérique solaire il y a des courants communs qui impriment leurs effets sur les planètes qu'ils entraînent ; j'ai déjà expliqué comment au chapitre V et plus loin [fig. 12).

Pendant que Mars évolue lentement vers son état actuel, le gros planétoïde stabilisé sur une orbite qui coupe celle de la jeune Terre deux fois par tour va finir par entrer en collision avec elle. Cette collision va être à l'origine, entre autres, de l'épaisse atmosphère primitive terrestre sous laquelle la vie naîtra. L'histoire de la Terre va donc commencer, mais avant, pour situer tout cela dans le temps, je terminerai ce chapitre martien par la suite de l'histoire des datations, histoire commencée au chapitre V et dans laquelle j'avais expliqué pourquoi les datations admises étaient considérablement trop longues.

L'âge de la Terre se chiffre à mon avis non pas en milliards d'années mais en millions. En prenant quelques millions d'années par planète comme vous pouvez le voir sur la figure 13,

 

 cela fait une histoire de notre système solaire de vingt-cinq millions d'années tout au plus. Sur cette échelle, la fin de la vie martienne est donc beaucoup plus récente que l'on pourrait l'admettre en conservant l'échelle en vigueur. L'orbite actuelle de Mars est encore assez excentrique pour montrer, outre la raison donnée page précédente, que la fin de la vie martienne est assez récente : quelques millions d'années, âge des débuts de la vie terrestre par conséquent puisqu'elle commença après celle de Mars. Les orbites de Phobos et Deimos montrent aussi cette brièveté de leur histoire qui commença lors de la collision entre le gros satellite de Mars et le planétoïde de la planète avortée. Ce n'est donc que depuis deux à trois millions d'années que les tempêtes de sable effacent les traces trop voyantes de l'Atlantide martienne qui évolua sur Mars jusqu'au moment où la vie habita les premières molécules autoduplicatives terrestres, pour tout recommencer encore une octave au-dessus, à 120 millions de Km du Soleil... au lieu des 175 que cette vie venait de quitter, abandonnant le vaisseau spatial nommé Mars. L'histoire de la vie sur Terre allait donc commencer, et elle va nous occuper dix-sept chapitres, rien de moins.

 

 

 

CHAPITRE 15

 

TERRE!

 

Nous voilà donc sur Terre et vous en connaissez l'histoire puisque la connaissance humaine en a découvert une partie. Cependant ces découvertes se sont toujours faites à travers les grilles de divers égrégores qui en ont modifié le contenu. Par exemple, quand l'égrégore des religions exotériques (dont le catholicisme) dominait, des durées beaucoup trop courtes ont été attribuées pour dater la création du monde puisque Dieu pouvait tout créer en quelques jours. Plus tard, quand l'égrégore du Hasard domina, ce fut au contraire des durées beaucoup trop longues qui eurent cours car il fallait bien des milliards d'années pour permettre au Hasard de créer une vie aussi complexe. Les datations que je propose dans ce livre sont un juste milieu entre ces deux visions extrémistes. Un autre exemple est la paléontologie et la biologie de l'évolution qui sont dominées par l'égrégore néodarwinien qui rallonge et rend progressif tout changement brutal même longuement préparé. De même, la biologie moléculaire est colorée par l'égrégore pasteurien, ce qui voile la vue de ses adeptes en ce qui concerne les raisons d'être des virus et autres bactéries dans l'évolution humaine aux deux sens du terme. L'astronomie quant à elle, ne comprendra jamais certaines subtilités relatives à l'évolution des corps célestes, tant qu'elle filtrera tous ses résultats d'observations à travers la grille de l'égrégore newtonnien ; conjointement à la physique qui rejoint l'astronomie dans l'astrophysique dominée elle-même par l'égrégore relativiste qui est une sorte de « fuite en avant » résultant de l'abandon de l'éther dont les effets devaient bien être expliqués quand même puisqu'ils étaient tangibles. Dernier exemple, cette même physique patronnée par l'égrégore quantique, qui est aussi une fuite en avant pour les mêmes raisons que son grand frère : l'égrégore relativiste.

