Si vous avez cliqué sur cette page, c’est peut-être que vous avez lu le livre «Mondes en Collisions» d’Immanuel Velikovsky, ou que vous en avez au moins entendu parler par un autre moyen. Je ne vais donc pas le représenter ici, ni vous résumer son oeuvre, je suppose que vous êtes déjà informés.
Par contre, dans cet article, je vais passer son livre «Mondes en Collisions» au tamis de la mémoire de la nature. Qu’en dit-elle? dans quels passages l’auteur a-t-il été vraiment inspiré et a donc vu lui aussi dans la mémoire de la nature sans le savoir, dans quels autres passages s’est-il laissé piéger par un égrégore sorti tout droit de l’inconscient collectif?
J’ai lu ce livre en 2020, alors qu’on aurait pu croire que je l’avais lu bien avant vu ce que j’ai écris depuis 1988. Et c’est mieux ainsi, je n’ai pas été influencé à cette époque, puisant innocement à la source.
J’ai extrait les vrais inspirations du reste, et vais présenter cet article en 2 pôles: les passages des inspirations et ceux des allégeances à divers égrégores; pôle positif et négatif, points forts et points faibles, plusieurs noms pourraient convenir.

Le premier mérite de son livre (sorti en 1950) est d’avoir démoli le mythe de l’immuabilité sécurisante de notre système solaire, qui a été enseigné pendant tout le 20ème siècle et jusqu’à maintenant à part quelques détails insignifiants. Il y raconte comment la Terre a subit plusieurs cataclysmes dans l’Antiquité, cataclysmes qui ont en 3 étapes allongé la durée de l’année, ce qui signifie que ces cataclysmes ont éloigné un peu la Terre du Soleil; puisque d'après des calendriers historiques cités, l’année est passée de 354 à 360 puis à 365 jours en moins de 2000 ans.
Selon lui, l’année d’avant 1600 avant JC durait 354/355 jours, date approximative à partir de laquelle elle est passée à 360 jours. Puis en 747 avant J.C, nouvelle catastrophe cosmique éloignant encore un peu la Terre du Soleil et amenant la durée de l’année aux 365 jours 1/4 actuels.
Pour ce point, même si ses dates sont sujettes à discussion puisque j'en avais proposé d'autres, c’est exactement ce que j’avais vu dans la mémoire de la nature et que j’avais écris en 1993 dans le chapitre 26 de mon second livre ‘les Mystères des Systèmes du Monde» sorti en mai 1997. (pages 192/193 de l’édition papier pour mes anciens lecteurs, chapitre également en ligne gratuitement sur ce site -accès dans le menu en haut de pages-).
Là ou nos écrits commencent à diverger, c’est sur la nature de ces catastrophes cosmiques, que je détaille d’ailleurs largement dans mon livre de 1997 en ligne gratuite depuis 2013. Dans ce livre, ce sont des astéroïdes de différentes grosseurs et zones d’impacts, ce qui permet à la nature de «doser» le degré de catastrophe donc de mutations et nouveautés évolutionnaires pour les survivants, et de façons différentes selon les continents. Mais en 1950, seule la première ceinture d’astéroïdes située entre Mars et Jupiter était connue, et l’impact de quelques-uns d’entre-eux sur la Terre était exclu à l’époque. Quand à la ceinture de Kuiper «intuitivée» en 1951 par l’astronome Gérard Kuiper, elle n’a commencée à être découverte qu’en 1992, et en 2021, elle comptait 1452 gros astéroïdes nommés, dont certains étaient aussi gros que la planète Pluton qui a été du coup «déclassifiée planète» pour être ramenée à un corps céleste faisant partie de la ceinture de Kuiper, parmi les autres, (coup dur pour les astrologues, ils n’auraient pas du se précipiter). Tout ça pour dire que Vélikovsky a fait avec les connaissances de son temps pour expliquer les catastrophes cosmiques qu’il avait entrevues par ailleurs.


Donc d’après lui, ce sont Vénus et Mars qui sont tour à tour passées très près de la Terre jusqu’à la frôler, obscurcissant l’atmosphère au point de faire mourrir de faim et de froid les 9/10èmes de l’humanité…, et comme le remous d’un bateau qui secoue et fait dévier le nageur trop proche, le frôlement de Vénus 2 fois puis de Mars par «effet rebond» aurait fait dévier la Terre qui se serait éloignée du Soleil comme l’évolution de la durée de l’année sur les calendriers en atteste. Pour expliquer comment Vénus avait frôlé la Terre, il l’a fait sortir de Jupiter pour aller rejoindre son emplacement actuel, en passant par l’orbite terrestre située sur le trajet. Autant dire que l’astronomie officielle est partie au mieux d’un grand éclat de rire, et au pire d’envies de mettre Vélikovsky sur un bûcher… Néanmoins, comme Vélikovsky avait des diplômes universitaires et qu’à l’époque, ce genre de théories étaient acceptées aux USA au nom de la liberté d’expression, il pu faire longtemps des conférences et mourrir tard de sa belle mort.