 

Exemple 2013: Cela revient à dire que certains physiciens quantiques essaient d'expliquer des mystères de la vie après avoir supprimé de leurs investigations et de leur vocabulaire tout ce qui avait un rapport avec l'éther et qui en a encore avec la connaissance initiatique. Par exemple, j'ai lu la moitié du livre de Philippe Guillemant qui essaie d'expliquer beaucoup de choses dont les synchronicités avec sa théorie de la double causalité. Mais comme il se refuse (il le dit lui-même dans son livre) tout emploi du vocabulaire ésotérique, il est obligé de faire des détours incroyablement compliqués pour expliquer ce que la connaissance initiatique a écrit d'une façon plus abordable. Résultat, j'ai arrêté vers la moitié tellement c'était compliqué. En abandonnant la notion d'éther, les physiciens sont tombés de Charybde en Scylla.

 

Reprenons.

 

Je n'ai pas la prétention d'écrire toute une histoire de la vie terrestre en dix-sept chapitres, pas plus qu'en ce qui concernait les planètes précédentes, d'ailleurs. Je me propose plutôt de libérer la connaissance de la tutelle de tous ces égrégores, en complétant ici ou là l'histoire de l'évolution aux endroits sensibles où ces égrégores l'ont particulièrement obscurcie quand ce n'est pas falsifiée. D'abord au niveau du sens de la vie et tout ce qui s'y rattache, avec l'univers supralumineux formé d'informations et de conscience. Ces informations regroupées par affinités finissent par former des intelligences (spirituelles à nos yeux infralumineux) qui ordonnent et dirigent la vie infralumineuse qui les fait évoluer en retour. L'histoire de l'évolution terrestre qui va suivre va aussi plus insister sur les grandes mutations brusques, les états de conscience de créatures animales à nos yeux actuels, sans oublier les datations ramenées à des valeurs plus compatibles avec une évolution ordonnée où le hasard n'a qu'un rôle subalterne. On pourrait objecter à tout ceci que ma vision du monde est elle aussi colorée par les égrégores auxquels je pourrais appartenir. Je répondrai à cela qu'un égrégore est une formation supralumineuse engendrée par un grand nombre de personnes pensant comme un seul être aux mêmes idées, sans y réfléchir personnellement, souvent ; mais les acceptant parce que ces idées font autorité, que ce sont celles du dieu de service, ou du gourou, ou du fabricant de vaccins en vogue, ou de la forte personnalité charismatique du coin. N'appartenant à aucun mouvement collectif, ni religieux, ni sectaire, ni scientifique, ni politique, ni initiatique, ni rien, je ne suis lié à aucun égrégore puisque ces derniers sont collectifs. Quant à ma vision du monde, je rappellerai qu'en « redevenant comme des petits enfants », c'est-à-dire en dégonflant son ego et sa personnalité (en laissant ses métaux comme on dit en alchimie), en utilisant son intelligence à cette vision du monde plutôt qu'à la ruse -sociale ou directe- et à la prédation du voisin, on devient transparent aux informations qui peuvent donc passer à travers soi sans être colorées et voilées par l'orgueil comportemental de la personnalité « zoo-sociale ». (A ne pas confondre avec l'individualisation qui peut être très poussée sans que la personnalité soit forcément « forte ». Définition et place de la personnalité dans ma page: sens de l'évolution . C'est d'ailleurs dans ce dernier cas hybride que la personne peut avoir accès aux informations de la mémoire universelle parce que ces dernières ne peuvent pas se manifester à travers une forte personnalité qui ne manquerait pas de les déformer.) Actuellement, les meilleures conditions pour avoir un accès objectif aux informations de la mémoire universelle, de même que pour passer le prochain saut évolutif imminent, sont celles du « mutant néoténique hyperadulte ». Deux termes à première vue contradictoires puisque le premier concerne l'enfance. J'y reviendrai quand nous arriverons à l'époque actuelle. Nous n'y sommes pour l'instant pas encore, et je vais donc commencer cette histoire de la Terre par son commencement.

 

Nous en étions restés au moment où l'énorme planétoïde déjà décrit allait rentrer en collision avec la Terre. Celle-ci était alors en rotation à peu près héliosynchrone, montrant toujours la même face au Soleil. Pour la septième fois dans le Système Solaire, la vie venait d'apparaître sur la surface minérale d'une jeune Terre. Pas grand-chose ; juste quelques molécules autoduplicatives vers la limite jour-nuit, là où il ne faisait ni trop chaud ni trop froid. Ce remake de « l'aurore de pierres » ne va donc durer que très peu de temps puisque la collision va le bouleverser. Il faut dire que comme c'était la septième aurore de pierres, elle fut très perfectionnée dès le départ et plafonna au bout de quelques siècles par manque d'eau et d'atmosphère. La collision allait remédier à tout cela. La Terre était à ce moment-là sur une orbite presque circulaire à 109 millions de Km du Soleil, soit pas vraiment dans la zone de vie. Les molécules autoduplicatives, très résistantes comme on l'a vu, peuvent apparaître légèrement avant la zone de vie et subsister après comme ce fut le cas sur la Saturne tellurique. La collision entre la Terre et le planétoïde déjà décrit allait excentrer à nouveau l'orbite terrestre dont l'aphélie rentra dans la zone de vie proprement dite, au-delà de 120 millions de Km du Soleil. Son périhélie n'y était pas encore, mais lorsque l'orbite se circularisa à nouveau, ce fut chose faite. Pendant cette recircularisation, que se passa-t-il sur la jeune Terre ?

 

A l'époque, sa masse était plus chaude qu'actuellement, et sa croûte moins épaisse et moins solide par conséquent. Lors de la collision, le planétoïde n'eut donc aucun mal à la fracturer et à pénétrer profondément dans le manteau pâteux tout en s'étalant à la fois en dessus et au-dessous de la surface du géoïde. Le manteau, profondément bouleversé sur une très large surface fut poussé sur tout le pourtour de l'impact. Cela créa tout autour de l'impact une onde de choc qui, telle une gigantesque vague de magma convergea aux antipodes du choc. Autrement dit, ces ondes de choc de tout le tour de l'impact qui partirent dans toutes les directions se rejoignirent en s'additionnant aux antipodes de l'impact Ces ondes de choc ajoutées et réunies en une seule, au même endroit, engendrèrent une telle vibration que la mince croûte terrestre sauta littéralement pour laisser le passage à une masse de magma équivalente à celle du planétoïde. Cette masse fut éjectée avec une telle force qu'elle se satellisa à 30 000 km autour de la Terre qui, du coup, entra en rotation sur elle-même à raison d'un tour en une douzaine d'heures environ !

 

 

 

(52 : Même processus que pour Mars. Cette fois, c'est le satellite éjecté qui ralentit le tourbillon éthérique terrestre afin que celui-ci puisse « accrocher » la Terre dans sa rotation d'ordre quotidien. Le tourbillon terrestre tournait déjà depuis le passage des fatidiques 120 millions de km.

 

 

 

 Et les intelligences planétaires et autres firent bien les choses car avec une rotation aussi rapide, la masse de magma se situa au-dessus de son orbite géosynchrone et ne retomba par conséquent pas sur la Terre. Elle refroidit en adoptant la forme sphérique qui sied à un corps de cette masse, et devint ainsi la seconde Lune qui allait tourner autour de la Terre pendant toute l'ère dite « archéenne », c'est-à-dire l'ère précédant l'ère primaire. Cette seconde Lune fut en fait la première à tourner autour de la Terre, car la première s'était intégrée dans la masse terrestre avant d'avoir pu y tourner autour. Cette proto-Lune intégrée dans la masse terrestre y apportait des informations venant d'une part de la planète avortée dont elle était issue en deux morceaux qui avaient fusionné comme on l'a vu, d'autre part de Mars car le plus gros des deux morceaux y avait tourné autour pendant les deux grandes civilisations martiennes. Maintenant, que se passait-il sur la Terre dotée à présent d'un gros satellite qui allait lui permettre d'avoir à la fois une orbite plus stable et une rotation d'ordre quotidien ?