Autre point positif découlant de son récit: si en moins de 4000 ans, l’année à pu augmenter de 10 jours suite à plusieurs frôlements de Vénus et un de Mars, puis mise en place sur les orbites actuelles, et bien cela sous-entend qu’il peut se passer beaucoup d’évènements cosmiques en peu de temps: voilà qui démolit un autre mythe, celui des datations ultra-longues en ce qui concerne au moins notre système solaire. Entre les milliards d'années brassés sans logique ni discernement et les 6000 ans des évangélistes et autres messianistes, la vérité se situe entre ces 2 extrêmes. J'ai longuement traité ce sujet des datations dans mes 2 derniers livres, je n'en dirais pas plus ici.


Pour son récit, Vélikovsky s’est basé sur des écrits anciens pour dénicher les preuves de ces catastrophes cosmiques, et elles y sont effectivement puisqu’elles ont bien eu lieu. En tête, la Bible, suivie plus loin par des livres sacrés orientaux et marginalement par des légendes de tous les continents.
Ce qui est frappant quand on lit ces citations dans son livre, c’est que malgré une situation catastrophique mettant la vie humaine et animale en péril, les gens de l’époque continuent de vivre leurs histoires comme si de rien n’était. Rivalités, guerres, anecdotes en tous genres comme la Bible en est truffée. Ce détail montre que la bible a été écrite puis réécrite longtemps après les cataclysmes, à une époque ou la vie normale avait repris son cours. Il y a une superposition de 2 situations dans tous ces écrits: d’une part une situation de survie apocalyptique sous un ciel oranger/noir très sombre et permanent sans soleil pendant des mois voire années, d’autre part une vie normale où tout se passe sans qu’il y ait de problèmes pour boire et manger. Il faut connaitre l’histoire de la Bible pour comprendre cette situation, histoire que Céline Renooz a en partie décryptée; je lui consacrerais un prochain article. En attendant, pour ne pas trop perdre le fil, je résume: le début de la Bible (Genèse) est issu du Sépher, écrit il y a 4000 ans par une reine Myriam (dite "Marie l'Egyptienne" ou "la Déesse Hathor") masculinisée en Moïse. Bible modifiée et augmentée ensuite par les patriarqueux pédocrim au fur et à mesure que l’humanité matriarcale était massacrée, jusqu’à la réécriture définitive au 4ème siècle de notre ère.     Donc la Bible est un égrégore, ce n’est pas la mémoire de la nature, et c’est là que la principale source de Vélikovsky est prise en défaut.


Avant la suite, je voudrais signaler un autre point positif même si son exemple est faux: qu’un astre peut sortir d’un autre astre beaucoup plus gros; Vénus sorti de Jupiter dans son cas. Dommage, la base est juste mais l’exemple est faux; pareil pour Mars passant près de la Terre en 747 avant JC…si c’était vrai, il y aurait eu des traces isotopiques de l’atmosphère terrestre dans celle de Mars, or les analyses montrent qu’elles sont fondamentalement différentes. Quelque chose a bien frôlé et même percuté la Terre à cette date, mais ce n'était pas Mars. Voilà ce qui arrive quand on «voit» quelque chose mais qu’ensuite, on brode autour en fonction de ses égrégores personnels issus de ceux de ses ancêtres.


Voilà qui nous ramène aux égrégores de l’auteur, justement, et en fait, à l’égrégore biblique dont il s’est largement inspiré pour étayer son idée de départ. Ce qui étonne, c’est que la catastrophe cosmique est sélective, qu’elle décime toute l’humanité, sauf un certain peuple biblique, exemple:
«l’armée assyrienne de 170000 hommes qui a été grillée par le feu du ciel jusqu’au dernier homme lors d’un de ces passages de Vénus, mais ses adversaires juifs distants de quelques centaines de Km ont miraculeusement été épargnés» Et il y a plusieurs autres exemples avec cette même sélection. Ce qui permet de voir qui a écrit et réécrit la Bible! Cela n’a plus rien d’astronomique ni d’évolutionnaire, et on est en plein dans l’égrégore puisqu'une histoire écrite et réécrite par les vainqueurs ne correspond pas à ce qu'il s'est passé en réalité.
Le choix de ces sources discrédite le travail de Vélikovsky qui avait quand même eu le mérite de bousculer les certitudes de la stabilité sécurisante de l’astronomie moderne.

Une fois de plus pour voir clair, il faut être «diariste», c’est à dire un observateur extérieur soi-conscient doué de sens moral et libéré de tous liens à des égrégores; qualités innaccessibles à l'intelligence artificielle puisque tous ceux qui la font sont sous un égrégore ou un autre, mais pas que, il y a encore autre chose). C’est le sens de la connaissance initiatique originelle qui a disparu de l’époque actuelle…qui par conséquent est proche de sa fin…créatrice d’un après? Une autre histoire qui s’écrit en ce moment. Je note que de plus en plus d’astéroïdes frôlent la Terre, par exemple 2023DZ2 de 60m de diamètre passé entre la Terre et la Lune, à 175000Km de la Terre exactement, ce 25 mars 2023. Notre évolution dirige leurs orbites et trajectoires. A suivre.


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