 

Lorsque la seconde Lune fut expulsée, tous les matériaux éjectés ne se satellisèrent pas d'emblée en un seul bloc. Ceux sortis en dernier n'eurent pas une vitesse suffisante et retombèrent dans la haute atmosphère qui était en train de se former. En effet, l'énorme plaie béante qui mettait à nu l'intérieur du manteau terrestre allait engendrer un dégazage immédiat qui allait former une atmosphère. Il faut savoir que d'énormes quantités de gaz peuvent être contenues potentiellement dans toutes sortes de roches en fusion. Je rappelle que l'oxygène est l'élément le plus répandu sur la Terre (48 %) comme sur la Lune actuelle (plus de 41 %). Le gaz oxygène de l'atmosphère ne constitue qu'une infime partie de ces 48 %. Un observatoire astronomique installé sur la Lune (pas d'atmosphère = vision incroyablement plus nette) pourrait aisément extraire l'oxygène nécessaire aux astronomes à partir des roches lunaires. Il n'y a donc rien d'extraordinaire à ce qu'une planète fabrique une atmosphère, même très épaisse comme celle de Vénus (92 bars), à partir du moment où un phénomène cosmique quelconque met le manteau à nu, à une profondeur suffisante pour amorcer un dégazage qui s'auto-entretiendra ensuite par réaction en chaîne jusqu'à ce que la plaie soit solidifiée. Beaucoup d'éléments peuvent donc exister sous diverses formes, solides,liquides ou gazeuses selon la température et la pression. Ainsi, l'hydrogène gazeux devient liquide quand on le comprime suffisamment, puis solide quand il est comprimé sous des milliards de fois la pression atmosphérique (ce qui se produit à l'intérieur du Jupiter actuel, par exemple ; sur Terre, un minuscule morceau d'hydrogène métallique a été produit en le comprimant avec des enclumes en diamant). Si vous prenez une bouteille d'un gaz liquide quelconque sous pression, il vous suffit d'ouvrir le robinet pour que du gaz s'échappe en redevenant gazeux. A quelques centaines de kilomètres de profondeur sous Terre, la pression est énorme. Une mise à « l'air libre » des matériaux situés à cette profondeur engendre un dégazage immédiat, aussi varié qu'il puisse y avoir de roches en fusion susceptibles de dégazer de l'oxygène, de l'hydrogène, de l'azote, du gaz carbonique et sulfureux etc, bref, tout ce qu'il faut pour faire des atmosphères diverses et variées en composition. En ce qui concerne la pression, il me semble que la « plaie de dégazage » a besoin d'une pression d'autant plus forte pour cicatriser qu'elle est étendue. Un minuscule bouton, comme un volcan, peut se solidifier à la pression atmosphérique actuelle, mais une gigantesque plaie comme celle de la sortie de la seconde Lune ne peut arrêter de dégazer que lorsque la pression est montée à plusieurs dizaines voire centaines de bars : c'est l'ordre de grandeur nécessaire pour maintenir liquide un bon nombre des gaz les plus courants. Les atmosphères formées de cette façon-là sont donc très épaisses au début. Celle de Vénus, doit donc être très récente, vu sa pression (quatre-vingt seize fois celle de la Terre actuelle, chiffre revu tout récemment à la baisse -92 bars- parce que la pression a baissé depuis les années soixante-dix ou parce que les premières mesures des sondes Vénéra étaient imprécises ?). Quelque temps après la formation de la seconde Lune, celle de la Terre devait être du même ordre de grandeur, chargée en plus d'une énorme quantité de vapeur d'eau sous pression qui constitue la suite de l'histoire : l'océan primitif allait bientôt pleuvoir. En effet, alors que les poussières accumulées dans l'atmosphère en formation entretenaient une quasi obscurité à la surface, les molécules autoduplicatives survivantes allaient bientôt se retrouver sous l'eau. Le plus grand déluge de toute l'histoire terrestre commença. La vapeur d'eau sous pression se condensa et il plut pendant des siècles. Cette pluie entraîna au sol les poussières qui stagnaient dans l'épaisse atmosphère terrestre. Quand la pluie cessa, l'atmosphère s'était à la fois éclaircie et quelque peu dépressurisée bien qu'il restât tout de même plusieurs dizaines de bars de pression au sol. Un océan recouvrait toute la planète sauf en deux endroits opposés : là où la proto-Lune avait percuté la Terre, le centre dépassait légèrement du niveau de l'eau sur une petite surface circulaire. Et aux antipodes, la sortie de la seconde Lune avait formé quelques pics qui émergeaient de l'océan, dessinant un anneau très mince environné d'eau à l'intérieur comme à l'extérieur ; dessin inverse de la surface circulaire de l'autre hémisphère. Un peu comme le pôle Nord actuel -quelques îles au milieu de l'eau- est le dessin inverse du pôle Sud -continent massif émergeant franchement de l'eau-. Bon exemple de structures qui tendent à se reproduire sous des formes différentes car leurs mémoires sont restées dans l'univers supralumineux alors même qu'elles ont disparu.

 

Voilà donc nos molécules autoduplicatives qui vont pouvoir reprendre leur évolution au bord de l'eau, sur des rivages très limités en quantités, il est vrai. La Terre de cette époque était océan à 97 % tant ces surfaces émergées étaient petites. Mais cela suffisait pour un début où la vie devait d'abord être aquatique. Ces 3 % de terres émergées ne devaient servir qu'à assurer le passage de l'aurore de pierres à l'aube d'eau... légère, depuis Mars, depuis la supërnova en fait. La composition isotopique de beaucoup d'éléments avait changé à cette occasion. Je ne vais pas décrire les stades de l'évolution des formes vivantes qui ont assez bien été décrites par la science, malgré toutes les lacunes qui subsistent. Il existe d'excellents bouquins sur la question. Je vais plutôt m'attarder sur ce que vous ne trouverez pas dans les livres en question : les états de conscience de ces formes vivantes.

 

Quel genre de pensée passait à travers les premières molécules autoduplicatives, avant la collision, quand la jeune Terre montrait toujours la même face au Soleil ? L'ensemble de ces molécules constituait en fait une seule entité qui servit à hisser l'intelligence planétaire au-dessus du niveau non-duplicatif où elle se trouvait, dans les matériaux composant la Terre. En effet, cette dernière n'avait à l'époque ni tectonique des plaques ni dérive des continents et pour cause : il n'y avait aucun continent et la Terre était beaucoup plus statique que maintenant. Elle se contentait de refroidir. Chacune de ses molécules fut donc comme une cellule nerveuse de la jeune Terre, l'ensemble constituant son cerveau à travers lequel une intelligence cosmique pensait. Mais chaque molécule séparée ne pensait pas plus qu'un de nos neurones extrait du cerveau. Cette intelligence cosmique pensait au processus évolutionnaire qu'elle allait diriger et qui conduirait les dernières créatures terrestres, dans bien longtemps, à s'affranchir d'un mode de fonctionnement qui avait prévalu depuis les débuts de notre système solaire, hormis lors des stades de vie moléculaire-unicellulaire minéral/végétal, justement. Ce mode de fonctionnement est celui du prédateur qui mange le plus faible pour survivre (stade animal) et pour accroître son pouvoir et se gonfler d'orgueil en confondant personnalité «  zoo-sociale »  avec évolution (stade humain actuel). Comme ces molécules autoduplicatives étaient infiniment moins complexes que les neurones humains, il en fallait une pleine planète - au moins sur tout le tour de la zone crépusculaire- pour leur permettre de constituer un cerveau capable de manifester sur Terre la pensée de cette intelligence cosmique qui était en train de devenir lentement celle de la Terre. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, le niveau de réflexion de ce « cerveau minéral de 12 700 km de diamètre » était comparable à celui d'un humain actuel non spécialisé mais qui aurait à la fois une bonne culture générale et la perception consciente de son origine supralumineuse ainsi que la Connaissance des mystères relatifs à sa création et à son évolution. Et comme tout humain cherche rarement à vivre seul longtemps, cette intelligence cosmique chercha, avant de devenir totalement terrestre, à communiquer avec des « cerveaux » pensant à peu près sur la même fréquence que le sien, pour pouvoir se comprendre. L'ennui, c'est qu'il n'y a qu'un « cerveau » de ce type par système solaire puisqu'en ce qui concerne par exemple le nôtre, la vie précédente de notre intelligence en question était tout simplement Mars, et avant, Jupiter, et ainsi de suite. Quant à Vénus née récemment, c'était un corps en gestation (maintenant presque à terme), donc pris en charge par des intelligences extérieures : quand elles n'abritent plus la vie au sens où nous l'entendons, les planètes abandonnées par l'intelligence principale du Système Solaire se voient habitées par des intelligences secondaires qui prennent en charge les jeunes planètes en gestation qui n'ont pas encore abrité la vie. Ainsi actuellement, Vénus est encore prise en charge - plus pour très longtemps- par Uranus, alors que Mercure est pris en charge par Saturne. Mars, avant son entrée dans la zone de vie était pris en charge par Proserpine éclatée (Pluton-Charon, 1992 QB1.1993 FW, 1994 TG2, etc.). Quant à la Terre, elle venait de se libérer de la tutelle de l'intelligence neptunienne « post-vie », quand les premières molécules autoduplicatives apparurent sur les roches terrestres. Mais revenons au cerveau de notre jeune Terre, dont les « neurones » sont si peu complexes qu'il doit les étaler dans toute la zone crépusculaire de la planète pour arriver à penser à un niveau supérieur -mais pas énormément- au niveau humain actuellement possible. Ce « cerveau » étant le seul du même genre dans notre système solaire, va donc aller chercher plus loin une autre intelligence avec laquelle il pourra communiquer. Ce « plus loin » est forcément situé dans des systèmes solaires voisins qui n'ont, comme le nôtre, qu'une seule intelligence cosmique du même type chacun. Cette communication s'établira bien sûr par leurs parties supralumineuses, ce qui serait impossible autrement vu les énormes distances qui séparent les systèmes solaires. D'ailleurs, pendant leurs communications supralumineuses, ces intelligences avaient l'impression d'être les unes à côté des autres ; ce qui est logique dès que l'on sort de l'espace-temps infralumineux. Voilà donc l'intelligence principale de notre système solaire en train de devenir terrestre, en conversation avec une autre intelligence du même type d'un autre système solaire. Cette scène supralumineuse va se reproduire à des échelles de plus en plus petites, tout en devenant de plus en plus infralumineuse. C'est le résultat de ce processus évolutionnaire qui permet maintenant à deux humains actuels d'échanger des idées sur les mystères du monde ou la façon de faire là soupe. Le langage était en effet supralumineux (sans langues différentes) quand il n'existait pas (à nos oreilles). Il est devenu infralumineux pour pouvoir évoluer en sortant de sa perfection télépathique statique. Cette « infraluminisation » du langage est apparue avec la réduction de « l'unité de conscience autoréfléchie de base », à savoir le cerveau humain. En clair, l'intelligence cosmique qui pensait à travers son immense cerveau de 12 700 km va arriver, au terme de l'évolution terrestre, à s'exprimer à travers chaque cerveau humain. Et cela à peu près au même niveau ! L'intelligence cosmique devenue terrestre aura donc fait autant de « petits » qu'il y aura d'êtres humains parvenus à son niveau juste avant que la Terre sorte de la zone de vie.

 

Mais nous n'en sommes pas encore là. En effet, tout au long de l'histoire de la Terre, des formes de vie vont s'avérer insuffisantes pour exprimer la totalité de cette intelligence cosmique puis terrestre. Ne pouvant le faire toutes seules, elles vont le faire en groupe. J'y reviendrai quand nous arriverons au moment où des animaux pluricellulaires complexes auront peuplé la Terre. En attendant, la nécessité de la complexification de la vie est désormais très claire : en remplaçant chacune des molécules autoduplicatives par une connexion neuronale, vous logez la même intelligence dans un espace de 12 cm de côté (cerveau) que dans une planète de 12 000 km de diamètre. {Chacun de nos trente milliards de neurones établit des dizaines de milliers de connexions avec d'autres neurones ; faites le calcul...) Les secrets de l'intelligence terrestre, actuellement intelligence principale du Système Solaire, sont donc à la portée du cerveau humain actuel. A chacun d'utiliser cette possibilité ou au contraire de vivre dans sa sphère émotionnelle qui coupe la vision globale de tout le reste. J'y reviendrai pour expliquer les raisons d'être du règne animal quand celui-ci sera apparu sur Terre. Pour l'instant, la vie n'a donc plus qu'à se complexifier. Dans l'océan primitif tout neuf, les molécules autoduplicatives vont devenir des cellules simples, sans noyau. Ces cellules simples eurent une conscience identique, à elles toutes, à celle des molécules autoduplicatives devenues leurs ancêtres. Simplement, elles effectuèrent ce travail dans l'océan au lieu de le faire sur des surfaces minérales. L'ère archéenne avait donc bien commencé. Officiellement, de -4 à -0,6 milliards d'années, en fait undemimillion d'années tout au plus. Ce fut plus qu'il n'en fallait pour arriver aux premiers pluricellulaires qui s'épanouirent après, dès le début de l'ère primaire. Si je me trompe dans mes datations, ce serait plutôt en datant encore un peu trop long !

 

Pendant cette ère archéenne, la composition de l'atmosphère changea et sa pression s'abaissa un peu car la Terre s'éloigna un peu du Soleil en se stabilisant sur une orbite située vers 125 millions de Km du Soleil. Nos cellules simples durent modifier leur métabolisme pour s'adapter à un environnement qui changeait. Depuis la formation de l'atmosphère épaisse, la teneur en oxygène, d'abord nulle car ce gaz était réabsorbé au fur et à mesure par les roches, augmenta ensuite petit à petit. Des bactéries apprirent à s'en nourrir alors que d'autres le rejetaient comme un déchet de leur métabolisme : ce sont celles qui étaient devenues aptes à la photosynthèse : elles furent à l'origine des végétaux alors que les premières furent à l'origine des animaux. Dans ce remake de Jupiter et Mars, les unicellulaires qui apprirent à utiliser le poison que fut l'oxygène pour leurs ancêtres, furent à l'origine de créatures plus évoluées qui apparaîtraient bien plus tard.

 

Déjà à cette époque, des unicellulaires restèrent « bloqués » à ce stade et n'évoluèrent plus. Ils se spécialisèrent jusqu'à la perfection en contrepartie. Les archéobactéries actuelles sont dans ce cas, et elles se perpétuent sans évoluer depuis cette époque pour que les espèces qui les suivirent puissent poursuivre leur évolution. De ce point de vue, il n'y a pas de course à l'évolution. Je rappellerai simplement que toute forme de vie est acculée au choix suivant : soit l'évolution jamais parfaite, soit une perfection relative qui n'évolue plus, soit la destruction pure et simple en cas de « refus » d'une des deux premières voies. L'intelligence planétaire va donc se dédoubler dans ces deux grandes catégories d'unicellulaires. Dans celle qui sera à l'origine des végétaux, elle restera assez proche de l'état de conscience de départ car les végétaux exprimeront une grande perfection en restant beaux, purs émotionnellement (ils ne sont en général pas prédateurs comme les animaux et encore moins comme les humains), et par conséquent ne dégénérant qu'extrêmement lentement. Preuve en est que ce n'est qu'aux quelques grandes catastrophes majeures résultant de chutes de lune que le règne végétal muta fondamentalement. Alors que le règne animal muta aussi aux catastrophes de moindre importance (astéroïdes), donc beaucoup plus souvent. C'est pourquoi l'accès à la conscience autoréfléchie individuelle fut dès le départ fermé aux végétaux qui se virent assigner un autre rôle lors de cette séparation entre ces deux grandes catégories d'unicellulaires. A leurs débuts, les végétaux n'auront accès à la conscience planétaire que collectivement, quand leur part de cette intelligence planétaire se dédoublera dans leurs esprits groupes qui naîtront de celle-ci. A notre époque, les esprits groupes des végétaux ont fini par perdre la vision globale de l'intelligence terrestre ; parce que leurs évolutions longtemps bloquées ont fini par redémarrer depuis que les humains ont appris à les cultiver, les greffer, les tailler, les composter, les sélectionner, les cuisiner... et enfin à leur cloner un gène et à en faire muter un autre pour changer une couleur de fleur ou augmenter la taille d'une racine etc. Cette reprise évolutive que leurs esprits groupes ont acceptée, par induction provoquée par la proximité des humains qui s'en occupent, a permis de doter les végétaux d'une sensibilité presque émotionnelle qui leur sera bien utile lors du prochain saut évolutif planétaire.

 

Quant aux bactéries qui furent plus tard à l'origine des animaux, elles allaient rapidement plafonner dès que leur complexification allait les mener vers des espèces à noyaux aussi élaborées que les actuelles. J'ai déjà expliqué sur Jupiter, pourquoi le passage des unicellulaires (nos deux grandes catégories de bactéries) aux pluricellulaires, autant animaux que végétaux, était indispensable à la poursuite de l'évolution. Ce passage constitue un saut évolutif majeur. Sur la Terre où ce passage est encore un remake de Jupiter et de Mars, il ne pourra pas plus se faire progressivement qu'il ne s'est effectué sur les deux planètes précédentes. Un exemple simple fait très bien comprendre que certains changements majeurs ne peuvent pas se faire progressivement, même quand le changement a été longuement préparé : l'homologation finale est, elle, brutale.

 

Quand l'eau monte en température dans une casserole posée sur une source de chaleur, des petites bulles apparaissent au fond dès 88°, et certaines montent à la surface, mais l'ébullition proprement dite n'est pas déclenchée. Ces micro-ébullitions locales sont les précurseurs du changement d'état de l'eau qui s'annonce. Même 1° avant l'ébullition, ces petites bulles se font plus remuantes et plus nombreuses, mais le phénomène est encore loin d'être effectif. Enfin, quand la température critique est atteinte, tout le volume de la casserole se met à bouillonner d'un seul coup, même si la montée en température s'est faite très lentement. Cette montée en température est le pôle progressif du phénomène, et la température critique à laquelle se déclenche d'un seul coup l'ébullition est « l'homologation brutale » de ce qui avait longuement été préparé avant. Même chose quand on fait du beurre en secouant un bocal à demi-plein de vieille crème : pendant cinq à trente minutes, rien ne se passe, puis soudain, le beurre prend d'un seul coup ou presque : quelques secondes.

 

Il en fut de même pour tous les sauts évolutifs, comme celui qui fit émerger l’infralumineux du supralumineux (Big-Bang), puis celui qui permit le passage des particules aux atomes, puis des atomes aux molécules, puis des molécules aux: macromolécules autoduplicatives, puis de ces dernières aux cellules simples sans noyau, suivi de celui de ces cellules simples aux cellules complexes avec noyau, pour en arriver à celui qui nous préoccupe en ce moment. A chaque saut, un choc a été nécessaire pour déclencher le passage, alors même qu'il avait été longuement préparé avant. Explosions d'étoiles ou collisions d'astres, tout a été utilisé par la nature dans ce but. Alors cette fois-ci, pour le passage des unicellulaires aux pluricellulaires terrestres, quel allait être le choc qui allait servir d'interrupteur ? C'est la seconde Lune qui tournait autour de la Terre depuis le début de l'ère archéenne. Elle avait commencé sa rotation à 30 000 km de la Terre, c'est-à-dire douze fois plus proche que la Lune actuelle. Mais comme la Terre était entrée eh rotation rapide au moment de la formation de cette Lune, elle tournait, malgré sa proximité, au-delà de son orbite géosynchrone puisque la Terre faisait un tour sur elle-même en une douzaine d'heures. Et du fait de cette proximité de la Lune, la Terre ralentit assez vite cette rotation. Vers la fin de l'ère archéenne, elle avait tellement ralenti (un tour en vingt heures), que du coup, la seconde Lune se trouva plus proche de la Terre que son orbite géosynchrone. Par conséquent, elle commença à se rapprocher de la Terre à chaque tour pour finalement, quelques centaines de milliers d'années plus tard, entrer en collision avec elle. Ce cataclysme aussi important que celui qui avait donné naissance à cette seconde Lune, allait marquer la fin de l'ère archéenne et le début de l'ère primaire. Toute la surface de la Terre allait être remodelée, les pluricellulaires allaient apparaître à grande échelle alors qu'ils n'étaient que quelques rares précurseurs avant. C'est cette histoire de l'ère primaire, délimitée par deux cataclysmes majeurs, qui nous occupera au prochain chapitre.